De toute manière, cet article ne traite que de la face apparente de l'iceberg, et se destine à faire mousser le publique. Le terme pirate est bien mal choisi, on aurrait pu tout aussi bien utiliser "saboteur".
Essayons d'aller plus en profondeur, en parlant simplement d'informatique sans evoquer les motivations de ces actes [..]
J'avais lu que 80% des actes de piratage se passaient au sein de l'entreprise. C'est je pense crédible, quand on voit le nombre de licences transgréssées, les mots de passe volés au dessus de l'épaule des admins/utilisateurs ou placé sur des post it, les trojans, la vente sous le manteau de document interne de l'entreprise, la destruction de document par des ex-employés licenciés etc ...
Le piratage est une pratique bien plus courante que ne le laisse supposer l'article. D'autant plus courante, qu'elle ne s'impose pas à la conscience du grand publique (un peu comme quand on jette un papier à terre, et qu'on se dit en même temps que l'endroit est sale).
Un grand nombre des actes de piratage sont commis par des personnes qui n'ont que peu de connaissances techniques.
Le partage/transfert de compétences se fait donc de façon pyramidale (et non de connaissances).
Il y a des personnes qualifiées qui créent des outils, et des personnes non qualifiées qui les détournent/exploitent.
A l'intérieur de cette forme d'organisation, il faut aller à la source pour avoir la connaissance (ce qui est moins interressant que la mise en pratique pour la majeur partie des pirates qui veulent arriver à leur fin sans effort mental).
L'exemple du piratage de la carte à puce semble judicieux. La première personne à exploiter la faille avait un degré de connaissance/compétence élevé. Petit à petit le niveau de compétence a été transféré à l'utilisateur finale via le programme.
Maintenant, n'importe qui peut sans connaissance exploiter la faille. Dans cet exemple, qui doit on incriminer ? Celui qui a découvert la méthode, ceux qui l'exploitent, ceux qui n'ont pas corrigés les problêmes de sécurité?
Prenons un autre exemple, celui des mp3/divx. Combien dans ceux qui piratent des cd/films (oeuvres d'auteur) à l'aide de ces technologies en connaissent les algorythmes ?
Qui doit on incriminer ? Celui qui a découvert la méthode, ceux qui l'exploitent, ceux qui n'ont pas corrigés les problêmes de sécurité?
Je pense qu'il ne faut pas magnificer la connaissance des pirates, ni la culture du piratage, et qu'il faut faire evoluer les loies, la culture d'entreprise, et celle des utilisateurs, là ou elles convergent.
J'ai un exemple: Je n'apprécie pas particulièrement Aol (logiciel proprio etc...), cependant il y a quelque chose qui m'a séduit cette semaine dans leur produit. Il fournissait aux utilisateurs, des morceaux de musique en stream.
Je trouve cette approche intérressante, et je pense (sans recul) qu'elle mériterait d'être développé: les utilisateurs en s'acquittant de leur forfait internet doivent pouvoir disposer d'une librairie de musique à écouter quand ils le souhaitent(sans surfacturation, ni paiement à l'unité - le fai s'acquittant des droits de sacem).
Les fournisseurs d'accès internet gagnent indirectement plus d'argent que quiconque sur le téléchargement des mp3/divx. Il est donc normal qu'ils integrent dans le cout de leur forfait, les droits d'auteur sans que cela se répercute sur le prix/facture de l'utilisateur.
L'utilisateur est libre de choisir un fournisseur qui propose des librairies ou non [..]
Il s'agit de permettre aux utilisateurs qui le désirent, de jouir de contenus multimédia légalement, en s'acquittant des droits d'auteur de façon transparente, sans pour autant les penaliser/taxer à un cout par unité/octet(ce qui les inciterait à pirater).
Dans ce cadre, l'intérêt des utilisateurs, et celui des entreprises convergent.
Dans un autre cas, on ne peut pas par exemple, continuer à accepter que le piratage désigne le fait d'étudier le fonctionnement d'un programme, ou simplement de le copier, et de le distribuer librement à quelqu'un d'autre.
Si le publique adopte ces idées comme us-coutume, ou se conforte dedans, il assimilera de facto le logiciel libre à du piratage, et Linux se trouvera un beau jour, lui aussi au milieu des jeux du cirque.
