La raison qui fait que (La)TeX offre une meilleure gestion typographique des textes tient au fait simple (à énoncer) que TeX gère un paragraphe complet pour la gestion des césures de mots et des sauts de page, alors que tous les autres logiciels (à quelques exceptions près) ne gèrent cela en ne considérant que une ou deux lignes à la fois. TeX, ayant une connaissance complète du paragraphe avant de s'attaquer aux coupures de lignes, de mots et de pages, peut dont gérer l'espace inter-mots de manière beaucoup plus fine que les autres logiciels.
Petite note : l'idéal typographique dans un texte est d'avoir absolument partout le même espace inter-mots (afin de rendre la lecture plus aisée). Étant donné que cet idéal est impossible à atteindre en ayant un texte justifié, on cherche alors en tout les cas à éviter les "rivières" (ces suites d'espaces dans un paragraphe qui sont quasiment adjacents verticalement dans un texte et qui donne l'impression d'avoir une rivière qui coule à travers le texte) et à avoir des marges le plus rectilignes possibles. Bien entendu, avec une gestion par lignes, il est impossible de gérer convenablement les rivières.
Pour régler ce dernier point, certaines personnes s'intéressent alors à la micro-typographie. Certaines règles de micro-typographie font, par exemple, ressortir légèrement les caractères ayant peu d'encre du côté de la marge dans la marge afin de donner l'illusion optique d'une marge parfaitement rectiligne. pdfTeX intègre magnifiquement bien ces éléments de micro-typographie (c'était d'ailleurs le but de la thèse de doctorat de Han Thé-Than (je ne suis pas sûr de l'avoir écrit correctement, désolé)).
Quant aux "quelques exceptions" que je mentionne précédemment, il y en a deux : Adobe InDesign (qui a complètement repompé l'algorithme de gestion des coupures directement de TeX et y a apporté quelques améliorations) et hz (système typographique imaginé par Hermann Zapf, qui semble n'avoir jamais connu de réelle distribution).
Quant à avoir un document PDF qui montre les différences entre un algorithme de gestion par paragraphe et un algorithme de gestion par lignes, je me souviens d'avoir lu un article mettant cela en évidence, mais je ne me souviens plus exactement de la référence. L'article en question montrait une économie de 5 à 10% de papier sur un texte en utilisant un algorithme par paragraphe. Je vais donc me mettre en chasse et posterai la référence ici dès que je l'aurai retrouvée.
Toutefois, j'espère que mes explications sur ces différents algorithmes auront éclairé un peu cette discussion . Et qu'elles apporteront un peu d'eau au moulin de la preuve que (La)TeX est mieux que Word et consorts. Et pour une fois, je suis resté dans le sujet :-)
[^] # Re: Algorithmes de mise en forme comparés
Posté par zeiram . En réponse à la dépêche Fin de la disponibilité des fontes true-type Microsoft. Évalué à 9.
Petite note : l'idéal typographique dans un texte est d'avoir absolument partout le même espace inter-mots (afin de rendre la lecture plus aisée). Étant donné que cet idéal est impossible à atteindre en ayant un texte justifié, on cherche alors en tout les cas à éviter les "rivières" (ces suites d'espaces dans un paragraphe qui sont quasiment adjacents verticalement dans un texte et qui donne l'impression d'avoir une rivière qui coule à travers le texte) et à avoir des marges le plus rectilignes possibles. Bien entendu, avec une gestion par lignes, il est impossible de gérer convenablement les rivières.
Pour régler ce dernier point, certaines personnes s'intéressent alors à la micro-typographie. Certaines règles de micro-typographie font, par exemple, ressortir légèrement les caractères ayant peu d'encre du côté de la marge dans la marge afin de donner l'illusion optique d'une marge parfaitement rectiligne. pdfTeX intègre magnifiquement bien ces éléments de micro-typographie (c'était d'ailleurs le but de la thèse de doctorat de Han Thé-Than (je ne suis pas sûr de l'avoir écrit correctement, désolé)).
Quant aux "quelques exceptions" que je mentionne précédemment, il y en a deux : Adobe InDesign (qui a complètement repompé l'algorithme de gestion des coupures directement de TeX et y a apporté quelques améliorations) et hz (système typographique imaginé par Hermann Zapf, qui semble n'avoir jamais connu de réelle distribution).
Quant à avoir un document PDF qui montre les différences entre un algorithme de gestion par paragraphe et un algorithme de gestion par lignes, je me souviens d'avoir lu un article mettant cela en évidence, mais je ne me souviens plus exactement de la référence. L'article en question montrait une économie de 5 à 10% de papier sur un texte en utilisant un algorithme par paragraphe. Je vais donc me mettre en chasse et posterai la référence ici dès que je l'aurai retrouvée.
Toutefois, j'espère que mes explications sur ces différents algorithmes auront éclairé un peu cette discussion . Et qu'elles apporteront un peu d'eau au moulin de la preuve que (La)TeX est mieux que Word et consorts. Et pour une fois, je suis resté dans le sujet :-)