Le subutex classique n'est pas fait du tout pour être injecté
Ouhaip. Et alors que la pharmacie dispose d'un produit efficace, son emploi est refusé par les instances politiques. Le skenan répond à ce besoin de disposer d'un outil légal correspondant à la phase où la personne se situe sur un premier stade de controle de sa consommation (ce que permet la propreté du produit, mais surtout sa disponibilité contrôlée) tout en continuant d'avoir un rapport à l'injection et au flash.
Bref, à chaque étape du traitement il existe une solution déjà prête.
Mais bizarrement ce type de solution est mal vue par (une frange de plus en plus minoritaire, mais à qui on a tellement menti pendant tellement longtemps que ça va être dur maintenant de changer les choses...). L'usage des subbutex (je vois qu'il existe maintenant des génériques, et -surtout- des variantes)
Croire qu'il suffit de donner un substitut sous une forme non-injectable est illusoire. Le rapport psychologique et social (induit plus par le cadre de consommation que par le produit) est bien plus fort que la réelle dépendance physique (bien que la buprénorphine présente un sevrage physique de un mois alors que l'héroïne c'est une semaine). L'aspect psychologique et social est le point le plus important. Et le mode de consommation (issu de la dépendance au marché noir) est une clef essentielle.
Les salles de shoot sont un excellent outil : elles ritualisent la consommation au delà du simple bénéfice de l'encadrement.
Pour élargir, on peut se demander ensuite s'il ne devrait pas y avoir un droit au delà de la réglementation dans le cadre de la réhabilitation. Les voitures peuvent aller à 170km/h, ce n'est pas pour cela qu'une majorité de gens roulent comme des fous. Pour boucler sur une touche d'humour geek : c'est parce qu'il n'existe pas d'howto fiable sur la consommation de ces produits que beaucoup de gens font n'importe quoi avec. Et ce n'est pas l'interdiction qui paliera à l'absence d'informations. ;)
[^] # Re: Ne jamais attribuer à la malveillance ce qui peut s'expliquer par la seule stupidité.
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Besoin d'un détecteur de crocodiles. Évalué à 3.
Ouhaip. Et alors que la pharmacie dispose d'un produit efficace, son emploi est refusé par les instances politiques. Le skenan répond à ce besoin de disposer d'un outil légal correspondant à la phase où la personne se situe sur un premier stade de controle de sa consommation (ce que permet la propreté du produit, mais surtout sa disponibilité contrôlée) tout en continuant d'avoir un rapport à l'injection et au flash.
Bref, à chaque étape du traitement il existe une solution déjà prête.
Mais bizarrement ce type de solution est mal vue par (une frange de plus en plus minoritaire, mais à qui on a tellement menti pendant tellement longtemps que ça va être dur maintenant de changer les choses...). L'usage des subbutex (je vois qu'il existe maintenant des génériques, et -surtout- des variantes)
Croire qu'il suffit de donner un substitut sous une forme non-injectable est illusoire. Le rapport psychologique et social (induit plus par le cadre de consommation que par le produit) est bien plus fort que la réelle dépendance physique (bien que la buprénorphine présente un sevrage physique de un mois alors que l'héroïne c'est une semaine). L'aspect psychologique et social est le point le plus important. Et le mode de consommation (issu de la dépendance au marché noir) est une clef essentielle.
Les salles de shoot sont un excellent outil : elles ritualisent la consommation au delà du simple bénéfice de l'encadrement.
Pour élargir, on peut se demander ensuite s'il ne devrait pas y avoir un droit au delà de la réglementation dans le cadre de la réhabilitation. Les voitures peuvent aller à 170km/h, ce n'est pas pour cela qu'une majorité de gens roulent comme des fous. Pour boucler sur une touche d'humour geek : c'est parce qu'il n'existe pas d'howto fiable sur la consommation de ces produits que beaucoup de gens font n'importe quoi avec. Et ce n'est pas l'interdiction qui paliera à l'absence d'informations. ;)