• [^] # Re: Corruption généralisée

    Posté par . En réponse au journal ACTA: Dernière ligne droite.... Évalué à 2.

    Bien sûr que je veux répondre.

    Et tu espères que les nouveaux seront, contrairement aux anciens, incorruptibles ?

    Non, pas du tout, mais il ne seront pas nécessairement corrompus, ça laisse de la marge.

    Tu crois que l'urne est le moyen de destituer les corrompus, mais dans quelle mesure a-t-elle réussi ?

    Non, effectivement, ce n'est pas automatique. Cela dit, le jour où la question se pose, on peut toujours faire en sorte que ces gens là ne soient pas réélus s'il l'ont été ou élus tout court si ce sont des fonctionnaires.

    L'urne n'est-elle pas le moyen de donner le pouvoir aux corrompus ?

    L'urne est le moyen de tout est de n'importe quoi. Je suis bien placé pour le savoir, mes concitoyens ayant récemment accepté des options politiques plus que douteuses (l'interdiction des minarets par exemple)

    Quand bien-même les élus accéderaient au pouvoir pleins de bonnes intentions, n'est-ce pas trop leur demander que de résister à toutes les tentations et pressions induites par leur rôle ?

    Non, c'est pour cela qu'on a un droit de référendum et d'initiative en Suisse.

    Comment les élus, choisis parmi les plus hautes classes de la société (hauts fonctionnaires, cadres, avocats...), pourraient-ils revendiquer servir l'ensemble des citoyens (employés, ouvriers, chômeurs...), alors même qu'ils revendiquent la vie politique comme un métier ?

    Effectivement, c'est un problème. Et non, je ne vois pas comment il peut être résolu simplement. Disons que pour l'instant, on à la chance, en Suisse d'avoir quand même encore beaucoup de politiciens de milice.

    Ensuite, effectivement, vu que l'ensemble de tes questions semble remettre en cause le fonctionnement de la démocratie, je me demande si ton envie n'est pas un peu plus violente que l'usage des outil de la démocratie. Alors effectivement, je suis peut-être un peu excessif dans mes réactions.

    Disons que pour agrandir la surface de la cage, il me paraît plus efficace de réfléchir avec des civils que de me battre contre des milices. Tu t'es trompé sur mes intentions.

    On est d'accord et il ne me semble pas être en cage (bon, philosophiquement, on peut en discuter, mais ça risque d'être long...).

    Ne verrais-tu pas en la démocratie une finalité qu'il faille absolument sauver des extrêmes qui la menacent, plus qu'un moyen de faire valoir tes idées ?

    Pas du tout dans l'absolu, mais pour l'instant je n'ai pas trouvé mieux. Ce qui n'empêche pas au passage d'instruire les gens afin qu'ils puissent au mieux utiliser des droits qui leurs sont conférés.

    Ce dont tu parles est un système dans lequel tout le pouvoir que détient le citoyen se résume à mettre un bulletin dans une enveloppe dans une urne, lorsqu'on le lui demande (quoiqu'en Suisse vous ayez quelques subtilités enviables, comme le référendum facultatif).

    Effectivement, je suis suisse et je m'en porte très bien. Et non, ce ne sont pas des subtilités, les différences qui sépare le système suisse du système, disons, français. C'est une différence fondamentale : la Suisse est une démocratie (semi-)directe, la France est une démocratie indirecte.

    Tu te plains de te faire « prendre par derrière avec du sable » par des gens qui soit on eu accès au pouvoir par les électeurs, soit l'avaient déjà mais ont pu en justifier l'exercice par les électeurs. Pourquoi, ayant mesuré les conséquences, préconises-tu de reproduire les causes ?

    Oui, je me plains de m'être fait avoir. Mais heureusement ! Par contre et contrairement à ce que tu prétends, je ne préconise pas d'en reproduire les causes, parce que les cause ne sont pas dans la démocratie, mais dans la faiblesse de l'homme. Ça fait une sacrée différence.

    Tu m'identifies comme source des « relents nauséabonds de la dictature » - ce n'est pas très flatteur, et de ceux « de l'anarchie » - ça l'est déjà plus.

    Non, je ne t'identifie à rien du tout, on ne se connaît même pas. ;) Par contre, un petit $man histoire et tu verras que ce que je redoute le plus, ce sont des dérives tout à fait possible de systèmes démocratiques. Et pas toujours pour le meilleur...

    Je comprends très bien que l'homme de pouvoir fustige l'anarchie. Je peux aussi comprendre que le citoyen déplore un caractère utopique ou inefficace. Mais quels sont donc ces relents nauséabonds qui selon toi rapprochent l'anarchie de la dictature ?

    Effectivement, j'ai dit anarchie avec un peu de précipitation, comme on dit socialisme sans avoir lu Marx.

    Anarchie est pourtant antinomique de Dictature, alors même que cette dernière est compatible avec Démocratie !

    D'un point de vu de l'organisation politique, oui ; dans ses effets, j'ai des doute ... pour la tranquillité des gens, surtout des plus faibles, sous ce genre de régime.

    Je me rends compte avoir posé de nouvelles questions alors que tu n'as même pas daigné répondre aux précédentes.

    Ah, ben là, c'est fait... :)

    Tu as préféré me témoigner du mépris et me désigner comme menace.

    Comme je l'ai dit plus haut, je ne te désigne pas comme une menace. Je réagis à des mots, et derrière les mots à des idées, pas à des gens. Et il s'agissait surtout de faire sortir le fond de ce qui était exprimé, ce à quoi je n'ai pas plus eu droit que toi jusque là.

    Pourtant, ma seule démarche était de voir quel était ton point de vue, pourquoi pas le comprendre - peut-être même qu'on le partage déjà en tout ou parie ?

    Peut-être bien, en effet.

    Lequel de nos deux comportements a le plus de relents nauséabonds ?

    ;)

    0. Assume good faith 1. Be kind to other people 2. Express yourself 4. Apply rule 0