Il n'existe pas un vote proportionnel, mais des votes proportionnels. Les systèmes de vote, c'est encore plus diversifié que les distributions Linux.
Cependant, pour Berlin, il faut obtenir 5% des suffrages exprimés et valides, au niveau global de la ville.
Dans le détail, les allemands votent en réalité avec deux bulletins. Ils votent d'abord pour le candidat de leur circonscription (première voix). Sera élu celui qui obtient le plus de voix au premier tour (donc quasiment jamais au dessus de 5°%, ça change de la France). Seuls les grands partis peuvent espérer être premiers à ce jeu.
Ensuite, ils votent pour une liste. C'est ces voix là qui sont additionnées et comptent pour les 5%. C'est égaiement cette voix là qui fait réellement le rapport de force dans le parlement, car on calcule ainsi combien de siège un parti doit obtenir. Si un parti a obtenu des sièges directs (à la première voix), ils comptent aussi. Ainsi, le SPD a Berlin a 35 élus directs. Et seulement 13 élus sur liste, moins que les pirates avec 15. On a ainsi un vrai résultat proportionnel.
À Berlin (mais pas pour toutes les élections allemandes), un mécanisme de compensation fait que si les grands partis ont obtenus trop de sièges par les mandats de la première voix, les petits partis obtiennent des mandats complémentaires permettant de ré-équilibrer. Même un parti gagnant dans l'ensemble des circonscriptions ne sera pas plus représentés au sénat que son nombre de seconde voix ne lui donne le droit. (ce qui fait également que le nombre de sièges peut varier).
Pour la comparaison avec la France, c'est effectivement historique. Les français ont très mal vécus la 4ième république, qui était à la proportionnelle. Le scrutin actuel permet de dégager une majorité à coup sûr ou presque (et tant pris pour la représentativité du parlement).
Les allemands ont été traumatisés par d'autres évènements. Ce qui fait que leur mode de scrutin empêche tout parti d'avoir la majorité à lui seul, à moins d'avoir un énorme appui populaire qui le légitime. Ils préfèrent la culture du compromis au rapport de force.
[^] # Re: Vote proportionnel ?
Posté par Florent Fourcot . En réponse au journal Petits pirates deviennent grands. Évalué à 5.
Il n'existe pas un vote proportionnel, mais des votes proportionnels. Les systèmes de vote, c'est encore plus diversifié que les distributions Linux.
Cependant, pour Berlin, il faut obtenir 5% des suffrages exprimés et valides, au niveau global de la ville.
Dans le détail, les allemands votent en réalité avec deux bulletins. Ils votent d'abord pour le candidat de leur circonscription (première voix). Sera élu celui qui obtient le plus de voix au premier tour (donc quasiment jamais au dessus de 5°%, ça change de la France). Seuls les grands partis peuvent espérer être premiers à ce jeu.
Ensuite, ils votent pour une liste. C'est ces voix là qui sont additionnées et comptent pour les 5%. C'est égaiement cette voix là qui fait réellement le rapport de force dans le parlement, car on calcule ainsi combien de siège un parti doit obtenir. Si un parti a obtenu des sièges directs (à la première voix), ils comptent aussi. Ainsi, le SPD a Berlin a 35 élus directs. Et seulement 13 élus sur liste, moins que les pirates avec 15. On a ainsi un vrai résultat proportionnel.
À Berlin (mais pas pour toutes les élections allemandes), un mécanisme de compensation fait que si les grands partis ont obtenus trop de sièges par les mandats de la première voix, les petits partis obtiennent des mandats complémentaires permettant de ré-équilibrer. Même un parti gagnant dans l'ensemble des circonscriptions ne sera pas plus représentés au sénat que son nombre de seconde voix ne lui donne le droit. (ce qui fait également que le nombre de sièges peut varier).
Pour la comparaison avec la France, c'est effectivement historique. Les français ont très mal vécus la 4ième république, qui était à la proportionnelle. Le scrutin actuel permet de dégager une majorité à coup sûr ou presque (et tant pris pour la représentativité du parlement).
Les allemands ont été traumatisés par d'autres évènements. Ce qui fait que leur mode de scrutin empêche tout parti d'avoir la majorité à lui seul, à moins d'avoir un énorme appui populaire qui le légitime. Ils préfèrent la culture du compromis au rapport de force.