Il semble inconcevable que des débutants ayant 30 minutes de vol sur un 757 réel puissent redéfinir à ce point le vol tactique en volant à 4 mètres du sol avec un coucou de plus de 120 tonnes et à plus de 200 m/s dans une zone avec une infrastructure routières, des arbres, des bâtiments et réussissent à ne pas s'écraser avant de toucher la façade.
quand tu prends l'avion tu ne te prends pas des séances de tape-cul, même dans des turbulences. c'est vraiment quand ça barde que tu peux commencer à être bousculé ou soulevé de ton siège. je te laisse calculer l'accélération nécessaire pour obtenir cela.
tu peux aussi calculer la vitesse horizontale d'un avion en phase d'atterrissage, en mètres par seconde, et son angle d'attaque, pour comparer à sa vitesse verticale. ah, l'avion sera vachtement plus penché que dans un vol normal
tout ça pour dire que la vitesse verticale d'un avion en phase horizontale est proche de zéro. limite c'est fait exprès, en fait, sinon ça serait très éprouvant de voler. il est é-qui-li-bré. et enfin tu peux piloter aux instruments pour décider de perdre tant de pieds en tant de secondes, c'est à dire prendre une pente faible et surtout régulière, contrôlée.
1 mètre par seconde à 4 mètres du sol ça fait peur, ok. mais un avion qui atterrit à 180 km/h fait déjà du 50 m/s en horizontal. en gros il avancera plus qu'il ne descend.
et surtout en une seconde un avion à 720 km/h aura parcouru 200 mètres : le temps que l'avion perde EFFECTIVEMENT un mètre ou deux il se sera déjà empapaouté dans le mur d'en face.
là c'est le gag de la caméra de surveillance qui n'a filmé que quelques images : vu qu'elle ne prenait que genre une ou deux image par seconde, oui forcément elle a pas flimé grand chose.
kikipedia cite une fin de virage à 670 m du sol et une remise des gaz à fond (800 km/h à 900). si c'est exact (on n'en sait rien) et qu'il prend la route la plus directe possible, en se disant qu'il est à 6.7 km de sa cible (on a que la distance de début de virage), ça fait dans les 30 secondes d'approche finale. soit en vertical dans les 20-24 mètres par seconde. encore une fois ça semble beaucoup mais l'avion va 10 fois plus vite en horizontal : on n'a qu'une pente à 10 % vraiment typique des atterrissages normaux. et si ils ont pris soin de plus descendre au départ, en deux étapes par exemple, la dernière a pu se faire avec une pente moins risquée, voire pratiquement nulle, genre un pied par seconde.
je rappelle au passage que même sans pilote automatique, un tel avion dans ces conditions (à plein régime, pas à la limite de la vitesse de décrochage pour atterrir) est autrement plus stable qu'une bicyclette : ça pousse beaucoup plus au cul que ça ne dévie.
le plus dur aura été de négocier le virage nécessaire pour bien s'aligner sur la cible. ben ça se calcule à l'avance, pas besoin d'être un pilote émérite, au contraire, ça fait partie de la théorie chiante que tu dois te bouffer avant. donc limite ils ont pu prendre une voie relativement dégagée au passage, genre en regardant des cartes avant. ou si il y a des ponts sur la route ou un grand machin qui fait chier. genre.
bon on n'est pas sûr de la vitesse finale ni d'autres trucs mais ça n'a vraiment rien d'impossible. c'est pratiquement du vol aux instruments. et niveau sang froid et maitrise de soi (car c'est ça qu'on reprocherait à des pilotes débutants ou inexpérimentés, en fait, de paniquer et faire n'importe quoi avec le manche les dernières secondes) je pense que ça allait pour eux. (c'est pas comme si je les félicitais, hein)
révolutionner le vol tactique ? outre que les A-10 et autres F-117 adorent les mêmes conditions, il faut relativiser ce que ces pilotes du dimanche ont fait : demi tour, tout droit, un virage prévu et calculé à l'avance, une vérification de la position, calcul de la distance, de la pente et zou, tout droit, aux fraises.
