Posté par JGO .
En réponse au journal Don de soi.
Évalué à 7.
Après on pourrait procéder autrement, faire plus de dépistage et autres choses pour le permettre. Mais je odute que cette question ait été prise à la légère.
1) Ils ne posent pas la question « Recourrez-vous aux services de prostituées », alors que le taux de contamination dans la population prostituée est très élevé (10-30% selon les pays).
2) La croissance du nombre de cas d'infections au VIH en France est aussi en bonne partie le fait de migrants ayant contracté l'infection dans un pays d'Afrique subsaharienne avant leur arrivée en France. P.ex. 30 % de la population adulte du Botswana serait contaminée. (Lire Économie du Botswana ou Incidence économique du sida en Afrique subsaharienne.) Pourtant on ne refuse pas péremptoirement le don du sang selon la couleur de la peau (heureusement hein). L'entretien avec un médecin suffit à déterminer qu'un donneur qui a passé une grande partie de sa vie dans un pays à risque soit refusé.
3) Chaque don du sang est justement associé à un dépistage du VIH (de type ELISA), ce qui limite les cas non détectés aux personnes ayant contracté l'infection dans les semaines ayant précédé le don. Or justement, ils refusent les dons de personnes déclarant lors de l'entretien avoir de nouveaux partenaires dans les derniers mois. Ce qui en principe élimine le risque, sauf à supposer que les donneurs de sang mentent sur leur sexualité, mais on ne voit pas pourquoi les homosexuels mentiraient plus que les hétérosexuels — de toute façon l'argument ne tient pas, les homosexuels ou bisexuels pourraient déjà mentir et dire qu'ils sont hétérosexuels stricts, et on pourrait même considérer que l'interdiction pure et simple des dons les incite à mentir sur ce point, ce qui est contre-productif.
Un homosexuel fidèle (mettons, en couple pacsé) a moins de chances d'être contaminé sans le savoir qu'un hétérosexuel volage. Le rôle de l'entretien avec un médecin est justement de déterminer si le donneur a une vie sexuelle suffisamment sage pour ne pas avoir de risques de contamination récente non détectée. Ce n'est pas une question d'être homosexuel ou hétérosexuel.
En outre la question posée est « avez-vous déjà eu une relation homosexuelle ». Une réponse positive, même « c'était il y a 10 ans » élimine le candidat, même s'il n'y a objectivement plus aucun risque de contamination non détectée dans ce cas.
[^] # Re: Moi, j'ai pas le droit
Posté par JGO . En réponse au journal Don de soi. Évalué à 7.
1) Ils ne posent pas la question « Recourrez-vous aux services de prostituées », alors que le taux de contamination dans la population prostituée est très élevé (10-30% selon les pays).
2) La croissance du nombre de cas d'infections au VIH en France est aussi en bonne partie le fait de migrants ayant contracté l'infection dans un pays d'Afrique subsaharienne avant leur arrivée en France. P.ex. 30 % de la population adulte du Botswana serait contaminée. (Lire Économie du Botswana ou Incidence économique du sida en Afrique subsaharienne.) Pourtant on ne refuse pas péremptoirement le don du sang selon la couleur de la peau (heureusement hein). L'entretien avec un médecin suffit à déterminer qu'un donneur qui a passé une grande partie de sa vie dans un pays à risque soit refusé.
3) Chaque don du sang est justement associé à un dépistage du VIH (de type ELISA), ce qui limite les cas non détectés aux personnes ayant contracté l'infection dans les semaines ayant précédé le don. Or justement, ils refusent les dons de personnes déclarant lors de l'entretien avoir de nouveaux partenaires dans les derniers mois. Ce qui en principe élimine le risque, sauf à supposer que les donneurs de sang mentent sur leur sexualité, mais on ne voit pas pourquoi les homosexuels mentiraient plus que les hétérosexuels — de toute façon l'argument ne tient pas, les homosexuels ou bisexuels pourraient déjà mentir et dire qu'ils sont hétérosexuels stricts, et on pourrait même considérer que l'interdiction pure et simple des dons les incite à mentir sur ce point, ce qui est contre-productif.
Un homosexuel fidèle (mettons, en couple pacsé) a moins de chances d'être contaminé sans le savoir qu'un hétérosexuel volage. Le rôle de l'entretien avec un médecin est justement de déterminer si le donneur a une vie sexuelle suffisamment sage pour ne pas avoir de risques de contamination récente non détectée. Ce n'est pas une question d'être homosexuel ou hétérosexuel.
En outre la question posée est « avez-vous déjà eu une relation homosexuelle ». Une réponse positive, même « c'était il y a 10 ans » élimine le candidat, même s'il n'y a objectivement plus aucun risque de contamination non détectée dans ce cas.