Ca fait partie de l'ensemble de pratiques qu'ils avaient et sur lesqueslles ils vivaient confortablement jusqu'à ce que le tapis leur soit retiré de sous les pieds, oui. Mais tant que ça a duré c'était la fête.
À compter du 1er janvier 1992, le nouveau peso, en remplacement de l'austral, lui-même créé en 1985, est aligné par le ministre de l'Economie sur le dollar américain, (Domingo Cavallo) , dans le cadre d'un système dit de currency board. Dans un tel système la monnaie locale n'est créée qu'en fonction directe des entrées de dollars. Les particuliers et les entreprises peuvent détenir aussi bien des comptes libellés en peso qu'en dollar. Le but est de de mettre fin à l'inflation en dissuadant l'Etat de recourir à la « planche à billets ». Les résultats sont immédiats : le taux d'inflation passe sous 10 % en 1992. Les entreprises étrangères peuvent investir sans craindre les aléas monétaires locaux et conserver leurs en cours en dollars. Le FMI annonce que la communauté financière peut désormais avoir confiance et doit investir en Argentine. La croissance du PIB, négative en moyenne au cours des années 1980 (-0,5 % en moyenne), dépasse 10 % en 1991 et 1992, et reste très forte entre 1991 et 1998 3.
Ce que je voulais dire au dessus, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos du FMI, il y avait aussi l'école de Chicago dans l'histoire Les dirigeants font appel à des économistes de l’École de Chicago connus pour leur monétarisme pur et dur tandis que l'Argentine applique à la lettre les recettes du Fonds monétaire international (FMI), formalisées dans le « consensus de Washington ». et accepter c'est à remettre dans le contexte du putsch et de l'opération condor.
mais aussi les argentins eux mêmes qui ont accepté la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites ... C'est à cette époque que s'implantent des entreprises comme Suez, avec la privatisation de l'eau par Menem, Ford, Carrefour, EDF, Lockheed Martin (privatisation de FMA).
Un exemple que j'ai vu sur place et qui a un rapport avec le sujet, c'est la téléphonie. Ils ont tout vendu à moitié à telefonica et à moitié à france telecom. Mais, à ce que me disaient les argentins sur place, en échange ils ont gagné un téléphone qui marche.
Le téléphone version argentine avant ces 2 entreprises, c'était des lignes dans tous les sens qui pendaient des maisons en lianes au dessus des rues. Quand quelqu'un voulait une ligne soit il attendait des années, soit il payait "quelqu'un" qui lui tirait une ligne en se branchant à l'arrache. Et le téléphone marchait "pas tout le temps".
Donc voila, on peut faire du fmi le seul bouc émissaire de la situation mais ça ne correspondra pas à la réalité: la somme d'effort que ce pays devait faire pour accéder à une indépendance technologique, il ne la faite que jusqu'à un certain point, puis il a choisi de vendre ses actifs en échange de capitaux massifs sur lesquels il a vécu plutot que construire à partir d'eux. Ca a fini par péter, la situation n'est pas très différente de celle de la grèce.
Et puis il faudrait prendre un peu de recul, est ce qu'en fait les capitaux étranger de telefonica et de france telecom n'ont pas servi à former une génération d'argentins qui savent maintenant organiser les telecom sur place? Et en échange de quoi puisqu'ils ne rentreront jamais dans leur investissement vu l'état économique qui a suivi cette vague d'investissement et qui dure depuis? Tout dépend en fait du rapport ingénieurs locaux/français et espagnols quui savent faire tourner la baraque, mais il n'est pas évident qu'ils aient fait une mauvaise affaire.
[^] # Re: Gouverner, c'est prévoir. Limiter internet, c'est régresser.
Posté par imr . En réponse au journal Horreur, enfer et damnation: Fin de l'illimité. Évalué à 4.
Ca fait partie de l'ensemble de pratiques qu'ils avaient et sur lesqueslles ils vivaient confortablement jusqu'à ce que le tapis leur soit retiré de sous les pieds, oui. Mais tant que ça a duré c'était la fête.
À compter du 1er janvier 1992, le nouveau peso, en remplacement de l'austral, lui-même créé en 1985, est aligné par le ministre de l'Economie sur le dollar américain, (Domingo Cavallo) , dans le cadre d'un système dit de currency board. Dans un tel système la monnaie locale n'est créée qu'en fonction directe des entrées de dollars. Les particuliers et les entreprises peuvent détenir aussi bien des comptes libellés en peso qu'en dollar. Le but est de de mettre fin à l'inflation en dissuadant l'Etat de recourir à la « planche à billets ». Les résultats sont immédiats : le taux d'inflation passe sous 10 % en 1992. Les entreprises étrangères peuvent investir sans craindre les aléas monétaires locaux et conserver leurs en cours en dollars. Le FMI annonce que la communauté financière peut désormais avoir confiance et doit investir en Argentine. La croissance du PIB, négative en moyenne au cours des années 1980 (-0,5 % en moyenne), dépasse 10 % en 1991 et 1992, et reste très forte entre 1991 et 1998 3.
Le reste sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine .
Ce que je voulais dire au dessus, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos du FMI, il y avait aussi l'école de Chicago dans l'histoire
Les dirigeants font appel à des économistes de l’École de Chicago connus pour leur monétarisme pur et dur tandis que l'Argentine applique à la lettre les recettes du Fonds monétaire international (FMI), formalisées dans le « consensus de Washington ». et accepter c'est à remettre dans le contexte du putsch et de l'opération condor.
mais aussi les argentins eux mêmes qui ont accepté la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites ... C'est à cette époque que s'implantent des entreprises comme Suez, avec la privatisation de l'eau par Menem, Ford, Carrefour, EDF, Lockheed Martin (privatisation de FMA).
Un exemple que j'ai vu sur place et qui a un rapport avec le sujet, c'est la téléphonie. Ils ont tout vendu à moitié à telefonica et à moitié à france telecom. Mais, à ce que me disaient les argentins sur place, en échange ils ont gagné un téléphone qui marche.
Le téléphone version argentine avant ces 2 entreprises, c'était des lignes dans tous les sens qui pendaient des maisons en lianes au dessus des rues. Quand quelqu'un voulait une ligne soit il attendait des années, soit il payait "quelqu'un" qui lui tirait une ligne en se branchant à l'arrache. Et le téléphone marchait "pas tout le temps".
Donc voila, on peut faire du fmi le seul bouc émissaire de la situation mais ça ne correspondra pas à la réalité: la somme d'effort que ce pays devait faire pour accéder à une indépendance technologique, il ne la faite que jusqu'à un certain point, puis il a choisi de vendre ses actifs en échange de capitaux massifs sur lesquels il a vécu plutot que construire à partir d'eux. Ca a fini par péter, la situation n'est pas très différente de celle de la grèce.
Et puis il faudrait prendre un peu de recul, est ce qu'en fait les capitaux étranger de telefonica et de france telecom n'ont pas servi à former une génération d'argentins qui savent maintenant organiser les telecom sur place? Et en échange de quoi puisqu'ils ne rentreront jamais dans leur investissement vu l'état économique qui a suivi cette vague d'investissement et qui dure depuis? Tout dépend en fait du rapport ingénieurs locaux/français et espagnols quui savent faire tourner la baraque, mais il n'est pas évident qu'ils aient fait une mauvaise affaire.