[^] # Re: ...
Posté par Gniarf . En réponse au journal 11 septembre: où en est-on ?. Évalué à 10.
quand tu prends l'avion tu ne te prends pas des séances de tape-cul, même dans des turbulences. c'est vraiment quand ça barde que tu peux commencer à être bousculé ou soulevé de ton siège. je te laisse calculer l'accélération nécessaire pour obtenir cela.
tu peux aussi calculer la vitesse horizontale d'un avion en phase d'atterrissage, en mètres par seconde, et son angle d'attaque, pour comparer à sa vitesse verticale. ah, l'avion sera vachtement plus penché que dans un vol normal
tout ça pour dire que la vitesse verticale d'un avion en phase horizontale est proche de zéro. limite c'est fait exprès, en fait, sinon ça serait très éprouvant de voler. il est é-qui-li-bré. et enfin tu peux piloter aux instruments pour décider de perdre tant de pieds en tant de secondes, c'est à dire prendre une pente faible et surtout régulière, contrôlée.
1 mètre par seconde à 4 mètres du sol ça fait peur, ok. mais un avion qui atterrit à 180 km/h fait déjà du 50 m/s en horizontal. en gros il avancera plus qu'il ne descend.
et surtout en une seconde un avion à 720 km/h aura parcouru 200 mètres : le temps que l'avion perde EFFECTIVEMENT un mètre ou deux il se sera déjà empapaouté dans le mur d'en face.
là c'est le gag de la caméra de surveillance qui n'a filmé que quelques images : vu qu'elle ne prenait que genre une ou deux image par seconde, oui forcément elle a pas flimé grand chose.
kikipedia cite une fin de virage à 670 m du sol et une remise des gaz à fond (800 km/h à 900). si c'est exact (on n'en sait rien) et qu'il prend la route la plus directe possible, en se disant qu'il est à 6.7 km de sa cible (on a que la distance de début de virage), ça fait dans les 30 secondes d'approche finale. soit en vertical dans les 20-24 mètres par seconde. encore une fois ça semble beaucoup mais l'avion va 10 fois plus vite en horizontal : on n'a qu'une pente à 10 % vraiment typique des atterrissages normaux. et si ils ont pris soin de plus descendre au départ, en deux étapes par exemple, la dernière a pu se faire avec une pente moins risquée, voire pratiquement nulle, genre un pied par seconde.
je rappelle au passage que même sans pilote automatique, un tel avion dans ces conditions (à plein régime, pas à la limite de la vitesse de décrochage pour atterrir) est autrement plus stable qu'une bicyclette : ça pousse beaucoup plus au cul que ça ne dévie.
le plus dur aura été de négocier le virage nécessaire pour bien s'aligner sur la cible. ben ça se calcule à l'avance, pas besoin d'être un pilote émérite, au contraire, ça fait partie de la théorie chiante que tu dois te bouffer avant. donc limite ils ont pu prendre une voie relativement dégagée au passage, genre en regardant des cartes avant. ou si il y a des ponts sur la route ou un grand machin qui fait chier. genre.
bon on n'est pas sûr de la vitesse finale ni d'autres trucs mais ça n'a vraiment rien d'impossible. c'est pratiquement du vol aux instruments. et niveau sang froid et maitrise de soi (car c'est ça qu'on reprocherait à des pilotes débutants ou inexpérimentés, en fait, de paniquer et faire n'importe quoi avec le manche les dernières secondes) je pense que ça allait pour eux. (c'est pas comme si je les félicitais, hein)
révolutionner le vol tactique ? outre que les A-10 et autres F-117 adorent les mêmes conditions, il faut relativiser ce que ces pilotes du dimanche ont fait : demi tour, tout droit, un virage prévu et calculé à l'avance, une vérification de la position, calcul de la distance, de la pente et zou, tout droit, aux fraises.