• [^] # Re: Et si la politique pouvait vraiment être réformée ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Petits pirates deviennent grands. Évalué à -3.

    -l'état Français emploie les curés en Alsace&Lorraine je croie.

    Ça c'est suite à la Révolution, après laquelle on a tenté de nationaliser l'Église, en soumettant les clercs à une convention publique et en pourchassant les réfractaires, comme en Chine aujourd'hui. Ce n'était probablement pas une idée de génie, mais à l'époque l'idée de la liberté de culte n'avait pas vraiment la cote, l'air du temps c'était plutôt de détruire et d'interdire.

    -dans plein de cas les salles utilisés par des cultes sont loués à des tarifs défiant toute concurrence

    Ça c'est parce que l'État a exproprié l'Église à la Révolution, en lui confisquant les bâtiments, mais aussi les terres dont l'exploitation permettait l'entretien des bâtiments. Ce n'était probablement pas une très bonne affaire puisque l'entretien revient maintenant aux monuments historiques.

    -les églises ont le droit de faire sonner leur cloches régulièrement et pas juste de manière exceptionnelle pour des mariages/enterrements

    Ça c'est de la tradition : les églises sonnent l'heure — et encore, ça c'est depuis la révolution, avant elles sonnaient les heures de prières. À part quelques célébrations par semaine, l'essentiel de l'utilisation des cloches, c'est pour donner l'heure, ce qui est une utilisation tout à fait laïque.

    Vous remarquerez que dans tout ça, le mot qui revient le plus souvent, c'est « révolution » : la Révolution Française, et surtout ce qui a suivi, était empreinte d'un extrémiste anticlérical assez fort, qui a aujourd'hui encore des répercussions pas forcément positives sur la laïcité. Le problème, c'est qu'on a souvent voulu faire les choses de façon trop rapide : la séparation de l'Église et de l'État, qui mettait une fin à la constitution civile du clergé datant de la Révolution et de l'Empire, a eu comme conséquence directe l'expulsion de tous les moines de France, ce qui n'est pas non plus un acte dont on peut se vanter.