• [^] # Re: Je ne crois pas à la société de droit et à la démocratie

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le domaine public et ses ennemis. Évalué à 2.

    Manger gras, sucré, salé, ce n'est pas bon pour la santé, pourtant c'est un vecteur de plaisir.

    Tu fais une confusion entre une activité et l'excès de pratique d'une activité. Le sport également est bon et peut provoquer du plaisir, mais l'excès de sport également nuit à la santé.

    Manger trop de gras, de sucre de sel n'est pas bon pour la santé, trop peu non plus.

    Pourquoi devrait on être obligé de se laisser dicter sa conduite vis à vis de son corps ?

    C'est effectivement une question qui devrait être soulevé dans l'éducation de tout à chacun. C'est aussi pour ça qu'il est sans doute judicieux de placer le devoir de critique avant tous les autres. Cela étant dit, il ne s'agit pas tant de dicter à tous d'être en bonne santé que de donner à tous les moyens d'être en bonne santé. L'éducation devrait enseigner (moyen) pourquoi se maintenir en bonne santé devrait être considéré comme un devoir, et qu'elles sont les moyens d'y parvenir.

    Les scarifications corporelles, sont une forme d'art, souvent jugée déviante, qui pour le coup serait interdite dans ta société morale.

    Encore une fois il ne s'agit pas d'interdire (ce que font les lois) mais de proposer des objectifs avec les moyens de les atteindre. Si la scarification va à l'encontre des objectifs énoncés, alors il serait effectivement préférable que personne ne s'y résout. La question est de savoir, est-ce que les gens se scarifie pour exprimer un mal être ? Si c'est le cas, il faut évidemment donner les moyens de l'exprimer et de le dépasser. Si ce n'est pas le cas, que des gens accepte une douleur physique momentané car elle leur procure un plaisir intellectuel plus intense et durable par la suite, cela peut être défendable dans le cadre des objectifs cités. Je doute cependant fortement que ce soit le cas, mais j'admets n'avoir lu aucune étude sur le sujet.

    On ne pourrait plus manger en se focalisant uniquement sur le plaisir parce qu'à terme, c'est mortel.

    Je ne vois pas en quoi passer un agréable moment à apprécier un repas est néfaste en soi.

    On ne pourrait plus pousser ses écouteurs pour s'isoler dans les transports en communs parce que ça détériore les tympans.

    Le problème n'est donc pas d'écouter la musique trop forte, mais ce qui pousse à écouter si fort. Bien entendu nous avons tous besoin de nos moments de solitude. Mais il est étrange qu'on cherche à s'isoler plutôt qu'à communiquer dans des lieux communs. On pourrait même réfléchir à ce qui pousse ces prise de transport en commun indésirable.

    En tout cas, je doute que le problème que tu soulèves ici soit la possibilité de se crever les tympans au pic à glace si cela nous chante.

    On ne pourrait pas paresseusement éviter le moindre effort pour le confort et le plaisir que ça apporte.

    L'économie d'effort et le repos ne sont pas à proscrire pour les objectifs donnés. L'absence abusive d'activités peut être elle fort néfaste.