• [^] # Re: ...

    Posté par . En réponse au journal Anne McCaffrey bronsonisée. Évalué à 5.

    Si, mais s'ils ont des portails dimensionnels, ils envoients leurs armées direct dans le gouffre d'elm et dans minas tirith et la guerre est finie en 2 jours.

    Question caravanes, dans le seigneur des anneaux, même si on peut imaginer qu'ils pillent sur la route, il n'y a même pas de sources de bouffes en mordor. Ca ne me gènerait pas plus que ça s'il n'y avait pas en permanence des références à l'appétit des orcs et des gobelins.
    C'est pour ça que de nos jours, les envahissements de morts vivants ou d'extra terrestre insectoides ou pan dimensionnels sont à la mode, pas besoin de cohérence, ça passe tout seul.

    Dans le trone de fer, en contre exemple, il y a tout un passage du bouquin qui est consacré à l'effet de l'effort de guerre sur une population, l'usage de la politique de la terre brulée et les fuites de population. C'est parce que l'auteur s'est servi de la guerre civile anglaise comme base pour son roman, et ça marche il y a une cohérence formidable de ce point de vue là.
    Et c'est pas la question que les chiffres entre le nombre de paysans et le nombre de chevaliers soient réalistes, c'est la question que merde, si mon héros est en train de traverser à pied un monde médiéval, il devrait quand même rencontrer des paysans de temps en temps et pas que des trolls et des bombadills! C'est quoi cet ostracisme anti paysan?

    Dans le seigneur des anneaux, j'aime bien sa magie, qui est basée sur le verbe et s'inscrit dans sa cosmogonie, gandalf étant plus un wise qu'un wizard, par exemple. Mais le coté unidimensionnel des personnages me lasse vite. Dans bilbo, ça me réjouit parce que le livre ne se prend pas au sérieux et ne tente pas de m'expliquer le Monde.
    Dans le SdA, le Monde m'ennuit parce qu'il tourne autour de la guerre, des valeurs de la guerre, d'un langage obscur, d'une théosophie simpliste et manichéenne, qu'il n'y a pratiquement pas de femme, pas du tout de sexualité et que la seule joie de ce bouquin semble être la bière.
    On dirait un bouquin écrit pas un universitaire célibataire mysogine misanthrope raciste traumatisé par la seconde guerre mondiale. Sauf que tolkien n'était pas célibataire, juste anglais.

    Par rapport à la niouze sur le humble bundle et le jeu darwinia, c'est exactement ce que je voulais dire, il y a une cohérence entre le style graphique, l'histoire et le gameplay. Chaque partie reste dans des dimensions modestes, mais l'ensemble est énorme.

    A comparer avec certaines des mégaproductions actuelles, où tout est dans la surenchère d'effets. On va te montrer des enfants mourir dans une cinématique, tu vas faire des actions commandos, piloter des hélicoptères, sauver le monde, ça pète, le gameplay est ENORME l'histoire est ENORME mla production est ENORME C'EST ENORME et ca te le dit en grosse lettres avec pleins de points d'exclamations visuelles alors tu as plutôt intérêt à le croire parce que même le budget est énorme et si tu le crois pas on va faire faillite et ton pays aussi et ce sera la fin du monde sous la botte du terrorisme internationaaaaaallll !!!!!! ! !!! !
    Alors qu'en fait, le gameplay est un couloir invisible où tu n'as aucun choix; ça tombe bien les motivations de ton personnage sont inexistantes et ses possibilités de ne pas faire ce qu'il doit pas plus existantes; et au final, le scénario tient tellement peu la route que c'est ceux qui n'en tiennent pas compte qui profitent le plus du jeu ramené à un exercice physique d'apprentissage puis de répétition de gestes qui seraient spectaculaires s'ils étaient effectués par des primates.
    Ce qu'ils sont, en fait, et c'est bien ce rappel qui est affligeant.

    Bref, j'aime bien la cohérence, mais je comprends parfaitement que ce ne soit pas le cas de tout le monde.