Certes, on a la réponse en suivant les liens, en particulier ceux qui sont en anglais. Mais si c'est un jeu qui peut être rigolo pour un journal, pour une dépêche, c'est triste.
Pour ceux qui veulent savoir:
Les fuseaux horaires des états d'Europe ou des États-Unis évoluent très peu. Mais ce n'est pas le cas des fuseaux horaires des autres pays: Stephen Colebourne (l'actuel conservateur de la base de donnée dont il est ici question), estime qu'il y a entre 20 et 100 changements annuels de définition de fuseau horaire dans le monde. Nos distributions linux utilisent donc une base de donnée pour savoir quel est le fuseau horaire correspondant à une situation géographique donnée, ceci afin que nos systèmes soient à le bonne heure.
La base de donnée « tz database » recense les différents fuseaux horaires. Elle ne le fait pas seulement pour ceux qui sont valable actuellement, mais elle garde aussi en mémoire ceux qui furent valables dans le passé. Or, dans le fichier de la base de donnée, il est indiqué en commentaire que l'ouvrage The American Atlas est la source principale des entrées de la base de donnée qui concernent les USA et qui datent d'avant 1991. Or, l'éditeur Astrolabe possède les droits de cet ouvrage, et entend les faire valoir: il considère que ces données lui appartiennent, il a donc porté plainte contre le créateur de la base de donnée et son conservateur actuel.
Depuis 1990, les conservateurs de « tz database » semblent collecter les données par leurs propres moyens.
On notera, qu'en France une telle plainte devrait être impossible: Soit les données sont publiques, et dans ce cas c'est sur la formulation précise de ces données que l'auteur a des droits; or la base de donnée propose une autre formulation (ce n'est pas un livre fait de phrases). Si les données ne sont pas publiques, il est possible de considérer que les auteurs de la base de données ne font que citer l'auteur — ils citent d'ailleurs leur source — ce qui devrait être encadré par le droit de citation, qui est une exception au droit d'auteur inscrite dans la loi.
[^] # Re: Ils se plaignent de quoi au juste ?
Posté par Sygne (site web personnel) . En réponse à la dépêche Une plainte d’un éditeur autour de l’astrologie menace la base de données tz / zoneinfo. Évalué à 9.
Je trouve la question justifiée.
Certes, on a la réponse en suivant les liens, en particulier ceux qui sont en anglais. Mais si c'est un jeu qui peut être rigolo pour un journal, pour une dépêche, c'est triste.
Pour ceux qui veulent savoir:
Les fuseaux horaires des états d'Europe ou des États-Unis évoluent très peu. Mais ce n'est pas le cas des fuseaux horaires des autres pays: Stephen Colebourne (l'actuel conservateur de la base de donnée dont il est ici question), estime qu'il y a entre 20 et 100 changements annuels de définition de fuseau horaire dans le monde. Nos distributions linux utilisent donc une base de donnée pour savoir quel est le fuseau horaire correspondant à une situation géographique donnée, ceci afin que nos systèmes soient à le bonne heure.
La base de donnée « tz database » recense les différents fuseaux horaires. Elle ne le fait pas seulement pour ceux qui sont valable actuellement, mais elle garde aussi en mémoire ceux qui furent valables dans le passé. Or, dans le fichier de la base de donnée, il est indiqué en commentaire que l'ouvrage The American Atlas est la source principale des entrées de la base de donnée qui concernent les USA et qui datent d'avant 1991. Or, l'éditeur Astrolabe possède les droits de cet ouvrage, et entend les faire valoir: il considère que ces données lui appartiennent, il a donc porté plainte contre le créateur de la base de donnée et son conservateur actuel.
Depuis 1990, les conservateurs de « tz database » semblent collecter les données par leurs propres moyens.
On notera, qu'en France une telle plainte devrait être impossible: Soit les données sont publiques, et dans ce cas c'est sur la formulation précise de ces données que l'auteur a des droits; or la base de donnée propose une autre formulation (ce n'est pas un livre fait de phrases). Si les données ne sont pas publiques, il est possible de considérer que les auteurs de la base de données ne font que citer l'auteur — ils citent d'ailleurs leur source — ce qui devrait être encadré par le droit de citation, qui est une exception au droit d'auteur inscrite dans la loi.