Ici en tous cas, il n'y a pas que la rentabilité financière qui est en cause. Faire rouler un train ou un car, ça a un coût énergétique et écologique.
Par ailleurs, les spécialistes des transports savent bien qu'on ne peut pas atteindre une rentabilité "parfaite" (chaque siège rempli en permanence) sur des lignes régulières.
En revanche, persister à faire rouler un train/car à vide plusieurs fois par jour, ça demande réflexion. Le fait que ça puisse servir à quelqu'un de temps en temps ne contrebalance pas le fait que le même train/car pourrait réduire le désagrément causé par une autre ligne surchargée.
Les transports publics n'ont généralement pas vocation à être rentable [1], c'est entendu. Par contre, il faut faire attention à l'approche très démagogique qui consisterait à en faire une sorte de "taxi subventionné". C'est surtout vrai sur le rail, où la nature même du réseau (trafic bien séquentiel avec de gros goulots d'étranglement pas négociables du tout) rend les choses très compliquées.
[1]Rentable par rapport au nombre de places prévues. Ce qui ne signifie pas nécessairement que le prix du billet doive être totalement décorrélée du service rendu.
[^] # Re: Rentabilité des entreprises d'état
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Un budget équilibré, est-ce trop demander ?. Évalué à 5.
Ici en tous cas, il n'y a pas que la rentabilité financière qui est en cause. Faire rouler un train ou un car, ça a un coût énergétique et écologique.
Par ailleurs, les spécialistes des transports savent bien qu'on ne peut pas atteindre une rentabilité "parfaite" (chaque siège rempli en permanence) sur des lignes régulières.
En revanche, persister à faire rouler un train/car à vide plusieurs fois par jour, ça demande réflexion. Le fait que ça puisse servir à quelqu'un de temps en temps ne contrebalance pas le fait que le même train/car pourrait réduire le désagrément causé par une autre ligne surchargée.
Les transports publics n'ont généralement pas vocation à être rentable [1], c'est entendu. Par contre, il faut faire attention à l'approche très démagogique qui consisterait à en faire une sorte de "taxi subventionné". C'est surtout vrai sur le rail, où la nature même du réseau (trafic bien séquentiel avec de gros goulots d'étranglement pas négociables du tout) rend les choses très compliquées.
[1]Rentable par rapport au nombre de places prévues. Ce qui ne signifie pas nécessairement que le prix du billet doive être totalement décorrélée du service rendu.