• [^] # Re: Ca ne va pas changer grand chose...

    Posté par . En réponse au journal Liberté de la presse et mensonge d'Etat. Évalué à 6.

    N’importe quoi. Ton argument est très débile. Je ne sais pas quoi dire d’autre que « révise tes classiques » : le vote en tant que volonté du peuple et les contre-pouvoirs pour « filtrer » (comme tu dis) les résultats de votes.

    Le vote a pour but d’exprimer la volonté de ceux qui votent. Que le résultat soit contraire ou non aux engagement du pays n’est pas le question. Que le résultat ne te plaise pas n’est pas non plus la question. Ce vote a le mérite d’exister, et en soit révèle la volonté de ceux qui se sont exprimés. En cela il remplit parfaitement son rôle de consultation et permet de révéler le malaise qui peut exister dans les questions qui touchent à l’Islam. Cacher l’islamophobie latente (et plus généralement le racisme latent qui ressurgit avec la monté de l’extrême droite) ne va pas miraculeusement le faire disparaître. En cela la Suisse a un système bien plus démocratique que beaucoup de pays, car la démocratie directe l’oblige à se poser les questions qui fâchent plutôt que de les mettre sous le tapis. Lorsque la majorité des citoyens pensent à aller à l’encontre de certains des droits de l’Homme il y a un problème, et savoir que ce problème existe, via cette votation est déjà un bon pas vers sa résolution. Ç’est bien plus sain que l’hypocrisie à laquelle nous a habitué notre gouvernement de droite en soulevant des « débats » visant à satisfaire la pensé xénophobe sous-jacente tout en se défendant de ne jamais dépasser la limite du « politiquement correct ».

    La démocratie directe comme indirecte peut mener à des lois, décrets ou résultats de vote incompatibles avec les engagements du pays. Le filtre n’intervient qu’après coup, via le conseil constitutionnel, les questions prioritaires de constitutionnalité ou la cour européenne des droits de l’homme, pour ne parler que de la France. La démocratie directe n’empêche nullement de mettre en place de tels filtres et de les appliquer. Bien au contraire, plutôt que de diluer les questions de sociétés à travers un représentant comme on choisirait un forfait, c’est la véritable volonté populaire qui s’exprime. Charge aux institutions ensuite de canaliser cette volonté, pas à la multiplication des représentants élus.