• [^] # Re: t'aurai pu attendre vendredi

    Posté par . En réponse au journal Le bio est comparable au logiciel libre (sciences et avenir). Évalué à 2.

    Pareil ici.
    Mais c'est la problématique de la définition dans le contexte d'usage, soulevé par Pierre Tramonson dans le tout premier commentaire, et nous ici en distinguant les divers objectifs, diverses techniques et donc diverses définitions de "bio".

    A l'heure actuelle la définition la plus couramment admise est celle des bobos (sans sens péjoratif) : le "bio" est un le produit issu d'une agriculture simple. On le voit en lisant l'article de wikipedia et surtout en regardant comment le terme "bio" est utilisé par le marché : que cela soit l'agriculture intensive qui s'en empare ou la grande distribution. Ainsi que la réglementation européenne.

    Néanmoins une autre définition tends à s'imposer, qui étais très minoritaire il y a quelques années. Celle de prendre le produit fini comme primordial, d'une part. De prendre la propreté de la production vis à vis de la nature d'autre part.

    Donc de ne pas suivre la chaîne exploitation->production->vente.
    Car il s'agit du modèle productiviste, qu'il soit "bio" ou non.
    Mais de suivre la chaîne depuis les objectifs : pas de rejet dans la nature | pas d'exploitation de la nature | produit final biologiquement sain | production individuelle même en ville | autonomie.

    Car le premier modèle, s'il est valable et validé en terme de qualité lorsqu'il est suivi "à l'ancienne" souffre d'une part d'un élément central : celui de s'appuyer sur une production de masse et spécialisé. Ce qui entraîne des désagréments, même moindre en bio, pour la nature. Les productions de masse ont besoin de plus de nutriments et de protecteurs lorsqu'on approche des récoltes. Or l'approche de la récolte devrait justement être le moment où on réduit l'usage de ces éléments, mais ça, ce n'est pas possible en production de masse. D'autre part il souffre aussi de la réglementation européenne, très laxiste sur le terme "bio" (allez donc faire un tour sur ce qu'il y a vraiment dans le lait "bio" du supermarché). C'est le modèle productiviste à la Française des années 50-60-70-80, et ici les récalcitrants aux changements sont nombreux. Enfin il souffre d'un élément purement social : il ne peut être valable que pour une frange extrèmement faible de la population mondiale, celle nantie des pays riches. Où on peut se payer le luxe de gaspiller 50% des terres et 50% des récoltes pour produire du très cher. Bref, pour finir sur une touche d'humour, c'est le "bio à bobos".

    Le bio, ici dans le sens 'protection de la nature, autosuffisance de production locale, et propreté du produit final' aura, lui, besoins des meilleurs développements techniques : en ingénierie agricole, en chimie, en sélection de plants. Ainsi que des meilleurs matériels et installations.