2) qu'il fasse preuve d'une vigilance absolu sur son trajet, afin de faire attention à toutes les limitations (ce qui n'est pas forcément évident).
Fausse excuse... d'hypocrite.
Malheureusement, les êtres humains ne sont pas aussi précis que les machines et il est, dans la pratique, souvent difficile de savoir à quelle vitesse on doit rouler exactement. Il existe certes, des standards comme le 130/110 sur autoroute, le 90 hors-agglomération et le 50 en ville. Mais comme tous les standards, ils souffrent de beaucoup d'exceptions. Ainsi, lors de travaux, la vitesse sur autoroute peut subitement être limitée à 110 ou 90 et, en règle générale, ces annonces de vitesses particulières ne sont pas nécessairement bien visibles car elles ont un caractère temporaire et ne bénéficient pas du même traitement que les panneaux définitifs. Ensuite, certaines portions de périphériques sont limitées à 90km/h alors que physiquement, ces routes ressemblent à des autoroutes. Bien entendu, en ville, il y a des rues ou des zones limitées à moins de 50 (30).
On peut ajouter également que l'indication de limite de vitesse (le panneau) est un évènement ponctuel dans le temps et la distance: si vous avez eu le malheur de relâcher votre attention à ce moment précis, c'est foutu: vous ne pouvez vous reposer que sur les standards énoncés plus haut ce qui, dans des conditions de forte pression de sécurité routière ayant pour objectif principal de limiter la vitesse, n'est pas suffisant !
De même, un conducteur est facilement distrait par tout un tas de choses qui se produisent dans sa voiture (radio, passagers, température, envie de pisser, de boire) mais aussi sur la route: où dois-je aller, quelle est la distance entre le véhicule de devant et moi, est-ce-que je suis sur la bonne route, quelle doit être ma vitesse, quelle est ma vitesse, est-ce-que j'y vois assez pour doubler ,etc... Beaucoup de choses que son cerveau doit analyser, même si une partie des éléments liés à la conduite sont canalisés automatiquement (pas besoin d'activer un raisonnement pour changer une vitesse, bouger son pied et l'appuyer sur une pédale de frein, etc...).
Enfin, la route a un caractère assez anesthésiant pour le cerveau: il est difficile pour ce dernier de rester concentré pendant deux heures sur un objet qui bouge à un rythme irrégulier (la route et ce qu'il y a dessus) mais qui ne nécessite pas une réflexion intense tout en ne souffrant d'aucun répit (c'est là que se produit l'accident). Tout ça se faisant, bien entendu, sans la contrainte supplémentaire de produits qui renforcent cet effet déstabilisant (alcool, fatigue, tabac, etc...)
Tout ça pour dire que, dans la pratique, en tenant compte de tous ces paramètres, il est assez facile de se tromper sur la vitesse officielle à laquelle il faut rouler et ce, même si on désire ardemment respecter le code de la route, en toute bonne foi. Ces erreurs surviennent donc de manière involontaire et sont d'autant plus nombreuses que la distance à parcourir est importante !
A titre personnel, je roule systématiquement à 110km/h sur autoroute histoire d'avoir plus confiance et de conduire plus sereinement sans devoir mobiliser sans cesse mon cerveau pour le faire résoudre le problème de la différence entre ma vitesse et la vitesse officielle. Néanmoins, malgré cette pratique, je suis parfois surpris à me rendre compte qu'à certains endroits, je peux quand même être pris en défaut: la vitesse est limitée à 90km/h ! Pourtant j'essaye d'être vigilant et je ne désire pas transgresser la loi. Ma conclusion c'est que sans assistance, un conducteur vigilant et qui roule de manière calme et mesurée a tout de même une grande probabilité d'enfreindre le code de la route !
Une solution que j'entrevois repose sur l'assistance à la conduite, de la même manière qu'on automatise certains processus pour en diminuer les erreurs. L'enjeu ici, n'est pas le déplacement d'un point A à un point B en sécurité dans sa globalité mais bien le respect inconditionnel de la limite de vitesse. Et pour y parvenir, il serait intéressant d'avoir un dispositif électronique qui permette simplement à tout moment, de savoir quelle est la limite de vitesse officielle, de manière à ne pas pouvoir être pris en défaut et lutter contre le phénomène de "ponctualité" de l'indication du panneau. Je ne sais pas quelle forme technique peut prendre ce dispositif d'assistance mais cela permettrait de régler un problème important (celui de la connaissance exacte de la vitesse limite) tout en réduisant la forme punitive qui s'exprime aujourd'hui par les radars automatiques. Bien entendu, tout cela n'est valable que si l'objectif est vraiment de limiter la vitesse, indépendamment des rentrées fiscales...
