• # Droits d'adaptations

    Posté par . En réponse au journal Serial encoding, droit d'auteur, licences partageables et trollitude. Évalué à 4. Dernière modification le 01 novembre 2011 à 10:49.

    Il souligna que le fait d'appliquer un filtre à une vidéo
    (le fait de retirer les bandes noires, donc) était un énorme sacrilège
    au respect de l'œuvre

    Et oui ! Bienvenue dans mon monde. Lorsqu'on contractualise avec un auteur/réalisateur/ayant-droit, on rajoute toujours une clause « d'adaptation ». Sinon, on doit prendre l'oeuvre tel quel et ne pas la modifier (le rajout de sous-titres, la traduction des "credits" ou le doublage son font partie intégrantes des modifications)

    C'est bien pour cela que la SACD gueule continuellement contre les chaines de télévisions (coupure pub ou rajout de synthé durant la projection de l'oeuvre)

    Mon interlocuteur précisa qu'une œuvre modifiée était une nouvelle œuvre.

    Oui et non .. si c'était le cas, une version FR d'un film US serait une nouvelle oeuvre, donc soumis au droit de l'interprète (ou du distributeur). Or, un nouveau cut ne donne pas les pleins droits, à la personne qui l'a fait, sur l'oeuvre originale (auquel cas, rien n'empêche d'enlever 10 min d'un film et de dicter que le film est maintenant libre de droits).
    Le plus drôle étant que les personnes prônant le "modification == nouvelle oeuvre (sous-entendu détérioration de l'oeuvre originelle)" sont les premiers à passer outre ce petit détail (pourtant si important pour eux à l'origine) lorsqu'il s'agit de récolter les royalties en finalité.