Il ne fallait pas te sentir visé si tu ne rentres pas dans cette catégorie :)
On (l'humain) se sent toujours visé parcequ'on ce sent toujours concerné, même sur un sujet où on a fait beaucoup. Parcequ'on en a de toutes façons jamais fait assez, il n'y a pas beaucoup de sujet sur lesquels on atteints vraiment nos limites avant de s'arrêter. Enfin pour un humain normal, me semble t il.
Marrant LO ce sont les seuls pour qui j'ai de l'estime parce que ce sont les militants de LO qui mettent le plus leurs actes en accord avec leurs idées. Enfin pour ceux que j'ai cotoyé. Il n'y a pas longtemps, un ancien de LCR me disait tout le bien qu'il pensait du système, et puis un autre jour il était content et voulait faire un apéro parcequ'il venait d'acheter un appartement, à crédit... Voilà l'exemple du prototype même du militant d'extrème gauche pour lequel mon respect s'effrite à vitesse grand V.
Et qu'ils (en général) viennent pas dire "ouhai mais c'est pas pareil, tu comprends, c'est pour moi et mes enfants plus tard, et puis j'ai pas le choix avec mon salaire, il me faut prendre un crédit". Bullshit. C'est du même niveau qu'un écolo ne ramassant pas ses poubelles et mégots en montagne. C'est cela mettre en accord ses actes et ses idées : être capable de balayer devant sa porte, avant tout.
Et si l'achat d'un appartement, et le besoin de possession, devient fort, je ne juge pas, je demande juste qu'il reconsidère son point de vue sur la société, et mette de "l'eau dans vin", en cohérence avec ce nouveau choix.
J'imagine que tu assimiles le PC à l'extrême gauche
Non, plus maintenant. Au début oui, quant j'avais 15~18 ans. Mais en apprenant plus sur l'histoire, je ne considère plus le PC comme d'extrème gauche. Plutôt comme un aiguillon indispensable afin de mettre la balance du bon côté pour la gauche tout entière. Par ailleurs je considère l'entrisme comme une excellente chose. bien que cela très difficile de ne pas trop changer une fois dedans. S'il y avait plus d'entrisme de la gauche réelle au PS nous n'en serions pas là... Là encore c'est un problème de défense du territoire, un problème de défense des appareils, un problème de défense de la propriété privée (sic) : chaque tendance fait son propre petit truc parceque la plupart d'entre eux ne sont pas capables de vivre au côté de gens qui ne partagent pas parfaitement leur avis. C'est un gros point noir de l'extrème gauche française , espagnole et italienne. Les allemands et plus généralement le caucase n'a pas ce soucis. Des alliances ont même pû être réalisées avec des nazbols.
Alors on peut passer à l'étape suivante: la grève, la lutte, sont les armes des travailleurs
Ce sont des armes de syndicalistes et de défenseurs du Code du Travail, défenseurs étant le minimum, se battre pour son amélioration au travers des Convention Collective est mieux mais presque impossible aujourd'hui.
Certainement pas des armes de révolutionnaires.
Bien que les deux se confondent souvent car ce sont souvent les mêmes personnes, il est bon de faire cette distinction quant même. Si les 7% estimés de votants à l'extrème gauche arrêtent de travailler, s'organisent, et font le changement, pour eux, et sans forcer les autres ni les gêner, nous serons tous surpris du résultat. Mais l'ambivalence entretenu par les appareils syndicaux empêchent cela. L'appareil syndical défend historiquement le productivisme, en défendant le travailleur à l'intérieur de ce système productiviste. Une frange de l'extrème gauche est encore attachée à cela, et souhaite construire une telle société. Mais je pense qu'ils sont de moins en moins nombreux, et qu'il s'agit là d'un point intéressant expliquant la désaffection des gens pour leur combat. (et la montée en puissance de attac, d'abord, puis des écolos maintenant. Bref la montée en puissance de la société civile, au détriment des appareils syndicaux et politiques de l'ex extrème gauche) : parcequ'une majorité de gens ne veulent plus de cette société productiviste, quelle qu'en soit la couleur et le drapeau. L'extrème gauche a raté un coche important, là.
A ce jeu, le monde industrialo-financier a encore une bonne longueur d'avance.
Oui, la manipulation de masse fonctionne à merveille. Et lorsque l'âge de la conscience est atteint, la pression et la peur sociale jouent à fond, et constituent d'excellents atouts.
Mais je ne te tromperai pas : je suis un réformiste de la social-démocratie. Car je pense sincèrement et profondément (même s'il m'arrive encore de douter, sur les mêmes que tu soulèves) que le meilleur chemin est la liberté. Liberté politique et aussi liberté économique. Même si c'est le plus difficile et le plus imparfait. Et même si le combat est plus long et plus difficile. Je ne crois pas qu'on puisse imposer quoi que soit, même le meilleur système du monde. Imposer ne fonctionne pas, à chacun de faire son propre chemin. Et là, la clef, la réponse, c'est bien l'éducation. Qui modifiera notre réflexion sur nos intérêts, notre vision des autres, et notre comportement vis à vis de tous. Le chemin sera long, et à un moment ou un autre il est probable qu'il passe par un conflit majeur au vue de la situation actuelle d'un pouvoir global tenu par de moins en moins de gens, et se situant en dehors de tout cercle démocratique. Mais cela ne sera qu'une réponse à un problème, et non une solution. À long terme je suis optimiste car le niveau mondial général va continuer de s'élever, et la société se dé-centraliser de plus en plus. Il faut s'assurer que les relations hommes-hommes, qui vont évoluer dans le bon sens je pense, soit suivi de faits identiques dans la relation hommes-biens.
un mail jetable
mail envoyé.
on s'assurera chacun en laissant un commentaire ici, en plus, une fois de vrais mails, même anonyme, échangés.
