En gros: tu es contre la pauvreté. Tu es contre les vautours. Tu es contre la "dictature" des institutions financières.
Comme (presque) tout le monde, quoi. Mais tu fais bien de souligner juste cette partie. Histoire de me faire passer pour un bisounours naif et déconnecté de la réalité. C'est toujours plus facile de se battre contre un homme de paille.
Je pense que tout le monde préférerait qu'on soit tous riches et qu'on vive sans problème si c'était possible.
Non pas moi. Je préfèrerais qu'on soit heureux, ou du moins content, à défaut. Et ce n'est pas forcément garanti par le fait d'être riche (au contraire même). Mais ce n'est pas le sujet.
Tout ça c'est bien gentil, mais pour la crise présente, on fait quoi?
Et c'est là que tu sèches.
Zenitram sors de ce corps.
Non, mais sérieusement, les mecs, ça va les chevilles ? C'est pas trop lourd à porter d'être les seuls à avoir la vérité et d'être entouré d'idiots à éduquer ?
Tu es pour... ben rien. Nulle part dans cet exposé je ne vois ce qu'il faudrait faire ou qui il faudrait écouter.
Que ce ne soit pas dans mon post original (bien trop long par ailleurs), c'est possible. Je ne peux pas résumer ma pensée en 10 paragraphes. De là à en conclure que je ne suis pour rien, c'est un peu présomptueux. Si tu crois que c'est si simple, retourne jouer sur twitter.
S'il te manque des informations, demande et on en discute.
Alors encore une fois, si les Grecs suivent ton raisonnement et disent "non, j'en ai assez de souffrir, j'aime pas le FMI, j'aime pas les spéculateurs, non à tout ça!", on fera... quoi au juste?
Si les Grecs sont persuadés suivre mon raisonnement en agissant comme ça, alors c'est qu'ils sont vraiment cons et qu'il faudrait qu'ils apprennent à lire et à ne pas interpréter plus que ce qui est marqué.
Mais bon, ils ont l'excuse que mon message était en Français. Ça n'aide pas à comprendre.
Maintenant, pour revenir sur le fond, je ne suis pas un spécialiste de la Grèce. Mais il y a un certain nombre de choses qui tombent sous le bon sens (du moins le mien) des deux côtés :
- Raboter les niches fiscales : En particulier ne pas exonérer le clergé d'impôts (l'Eglise orthodoxe est le premier propriétaire foncier du pays), les armateurs (exonérés aussi), ou encore supprimer la TVA réduite de 9% sur les bowlings affiliés à la fédération nationale (mais pas les autres, au non de quoi ? On ne sait pas trop).
- Lutter (vraiment) contre la fraude fiscale (en particulier le marché noir)[1].
- Lutter contre la corruption à tous les niveaux de manière volontaire[2].
- Ne pas privatiser à tour de bras, en particulier le système éducatif, et le système de santé au risque de créer des déserts éducatifs et sanitaires. Ça ne servira à rien de venir dans 10 ans pour se plaindre que c'est vétuste, que les fonds privés n'ont pas investi et qu'il faut que l’État mette la main au porte monnaie.
- Tailler à la hache dans les dépenses militaires : On prend soin de nourrir sa population avant de penser à la défendre (d'autant que moins il y a d'émeutes, moins il y aura potentiellement besoin d'armée).
- Ne pas prendre de mesures entrainant (trop) de récessions. C'est bien de vouloir gérer la crise, mais si c'est juste pour mettre la poussière sous le tapis pendant trois ou quatre ans, ce n'est pas vraiment utile.
Je suis sûr qu'en lisant de manière exhaustive l'équivalent de la loi des finances pour la Grèce on pourrait trouver de nombreuses idées.
[1] Parce que c'est facile de s'étonner qu'un peuple se soulève quand on tranche dans les fonds de pension, qu'on repousse l'âge de la retraite des employés, qu'on augmente les impôts sur les salaires et les taxes de vente. Mais dans le même temps, la partie la plus aisée de la population (médecins, architecte, avocats, etc.) se fait payer en liquide, et déclare qu'une faible partie de ses revenus. Si peu que certains n'auraient même pas de quoi payer leur logement.
[2] Evidemment, je dis qu'il faut lutter contre la fraude, tu vas encore me dire que je suis un bisounours et que ça n'est pas possible, que le monde n'est pas tout beau tout propre et qu'il faut être pragmatique.
