Le problème c'est que tu complexifies beaucoup trop la règle fiscale, et que c'est profondément inefficace. La sous-traitance peut être cachée : quand Orange achète ses livebox à Sagem, c'est un fournisseur lambda ou un sous-traitant ? Et le fabriquant des processeurs des livebox, c'est un sous-traitant ? En continuant comme ca, on arrive à limiter le salaire maximal à un niveau indépendant du salaire de l'entreprise en question, mais proportionnel au plus bas salaire francais, voir mondial. Bref beaucoup moins que 2800€/mois nets ;)
En plus c'est bien beau de taxer tous ceux qui gagnent plus que la médiane, mais si ils se sont plus sortis les doigts pour cela, tant pis pour eux ? Exemple mon beau père est infirmier, et travaille dans le 60h/semaine, pas tant pour l'argent que pour ses patients, qui ont besoins de lui. Tout cela en ayant fait des études non négligeables. Il a accessoirement quatre enfants à charge, dont 2 en études supérieures. Il faudrait le taxer jusqu'à qu'il ne gagne pas plus que X, célibataire, qui fais ses 35h/semaine, qui n'a pas fais d'études mais qui a été embauché grâce au réseau de papa, et qui a hérité d'une joli maison à 5 min de son boulot, et qui ne paye pas de loyer ?
Taxer le travail c'est bien beau, mais jusqu'à preuve du contraire cela permet aussi à ceux qui héritent du capital de ne pas être concurrencé par l'utilisation de leur argent. Ce n'est pas avec du populisme sur les méchants patrons que la situation peut s'améliorer, mais il faut :
une fiscalité juste et efficace, c'est à dire qui ne favorise pas des effets de niche. Exemple taxer la résidence principale comme un revenu du capital. Pas très populaire mais juste.
une taxation du capital, mais pas tant de ses revenus que de sa simple possession. Par exemple une taxation des revenus du capital à 20% et une taxation du capital à 2%, chiffres en vrac. Pourquoi ? Car il faut que le capital soit investit efficacement, et pas qu'il dorme dans un coffre fort, et ce pour le bien de la société tout entière. Exemple des collections personnelles d'oeuvre d'arts sont à taxer, mais elles ne le sont qu'avec des impôts comme l'ISF (encore que même pas, absurdité de plus) et pas avec uniquement un impôt sur les revenus du capital.
améliorer l'efficacité du système, pas en lui tapant dessus (trop d'effets secondaires) mais en le rendant plus simple, plus transparent et plus égalitaire. Comme rendre publique les rémunérations des hauts dirigeants (mais pourquoi qu'eux ? ).
C'est sur, ca soulève moins les foules qu'un discours de Mélanchon. Mais ce serait sûrement plus efficace.
[^] # Re: Gouverner, c'est prévoir. Limiter internet, c'est régresser.
Posté par oao . En réponse au journal Horreur, enfer et damnation: Fin de l'illimité. Évalué à 1.
Le problème c'est que tu complexifies beaucoup trop la règle fiscale, et que c'est profondément inefficace. La sous-traitance peut être cachée : quand Orange achète ses livebox à Sagem, c'est un fournisseur lambda ou un sous-traitant ? Et le fabriquant des processeurs des livebox, c'est un sous-traitant ? En continuant comme ca, on arrive à limiter le salaire maximal à un niveau indépendant du salaire de l'entreprise en question, mais proportionnel au plus bas salaire francais, voir mondial. Bref beaucoup moins que 2800€/mois nets ;)
En plus c'est bien beau de taxer tous ceux qui gagnent plus que la médiane, mais si ils se sont plus sortis les doigts pour cela, tant pis pour eux ? Exemple mon beau père est infirmier, et travaille dans le 60h/semaine, pas tant pour l'argent que pour ses patients, qui ont besoins de lui. Tout cela en ayant fait des études non négligeables. Il a accessoirement quatre enfants à charge, dont 2 en études supérieures. Il faudrait le taxer jusqu'à qu'il ne gagne pas plus que X, célibataire, qui fais ses 35h/semaine, qui n'a pas fais d'études mais qui a été embauché grâce au réseau de papa, et qui a hérité d'une joli maison à 5 min de son boulot, et qui ne paye pas de loyer ?
Taxer le travail c'est bien beau, mais jusqu'à preuve du contraire cela permet aussi à ceux qui héritent du capital de ne pas être concurrencé par l'utilisation de leur argent. Ce n'est pas avec du populisme sur les méchants patrons que la situation peut s'améliorer, mais il faut :
une fiscalité juste et efficace, c'est à dire qui ne favorise pas des effets de niche. Exemple taxer la résidence principale comme un revenu du capital. Pas très populaire mais juste.
une taxation du capital, mais pas tant de ses revenus que de sa simple possession. Par exemple une taxation des revenus du capital à 20% et une taxation du capital à 2%, chiffres en vrac. Pourquoi ? Car il faut que le capital soit investit efficacement, et pas qu'il dorme dans un coffre fort, et ce pour le bien de la société tout entière. Exemple des collections personnelles d'oeuvre d'arts sont à taxer, mais elles ne le sont qu'avec des impôts comme l'ISF (encore que même pas, absurdité de plus) et pas avec uniquement un impôt sur les revenus du capital.
améliorer l'efficacité du système, pas en lui tapant dessus (trop d'effets secondaires) mais en le rendant plus simple, plus transparent et plus égalitaire. Comme rendre publique les rémunérations des hauts dirigeants (mais pourquoi qu'eux ? ).
C'est sur, ca soulève moins les foules qu'un discours de Mélanchon. Mais ce serait sûrement plus efficace.