[^] # Les jeux du cirque ...
Posté par Code34 . En réponse à la dépêche Le coté sombre des Pirates. Évalué à 5.
Essayons d'aller plus en profondeur, en parlant simplement d'informatique sans evoquer les motivations de ces actes [..]
J'avais lu que 80% des actes de piratage se passaient au sein de l'entreprise. C'est je pense crédible, quand on voit le nombre de licences transgréssées, les mots de passe volés au dessus de l'épaule des admins/utilisateurs ou placé sur des post it, les trojans, la vente sous le manteau de document interne de l'entreprise, la destruction de document par des ex-employés licenciés etc ...
Le piratage est une pratique bien plus courante que ne le laisse supposer l'article. D'autant plus courante, qu'elle ne s'impose pas à la conscience du grand publique (un peu comme quand on jette un papier à terre, et qu'on se dit en même temps que l'endroit est sale).
Un grand nombre des actes de piratage sont commis par des personnes qui n'ont que peu de connaissances techniques.
Le partage/transfert de compétences se fait donc de façon pyramidale (et non de connaissances).
Il y a des personnes qualifiées qui créent des outils, et des personnes non qualifiées qui les détournent/exploitent.
A l'intérieur de cette forme d'organisation, il faut aller à la source pour avoir la connaissance (ce qui est moins interressant que la mise en pratique pour la majeur partie des pirates qui veulent arriver à leur fin sans effort mental).
L'exemple du piratage de la carte à puce semble judicieux. La première personne à exploiter la faille avait un degré de connaissance/compétence élevé. Petit à petit le niveau de compétence a été transféré à l'utilisateur finale via le programme.
Maintenant, n'importe qui peut sans connaissance exploiter la faille. Dans cet exemple, qui doit on incriminer ? Celui qui a découvert la méthode, ceux qui l'exploitent, ceux qui n'ont pas corrigés les problêmes de sécurité?
Prenons un autre exemple, celui des mp3/divx. Combien dans ceux qui piratent des cd/films (oeuvres d'auteur) à l'aide de ces technologies en connaissent les algorythmes ?
Qui doit on incriminer ? Celui qui a découvert la méthode, ceux qui l'exploitent, ceux qui n'ont pas corrigés les problêmes de sécurité?
Je pense qu'il ne faut pas magnificer la connaissance des pirates, ni la culture du piratage, et qu'il faut faire evoluer les loies, la culture d'entreprise, et celle des utilisateurs, là ou elles convergent.
J'ai un exemple: Je n'apprécie pas particulièrement Aol (logiciel proprio etc...), cependant il y a quelque chose qui m'a séduit cette semaine dans leur produit. Il fournissait aux utilisateurs, des morceaux de musique en stream.
Je trouve cette approche intérressante, et je pense (sans recul) qu'elle mériterait d'être développé: les utilisateurs en s'acquittant de leur forfait internet doivent pouvoir disposer d'une librairie de musique à écouter quand ils le souhaitent(sans surfacturation, ni paiement à l'unité - le fai s'acquittant des droits de sacem).
Les fournisseurs d'accès internet gagnent indirectement plus d'argent que quiconque sur le téléchargement des mp3/divx. Il est donc normal qu'ils integrent dans le cout de leur forfait, les droits d'auteur sans que cela se répercute sur le prix/facture de l'utilisateur.
L'utilisateur est libre de choisir un fournisseur qui propose des librairies ou non [..]
Il s'agit de permettre aux utilisateurs qui le désirent, de jouir de contenus multimédia légalement, en s'acquittant des droits d'auteur de façon transparente, sans pour autant les penaliser/taxer à un cout par unité/octet(ce qui les inciterait à pirater).
Dans ce cadre, l'intérêt des utilisateurs, et celui des entreprises convergent.
Dans un autre cas, on ne peut pas par exemple, continuer à accepter que le piratage désigne le fait d'étudier le fonctionnement d'un programme, ou simplement de le copier, et de le distribuer librement à quelqu'un d'autre.
Si le publique adopte ces idées comme us-coutume, ou se conforte dedans, il assimilera de facto le logiciel libre à du piratage, et Linux se trouvera un beau jour, lui aussi au milieu des jeux du cirque.
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Code34