[^] # Re: Lever le pied pendant 2 minutes...
Posté par Médéric RIBREUX (site web personnel) . En réponse au journal De la "sécurité" routière et de la démocratie (par un motard courageux). Évalué à 3.
Hello,
Malheureusement, les êtres humains ne sont pas aussi précis que les machines et il est, dans la pratique, souvent difficile de savoir à quelle vitesse on doit rouler exactement. Il existe certes, des standards comme le 130/110 sur autoroute, le 90 hors-agglomération et le 50 en ville. Mais comme tous les standards, ils souffrent de beaucoup d'exceptions. Ainsi, lors de travaux, la vitesse sur autoroute peut subitement être limitée à 110 ou 90 et, en règle générale, ces annonces de vitesses particulières ne sont pas nécessairement bien visibles car elles ont un caractère temporaire et ne bénéficient pas du même traitement que les panneaux définitifs. Ensuite, certaines portions de périphériques sont limitées à 90km/h alors que physiquement, ces routes ressemblent à des autoroutes. Bien entendu, en ville, il y a des rues ou des zones limitées à moins de 50 (30).
On peut ajouter également que l'indication de limite de vitesse (le panneau) est un évènement ponctuel dans le temps et la distance: si vous avez eu le malheur de relâcher votre attention à ce moment précis, c'est foutu: vous ne pouvez vous reposer que sur les standards énoncés plus haut ce qui, dans des conditions de forte pression de sécurité routière ayant pour objectif principal de limiter la vitesse, n'est pas suffisant !
De même, un conducteur est facilement distrait par tout un tas de choses qui se produisent dans sa voiture (radio, passagers, température, envie de pisser, de boire) mais aussi sur la route: où dois-je aller, quelle est la distance entre le véhicule de devant et moi, est-ce-que je suis sur la bonne route, quelle doit être ma vitesse, quelle est ma vitesse, est-ce-que j'y vois assez pour doubler ,etc... Beaucoup de choses que son cerveau doit analyser, même si une partie des éléments liés à la conduite sont canalisés automatiquement (pas besoin d'activer un raisonnement pour changer une vitesse, bouger son pied et l'appuyer sur une pédale de frein, etc...).
Enfin, la route a un caractère assez anesthésiant pour le cerveau: il est difficile pour ce dernier de rester concentré pendant deux heures sur un objet qui bouge à un rythme irrégulier (la route et ce qu'il y a dessus) mais qui ne nécessite pas une réflexion intense tout en ne souffrant d'aucun répit (c'est là que se produit l'accident). Tout ça se faisant, bien entendu, sans la contrainte supplémentaire de produits qui renforcent cet effet déstabilisant (alcool, fatigue, tabac, etc...)
Tout ça pour dire que, dans la pratique, en tenant compte de tous ces paramètres, il est assez facile de se tromper sur la vitesse officielle à laquelle il faut rouler et ce, même si on désire ardemment respecter le code de la route, en toute bonne foi. Ces erreurs surviennent donc de manière involontaire et sont d'autant plus nombreuses que la distance à parcourir est importante !
A titre personnel, je roule systématiquement à 110km/h sur autoroute histoire d'avoir plus confiance et de conduire plus sereinement sans devoir mobiliser sans cesse mon cerveau pour le faire résoudre le problème de la différence entre ma vitesse et la vitesse officielle. Néanmoins, malgré cette pratique, je suis parfois surpris à me rendre compte qu'à certains endroits, je peux quand même être pris en défaut: la vitesse est limitée à 90km/h ! Pourtant j'essaye d'être vigilant et je ne désire pas transgresser la loi. Ma conclusion c'est que sans assistance, un conducteur vigilant et qui roule de manière calme et mesurée a tout de même une grande probabilité d'enfreindre le code de la route !
Une solution que j'entrevois repose sur l'assistance à la conduite, de la même manière qu'on automatise certains processus pour en diminuer les erreurs. L'enjeu ici, n'est pas le déplacement d'un point A à un point B en sécurité dans sa globalité mais bien le respect inconditionnel de la limite de vitesse. Et pour y parvenir, il serait intéressant d'avoir un dispositif électronique qui permette simplement à tout moment, de savoir quelle est la limite de vitesse officielle, de manière à ne pas pouvoir être pris en défaut et lutter contre le phénomène de "ponctualité" de l'indication du panneau. Je ne sais pas quelle forme technique peut prendre ce dispositif d'assistance mais cela permettrait de régler un problème important (celui de la connaissance exacte de la vitesse limite) tout en réduisant la forme punitive qui s'exprime aujourd'hui par les radars automatiques. Bien entendu, tout cela n'est valable que si l'objectif est vraiment de limiter la vitesse, indépendamment des rentrées fiscales...