• [^] # Re: Nicolas, président, Nicolas, président...

    Posté par . En réponse au journal Hacker le développement des entreprises. Évalué à 0.

    C'est cela. On fait des contrôles avant. Il y a des procédures qui ont été mises en place il y a des années pour j'imagine de bonnes raisons (du moins à l'époque). Mais maintenant, on impose de faire mieux, pour la modernité, pour l'amélioration du service, pour faire des économies. Alors au lieu de demander aux agents de terrain ce qui pourrait les aider à faire mieux, on leur impose des choses parfois stupides. "Yaka faire comme ça ! c'est simple". Sauf qu'on a pensé qu'à la moitié des choses. Alors on supprime les contrôles d'avant et on se dit "on les fera après". Mais sans donner de moyens. Donc on ne peut pas les faire.

    Exemple en ce moment où je travaille : on veut faire des économies. On supprime du budget pour la pédagogie (dans le budget pour payer les profs). Réponses des enseignants : vous en enlevez trop, on ne va plus pouvoir faire toutes les heures de cours que l'on doit faire (les enseignants ne vont pas faire cours gratuitement et ils ont raisons). Réponse de la hiérarchie : ne faites pas les cours. Qui en pâtissent ? les élèves. Qui n'assument pas ? le haut de l'échelle.

    Ce que je ne comprends pas dans ton raisonnement, c'est que les controles, il y a moyen de les faire avant. Mais bizarrement, si on déplace ces controles après , pouf, les mêmes moyens utilisés avant disparaissent d'un coup ?

    Parce que ceux qui faisaient les contrôles avant, on leur donne autre chose à faire. Ou on les déplace de service. Et ceux qui sont censé faire les contrôles après, ce sont d'autres personnes qui ne sont pas assez nombreuses (et qui sont également déplacer dans d'autres services).

    Conclusion : je ne suis pas contre les changements, au contraire, il y a beaucoup de choses à améliorer et il y en aura toujours. Par contre, les yakafautquon, c'est facile quand on n'assume pas derrière. Les changements se font dans la concertation en demandant aux intéressés ce que ça impliquerait de changer. Pour corriger les effets de bord. Et valider que l'idée n'est pas contre-productive.