[^] # Re: Ca ne va pas changer grand chose...
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Liberté de la presse et mensonge d'Etat. Évalué à 2.
On (l'humain) se sent toujours visé parcequ'on ce sent toujours concerné, même sur un sujet où on a fait beaucoup. Parcequ'on en a de toutes façons jamais fait assez, il n'y a pas beaucoup de sujet sur lesquels on atteints vraiment nos limites avant de s'arrêter. Enfin pour un humain normal, me semble t il.
Marrant LO ce sont les seuls pour qui j'ai de l'estime parce que ce sont les militants de LO qui mettent le plus leurs actes en accord avec leurs idées. Enfin pour ceux que j'ai cotoyé. Il n'y a pas longtemps, un ancien de LCR me disait tout le bien qu'il pensait du système, et puis un autre jour il était content et voulait faire un apéro parcequ'il venait d'acheter un appartement, à crédit... Voilà l'exemple du prototype même du militant d'extrème gauche pour lequel mon respect s'effrite à vitesse grand V.
Et qu'ils (en général) viennent pas dire "ouhai mais c'est pas pareil, tu comprends, c'est pour moi et mes enfants plus tard, et puis j'ai pas le choix avec mon salaire, il me faut prendre un crédit". Bullshit. C'est du même niveau qu'un écolo ne ramassant pas ses poubelles et mégots en montagne. C'est cela mettre en accord ses actes et ses idées : être capable de balayer devant sa porte, avant tout.
Et si l'achat d'un appartement, et le besoin de possession, devient fort, je ne juge pas, je demande juste qu'il reconsidère son point de vue sur la société, et mette de "l'eau dans vin", en cohérence avec ce nouveau choix.
Non, plus maintenant. Au début oui, quant j'avais 15~18 ans. Mais en apprenant plus sur l'histoire, je ne considère plus le PC comme d'extrème gauche. Plutôt comme un aiguillon indispensable afin de mettre la balance du bon côté pour la gauche tout entière. Par ailleurs je considère l'entrisme comme une excellente chose. bien que cela très difficile de ne pas trop changer une fois dedans. S'il y avait plus d'entrisme de la gauche réelle au PS nous n'en serions pas là... Là encore c'est un problème de défense du territoire, un problème de défense des appareils, un problème de défense de la propriété privée (sic) : chaque tendance fait son propre petit truc parceque la plupart d'entre eux ne sont pas capables de vivre au côté de gens qui ne partagent pas parfaitement leur avis. C'est un gros point noir de l'extrème gauche française , espagnole et italienne. Les allemands et plus généralement le caucase n'a pas ce soucis. Des alliances ont même pû être réalisées avec des nazbols.
Ce sont des armes de syndicalistes et de défenseurs du Code du Travail, défenseurs étant le minimum, se battre pour son amélioration au travers des Convention Collective est mieux mais presque impossible aujourd'hui.
Certainement pas des armes de révolutionnaires.
Bien que les deux se confondent souvent car ce sont souvent les mêmes personnes, il est bon de faire cette distinction quant même. Si les 7% estimés de votants à l'extrème gauche arrêtent de travailler, s'organisent, et font le changement, pour eux, et sans forcer les autres ni les gêner, nous serons tous surpris du résultat. Mais l'ambivalence entretenu par les appareils syndicaux empêchent cela. L'appareil syndical défend historiquement le productivisme, en défendant le travailleur à l'intérieur de ce système productiviste. Une frange de l'extrème gauche est encore attachée à cela, et souhaite construire une telle société. Mais je pense qu'ils sont de moins en moins nombreux, et qu'il s'agit là d'un point intéressant expliquant la désaffection des gens pour leur combat. (et la montée en puissance de attac, d'abord, puis des écolos maintenant. Bref la montée en puissance de la société civile, au détriment des appareils syndicaux et politiques de l'ex extrème gauche) : parcequ'une majorité de gens ne veulent plus de cette société productiviste, quelle qu'en soit la couleur et le drapeau. L'extrème gauche a raté un coche important, là.
Oui, la manipulation de masse fonctionne à merveille. Et lorsque l'âge de la conscience est atteint, la pression et la peur sociale jouent à fond, et constituent d'excellents atouts.
Mais je ne te tromperai pas : je suis un réformiste de la social-démocratie. Car je pense sincèrement et profondément (même s'il m'arrive encore de douter, sur les mêmes que tu soulèves) que le meilleur chemin est la liberté. Liberté politique et aussi liberté économique. Même si c'est le plus difficile et le plus imparfait. Et même si le combat est plus long et plus difficile. Je ne crois pas qu'on puisse imposer quoi que soit, même le meilleur système du monde. Imposer ne fonctionne pas, à chacun de faire son propre chemin. Et là, la clef, la réponse, c'est bien l'éducation. Qui modifiera notre réflexion sur nos intérêts, notre vision des autres, et notre comportement vis à vis de tous. Le chemin sera long, et à un moment ou un autre il est probable qu'il passe par un conflit majeur au vue de la situation actuelle d'un pouvoir global tenu par de moins en moins de gens, et se situant en dehors de tout cercle démocratique. Mais cela ne sera qu'une réponse à un problème, et non une solution. À long terme je suis optimiste car le niveau mondial général va continuer de s'élever, et la société se dé-centraliser de plus en plus. Il faut s'assurer que les relations hommes-hommes, qui vont évoluer dans le bon sens je pense, soit suivi de faits identiques dans la relation hommes-biens.
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on s'assurera chacun en laissant un commentaire ici, en plus, une fois de vrais mails, même anonyme, échangés.