Peut être que tu aura plus confiance en ce mec, économiste grec, qui doit (je suppose) bien connaitre son pays : http://www.latribune.fr/opinions/20111003trib000653742/la-seule-veritable-solution-en-grece-c-est-de-mener-une-guerre-totale-contre-la-fraude-fiscale.html
[^] # Re: Comment un boulet va mener l'Europe et le monde à sa perte?
Posté par j_kerviel . En réponse au journal Comment un boulet va mener l'Europe et le monde à sa perte. Évalué à 9.
Comme (presque) tout le monde, quoi. Mais tu fais bien de souligner juste cette partie. Histoire de me faire passer pour un bisounours naif et déconnecté de la réalité. C'est toujours plus facile de se battre contre un homme de paille.
Non pas moi. Je préfèrerais qu'on soit heureux, ou du moins content, à défaut. Et ce n'est pas forcément garanti par le fait d'être riche (au contraire même). Mais ce n'est pas le sujet.
Zenitram sors de ce corps.
Non, mais sérieusement, les mecs, ça va les chevilles ? C'est pas trop lourd à porter d'être les seuls à avoir la vérité et d'être entouré d'idiots à éduquer ?
Que ce ne soit pas dans mon post original (bien trop long par ailleurs), c'est possible. Je ne peux pas résumer ma pensée en 10 paragraphes. De là à en conclure que je ne suis pour rien, c'est un peu présomptueux. Si tu crois que c'est si simple, retourne jouer sur twitter.
S'il te manque des informations, demande et on en discute.
Si les Grecs sont persuadés suivre mon raisonnement en agissant comme ça, alors c'est qu'ils sont vraiment cons et qu'il faudrait qu'ils apprennent à lire et à ne pas interpréter plus que ce qui est marqué.
Mais bon, ils ont l'excuse que mon message était en Français. Ça n'aide pas à comprendre.
Maintenant, pour revenir sur le fond, je ne suis pas un spécialiste de la Grèce. Mais il y a un certain nombre de choses qui tombent sous le bon sens (du moins le mien) des deux côtés :
- Raboter les niches fiscales : En particulier ne pas exonérer le clergé d'impôts (l'Eglise orthodoxe est le premier propriétaire foncier du pays), les armateurs (exonérés aussi), ou encore supprimer la TVA réduite de 9% sur les bowlings affiliés à la fédération nationale (mais pas les autres, au non de quoi ? On ne sait pas trop).
- Lutter (vraiment) contre la fraude fiscale (en particulier le marché noir)[1].
- Lutter contre la corruption à tous les niveaux de manière volontaire[2].
- Ne pas privatiser à tour de bras, en particulier le système éducatif, et le système de santé au risque de créer des déserts éducatifs et sanitaires. Ça ne servira à rien de venir dans 10 ans pour se plaindre que c'est vétuste, que les fonds privés n'ont pas investi et qu'il faut que l’État mette la main au porte monnaie.
- Tailler à la hache dans les dépenses militaires : On prend soin de nourrir sa population avant de penser à la défendre (d'autant que moins il y a d'émeutes, moins il y aura potentiellement besoin d'armée).
- Ne pas prendre de mesures entrainant (trop) de récessions. C'est bien de vouloir gérer la crise, mais si c'est juste pour mettre la poussière sous le tapis pendant trois ou quatre ans, ce n'est pas vraiment utile.
Je suis sûr qu'en lisant de manière exhaustive l'équivalent de la loi des finances pour la Grèce on pourrait trouver de nombreuses idées.
[1] Parce que c'est facile de s'étonner qu'un peuple se soulève quand on tranche dans les fonds de pension, qu'on repousse l'âge de la retraite des employés, qu'on augmente les impôts sur les salaires et les taxes de vente. Mais dans le même temps, la partie la plus aisée de la population (médecins, architecte, avocats, etc.) se fait payer en liquide, et déclare qu'une faible partie de ses revenus. Si peu que certains n'auraient même pas de quoi payer leur logement.
[2] Evidemment, je dis qu'il faut lutter contre la fraude, tu vas encore me dire que je suis un bisounours et que ça n'est pas possible, que le monde n'est pas tout beau tout propre et qu'il faut être pragmatique.
Peut être que tu aura plus confiance en ce mec, économiste grec, qui doit (je suppose) bien connaitre son pays : http://www.latribune.fr/opinions/20111003trib000653742/la-seule-veritable-solution-en-grece-c-est-de-mener-une-guerre-totale-contre-la-fraude-fiscale.html