En effet, 95% des bogues et plantages que je subis ne sont pas dus au noyau mais à l'espace utilisateur, qui n'a pas de raison d'être meilleur sous MINIX que sous Linux.
Il arrive que des noyaux Linux aient des bogues assez graves à leur sortie, parce que le rythme de développement est très rapide, et donc les tests pas assez poussés, mais, si on décide de n'utiliser que des noyaux avec support à long terme comme la 2.6.16, 2.6.27 ou 2.6.32, on ne rencontre plus vraiment de bogues non matériels, au prix d'un support matériel un peu en retard, mais qui a de toute façon 15 ans d'avance sur MINIX.
En plus, les micro-noyaux ne corrigent pas les bogues magiquement. Par exemple, un des bogues les plus graves de la Linux 3.1 est un problème de gestion des disques de secours dans le RAID software, qui serait toujours présent si Linux était un micro-noyau.
Un autre bogue de deadlock dans XFS sur les mono-coeurs dans la 2.6.30, dont j'avais fait les frais à l'époque, serait aussi présent (en fait, pas sous MINIX puisqu'il ne gère que les systèmes mono-coeurs de toute façon).
L'unique "bénéfice" de stabilité d'un micro-noyau est qu'un pilote qui crashe, plutôt que de faire un Kernel Panic, redémarre, en priant pour que ça ne bousille pas encore plus le système. D'ailleurs, plus le système est complexe, et les interactions entre modules complexes, plus le redémarrage d'un module est dangereux pour la fiabilité du système entier.
Exemple: Si X.org plante, on pourrait imaginer qu'il puisse redémarrer et que les applications graphiques puissent être récupérées. Si on rajoute les extensions GLX, ça devient plus dur.
[^] # Re: Fiabilité
Posté par NanoTech . En réponse à la dépêche Entretien avec Andrew Tanenbaum à propos de MINIX. Évalué à 2.
En effet, 95% des bogues et plantages que je subis ne sont pas dus au noyau mais à l'espace utilisateur, qui n'a pas de raison d'être meilleur sous MINIX que sous Linux.
Il arrive que des noyaux Linux aient des bogues assez graves à leur sortie, parce que le rythme de développement est très rapide, et donc les tests pas assez poussés, mais, si on décide de n'utiliser que des noyaux avec support à long terme comme la 2.6.16, 2.6.27 ou 2.6.32, on ne rencontre plus vraiment de bogues non matériels, au prix d'un support matériel un peu en retard, mais qui a de toute façon 15 ans d'avance sur MINIX.
En plus, les micro-noyaux ne corrigent pas les bogues magiquement. Par exemple, un des bogues les plus graves de la Linux 3.1 est un problème de gestion des disques de secours dans le RAID software, qui serait toujours présent si Linux était un micro-noyau.
Un autre bogue de deadlock dans XFS sur les mono-coeurs dans la 2.6.30, dont j'avais fait les frais à l'époque, serait aussi présent (en fait, pas sous MINIX puisqu'il ne gère que les systèmes mono-coeurs de toute façon).
L'unique "bénéfice" de stabilité d'un micro-noyau est qu'un pilote qui crashe, plutôt que de faire un Kernel Panic, redémarre, en priant pour que ça ne bousille pas encore plus le système. D'ailleurs, plus le système est complexe, et les interactions entre modules complexes, plus le redémarrage d'un module est dangereux pour la fiabilité du système entier.
Exemple: Si X.org plante, on pourrait imaginer qu'il puisse redémarrer et que les applications graphiques puissent être récupérées. Si on rajoute les extensions GLX, ça devient plus dur.