• [^] # Re: N'importe quoi n'importe où

    Posté par . En réponse à la dépêche APT vs. RPM: Aucun des deux. Évalué à -2.

    Ouais, je crois bien que j'aime de moins en moins, sachant que j'ai jamais vraiment aimé. Pas de problème de compréhension là-dessous, ni d'inconvénients intrinsèques du principe de séparation par modalité. Le problème, c'est que c'est du blabla théorique. En pratique, on se retrouve avec un peu de tout (ah mais attention, dans un sous-répertoire bin - ou Bean ? - sérieux sérieux !) un peu partout. En attendant la prochaine version (attention attention, proprement recompilée à la main, comme la précédente) où ce qui était dans /dev/src/doc se retrouvera dans /etc/usr/lib (je caricature, évidemment. Un exemple réel : <machin>-config en version 0.9 dans /usr/bin et <machin>-config V 1.0 dans /usr/local/bin, des heures d'amusement assurées !)... Or donc, ce que je vois en ce moment, c'est des Unix qui giclent des systèmes de production, parce qu'ils sont ingérables sur le moyen/long terme. L'installation de bibliothèques ou de programmes est infiniment plus complexe que sous Windows ou MacOS, et faut une furieuse dose de mauvaise foi pour dire le contraire (ou alors très peu d'expérience). Là où ça devient carrément calamiteux, c'est que c'est vrai aussi vis-à-vis de MacOS X, qui lui est de l'Unix. Bon, allez, d'accord, j'admets que le plus simple, la killer app, c'est encore de télécharger les sources, de les débugguer, de récupérer les patches, de débugguer les patches, de configurer le .configure, de recréer le make, de recompiler dans l'ordre le compilateur, le débuggueur (merde, j'l'avais oublié), les bibliothèques, le programme, d'écrire la doc, de la traduire en 18 langues et de ne pas oublier le message d'insulte au journaliste qu'a rien compris, de vérifier les dépendances, d'écrire le script de création du paquetage (pas oublier de le déboguer, hein), de le créer et de l'installer. Aaah. J'ai mis trois jours à faire ce que mon collègue sous Windaube a fait en trois minutes, mais qu'est-ce que je suis puissant... Pour dire ça, je me base sur mon observation depuis 5 ans de la maintenance d'un parc de 1600 machines, sous une dizaine d'OS en moyenne. Le constat est clair : Linux doit être strictement réservé à des unixiens expérimentés. C'est probablement cette habitude, consistant à nier les problèmes qui se posent, le plus gros boulet d'Unix.