• # t'aurai pu attendre vendredi

    Posté par . En réponse au journal Le bio est comparable au logiciel libre (sciences et avenir). Évalué à 7.

    Parceque la discussion risque fort d'engendrer une masse non négligeable, voir critique, de trolls. Tiens hop, je commence.

    L'idée générale est de lier avancées technologiques, culture biologique et partage des taches. À mon avis, c'est dans la dernière partie que se situe "un monde comparable à celui des logiciels libres" (et pas seulement sur le partage des connaissances et la disponibilité des documents, des specs, mais aussi des primo-matériaux, en accès libre). Là où s'arrête la comparaison c'est certainement sur la confusion entre monde gpl et monde bsd (et hop).

    J'vais acheter ce numéro de Sciences&Avenir.

    Il y a d'ores et déjà des architectes prenant en compte le besoin d'autoproduction, et intégrant des parties pour cela. Le plus médiatique est certainement des pans de murs jardin.

    Il y a des dérivés de technique agricoles permettant un bon contrôle. C'est le mouvement "No Waste". Ne pas rejeter ses saloperies dans la nature. Bref c'est plus dans un esprit "écologie pure et radicale" que "bio" au sens où le commerce l'entends. Ces techniques agricoles sont par exemple l'hydroponique, inventé au MIT (afin que les "sans terres" puissent avoir une autonomie de production de légumes) et ayant servi massivement au Nicaragua. Mais c'est aussi des techniques plus récentes, comme le DTW modifié en mode "no waste". Celui ci est certainement le plus prometteur, mais coûte extrèmement cher en équipement (il faut des sondes pour chaque composant chimique essentiel de la soupe). Le principe étant tellement simple qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant... Drain To Waste reprends le principe de "la table à marée" en hydro, et balance la soupe. L'idée est de ré-équilibrer la soupe est éliminant les précipités et ré-introduisant les composés nutritifs.

    enfin il y a des engrais purement "bio", ici dans le sens premier du terme : non pas préparés artificiellement mais issu de la purification de (dé)composés organiques. Plagron est la figure de proue, la marque référence en qualité. Mais attention, en utilisant ces procédés nous ne sommes plus du tout dans le "bio en terre sans apports", mais vraiment dans l'esprit "protégeons la nature". De plus ces engrais sont aussi délicats à manipuler, et peuvent présenter des problèmes que non pas les engrais chimiques (transports de maladies).

    Bref, c'est passionnant :)