Enfin, en ce qui concerne la licence, il y a de quoi être aigri parfois quand on voit son code passer sous GPL et quand on n'est plus en mesure d'en récupérer les améliorations. Même si c'est justement le propre de la licence BSD de le permettre.
Tu veux dire : des mecs autorisent explicitement des choses, disent vous pouvez le faire, puis sont aigris parce que les gens le font? Ils faudrait qu'ils se soignent dans ce cas avec un bon psy, ou qu'ils arrêtent de faire du BSD, c'est pas pour eux.
Tu exagères. Compare avec les grands auteurs de la littérature. Avant l'industrialisation de la fabrication du livre les écrivains ne vivaient jamais de leurs œuvres, au contraire elles les dévoraient. Par la suite une caste de gens de lettres rémunérés par la vente du livre c'est formée. Les seconds détestent et dénigrent les premiers tant qu'ils sont en vie, les traitant d'amateurs. Et pourtant. Qui donne les meilleures œuvres accessibles à tous ?
A mon sens, celui qui adopte une licence BSD a une démarche esthétique, c'est pourquoi il ne désire pas imposer de limites ; alors que celui qui adopte la GPL instrumentalise le droit afin de garantir une utilité maximale (dans le temps) à ses créations. Si vous me dites que le but d'un programme n'est pas d'être beau mais d'être utile, je vous répondrais que les machines visent l'utilité pure alors que les programmes peuvent servirent le beau et l'utile, comme l'architecture.
Il n'y a qu'à voir comment les "irréductibles BSDéistes" soignent le code, la documentation, etc, pour s'en convaincre. Alors je comprends tout à fait leur frustration quand ce qui est destiné à être un tout harmonieux (principe d'unité du système de base) est tronçonné, dénaturé, puis enfermé dans une petite boite au nom de la liberté.
Ces deux visions sont-elles conciliables ? Je ne pense pas. Je me trompe peut-être dans mon analyse. Des BSDéistes pour confirmer ou infirmer ?
[^] # Re: Vous avez dit «partage» ?
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Les serveurs de kernel.org ont été compromis. Évalué à 3.
Tu exagères. Compare avec les grands auteurs de la littérature. Avant l'industrialisation de la fabrication du livre les écrivains ne vivaient jamais de leurs œuvres, au contraire elles les dévoraient. Par la suite une caste de gens de lettres rémunérés par la vente du livre c'est formée. Les seconds détestent et dénigrent les premiers tant qu'ils sont en vie, les traitant d'amateurs. Et pourtant. Qui donne les meilleures œuvres accessibles à tous ?
A mon sens, celui qui adopte une licence BSD a une démarche esthétique, c'est pourquoi il ne désire pas imposer de limites ; alors que celui qui adopte la GPL instrumentalise le droit afin de garantir une utilité maximale (dans le temps) à ses créations. Si vous me dites que le but d'un programme n'est pas d'être beau mais d'être utile, je vous répondrais que les machines visent l'utilité pure alors que les programmes peuvent servirent le beau et l'utile, comme l'architecture.
Il n'y a qu'à voir comment les "irréductibles BSDéistes" soignent le code, la documentation, etc, pour s'en convaincre. Alors je comprends tout à fait leur frustration quand ce qui est destiné à être un tout harmonieux (principe d'unité du système de base) est tronçonné, dénaturé, puis enfermé dans une petite boite au nom de la liberté.
Ces deux visions sont-elles conciliables ? Je ne pense pas. Je me trompe peut-être dans mon analyse. Des BSDéistes pour confirmer ou infirmer ?