Non, pas l'UTBM. Et bien entendu, oui, très souvent on a le droit aux documents. En pratique, c'est souvent un piège, puisque le temps passé à regarder les documents aurait pu être gagné si les infos avaient été déjà en cache.
La grosse différence que j'ai vue quand j'ai effectué mon M2R, ça a été que j'ai eu énormément d'articles de recherche à présenter, en faisant comme si j'avais écrit le papier. Ça m'a forcé à lire les références de chaque papier, elles-mêmes faisant référence à d'autres papiers, etc. Au final, j'ai bossé (et assimilé) bien plus de cette façon, car même s'il s'agissait d'un cadre « théorique », il fallait « faire » quelque chose. Bref, une méthode d'apprentissage qui marche bien mieux avec moi est celle de me demander d'expliquer ce qu'est un concept en détails pendant 20 minutes devant tout le monde0.
Bref mon propos n'est pas de dire que « le par cœur c'est débile » (il y a des trucs qu'on ne peut pas éviter d'apprendre par cœur1). Juste que les méthodes d'évaluations qui passent nécessairement par des notes ne sont pas forcément les meilleures, et en tout cas pas forcément adaptées à tout le monde. Tiens, tu parlais de l'UTBM. Il n'y a pas si longtemps, dans les UT (au moins à l'UTC), il n'y avait que trois « notes » pour une UV donnée : « mention », « passe », « échec »2. Une notation plus fine a été introduite non pas parce qu'il était considéré que la notation précédente était mauvaise, mais pour pouvoir contribuer à l'effort « LMD » avec les crédits européens (et donc des notes qui vont de A à F). Beaucoup d'étudiants ont gueulé à l'époque, parce qu'une des raisons qu'ils avaient eu de venir dans cette école était la volonté affichée de ne pas vouloir classer les élèves3.
Bref. Dire que « les écoles libres » ça ne fonctionne pas, je pense que c'est une ânerie. Imposer un modèle unique pour tous, ça sépare nécessairement ceux qui arrivent à se « fondre » dans le moule (et malgré mes résultats médiocres en sciences, j'étais tout de même un bon élève au final, par exemple) des autres. Ces « autres » n'ont alors presque plus de recours (au mieux ils ont le CNAM). Je trouve ça très bien qu'il existe des alternatives aux circuits classiques.
[0] J'ai parfaitement conscience du fait que ce qui rend possible ce genre de méthodes, c'est le fait qu'en M2R, on a entre 5 et 15 élèves par classe à tout casser (à de rares exceptions près).
[1] Tout simplement parce que c'est trop chiant / ça prend trop de temps de devoir redémontrer/retrouver un résultat mathématique à chaque fois qu'on en a besoin, par exemple.
[2] Pour être parfaitement honnête, il y avait toujours des notes, « en interne », consultables par les étudiants.
[3] Là encore, soyons clairs : les profs d'une UV donnée avaient bien des notes et des classements; simplement ils n'étaient pas publiquement consultables. De plus, il existait bien une forme de classement quand il existait plus d'élèves postulants pour faire un semestre à l'étranger dans une fac partenaire que de places : celui qui avait validé le plus d'UV à « niveau égal » était favorisé.
[^] # Re: Bravo!
Posté par lasher . En réponse au journal L'Europe a (enfin) interdit les CDS à nu. Évalué à 1.
Non, pas l'UTBM. Et bien entendu, oui, très souvent on a le droit aux documents. En pratique, c'est souvent un piège, puisque le temps passé à regarder les documents aurait pu être gagné si les infos avaient été déjà en cache.
La grosse différence que j'ai vue quand j'ai effectué mon M2R, ça a été que j'ai eu énormément d'articles de recherche à présenter, en faisant comme si j'avais écrit le papier. Ça m'a forcé à lire les références de chaque papier, elles-mêmes faisant référence à d'autres papiers, etc. Au final, j'ai bossé (et assimilé) bien plus de cette façon, car même s'il s'agissait d'un cadre « théorique », il fallait « faire » quelque chose. Bref, une méthode d'apprentissage qui marche bien mieux avec moi est celle de me demander d'expliquer ce qu'est un concept en détails pendant 20 minutes devant tout le monde0.
Bref mon propos n'est pas de dire que « le par cœur c'est débile » (il y a des trucs qu'on ne peut pas éviter d'apprendre par cœur1). Juste que les méthodes d'évaluations qui passent nécessairement par des notes ne sont pas forcément les meilleures, et en tout cas pas forcément adaptées à tout le monde. Tiens, tu parlais de l'UTBM. Il n'y a pas si longtemps, dans les UT (au moins à l'UTC), il n'y avait que trois « notes » pour une UV donnée : « mention », « passe », « échec »2. Une notation plus fine a été introduite non pas parce qu'il était considéré que la notation précédente était mauvaise, mais pour pouvoir contribuer à l'effort « LMD » avec les crédits européens (et donc des notes qui vont de A à F). Beaucoup d'étudiants ont gueulé à l'époque, parce qu'une des raisons qu'ils avaient eu de venir dans cette école était la volonté affichée de ne pas vouloir classer les élèves3.
Bref. Dire que « les écoles libres » ça ne fonctionne pas, je pense que c'est une ânerie. Imposer un modèle unique pour tous, ça sépare nécessairement ceux qui arrivent à se « fondre » dans le moule (et malgré mes résultats médiocres en sciences, j'étais tout de même un bon élève au final, par exemple) des autres. Ces « autres » n'ont alors presque plus de recours (au mieux ils ont le CNAM). Je trouve ça très bien qu'il existe des alternatives aux circuits classiques.
[0] J'ai parfaitement conscience du fait que ce qui rend possible ce genre de méthodes, c'est le fait qu'en M2R, on a entre 5 et 15 élèves par classe à tout casser (à de rares exceptions près).
[1] Tout simplement parce que c'est trop chiant / ça prend trop de temps de devoir redémontrer/retrouver un résultat mathématique à chaque fois qu'on en a besoin, par exemple.
[2] Pour être parfaitement honnête, il y avait toujours des notes, « en interne », consultables par les étudiants.
[3] Là encore, soyons clairs : les profs d'une UV donnée avaient bien des notes et des classements; simplement ils n'étaient pas publiquement consultables. De plus, il existait bien une forme de classement quand il existait plus d'élèves postulants pour faire un semestre à l'étranger dans une fac partenaire que de places : celui qui avait validé le plus d'UV à « niveau égal » était favorisé.