Ce qui me scie c'est qu'a aucun moment tout cela n'est mis en relation avec l'économie réelle; la production, l'investissement, le commerce ... Comme si l'argent n'était que pure abstraction ayant sa vie propre.
Le financement "naturel" de l’État c'est quand même l'activité économique. La dette et ses nœuds goriens n'est qu'un symptôme.
Le problème de fond est que depuis la fin des années 70 nous avons été incapables de produire un modèle économique viable c'est à dire capable de s'auto-entretenir sainement. Nous nous sommes livrés avec dogmatisme a "ce marché" comme s'il s'agissait d'une chose supérieure, idéalisant la croissance, bradant le bien public, refusant d'intervenir dans les affaires industrielles, ne trouvant d'issue que dans un toujours plus de compétitivité auquel nous n'étions pas prêt. Certains se sont indignés un peu. Certains on souffert. Mais la plupart sont allés au ski.
Ce que nous payons aujourd'hui c'est notre inaction et notre silence. Contemplatif un peu mou perdu au rayon lave vaisselle. Nous avons attendu que l’État règle nos problèmes et nous protège en nous laissant nous repaitre de léthargie et d'iphone 4, loin des idéologies et des combats. Il ne l'a pas fait. Il nous a gavé de loukoums périmés et nous avons aimé ça. Que nos indignations ne gâchent notre digestion.
J'ai comme l'impression que le moment de payer est arrivé et à cette heure la seule question qu'on se pose est celle de savoir comment on va pouvoir poursuivre; continuer comme avant. Là semble être notre angoisse et notre seule ambition.
# Foutaises
Posté par Joris Dedieu (site web personnel) . En réponse au journal Un budget équilibré, est-ce trop demander ?. Évalué à 10.
Ce qui me scie c'est qu'a aucun moment tout cela n'est mis en relation avec l'économie réelle; la production, l'investissement, le commerce ... Comme si l'argent n'était que pure abstraction ayant sa vie propre.
Le financement "naturel" de l’État c'est quand même l'activité économique. La dette et ses nœuds goriens n'est qu'un symptôme.
Le problème de fond est que depuis la fin des années 70 nous avons été incapables de produire un modèle économique viable c'est à dire capable de s'auto-entretenir sainement. Nous nous sommes livrés avec dogmatisme a "ce marché" comme s'il s'agissait d'une chose supérieure, idéalisant la croissance, bradant le bien public, refusant d'intervenir dans les affaires industrielles, ne trouvant d'issue que dans un toujours plus de compétitivité auquel nous n'étions pas prêt. Certains se sont indignés un peu. Certains on souffert. Mais la plupart sont allés au ski.
Ce que nous payons aujourd'hui c'est notre inaction et notre silence. Contemplatif un peu mou perdu au rayon lave vaisselle. Nous avons attendu que l’État règle nos problèmes et nous protège en nous laissant nous repaitre de léthargie et d'iphone 4, loin des idéologies et des combats. Il ne l'a pas fait. Il nous a gavé de loukoums périmés et nous avons aimé ça. Que nos indignations ne gâchent notre digestion.
J'ai comme l'impression que le moment de payer est arrivé et à cette heure la seule question qu'on se pose est celle de savoir comment on va pouvoir poursuivre; continuer comme avant. Là semble être notre angoisse et notre seule ambition.
Mes deux cents
Joris