Il y a bien longtemps (même bien avant BeOS), sur Amiga, le serveur graphique gérait les fenêtres, tous les widgets courants (boutons, barres de défilement, menus...) et l’affichage, le tout avec une priorité supérieure absolue par rapport aux applications.
Résultat :
l’interface restait réactive, même avec plusieurs applications qui pédalaient : pas de blocage temporaire du pointeur souris, pas d’application qui peinait à redessiner le contenu de sa fenêtre quand on la faisait passer au premier plan, des boutons qui s’enfonçaient toujours quand on cliquait dessus (et on savait que l’évènement était envoyé à l’application) ;
une interface utilisateur cohérente ;
des applications plus simples et plus légères.
Malgré des machines bien plus puissantes, il arrive à l’heure actuelle de ne pas avoir la même réactivité (le clou, c’est quand un navigateur part en sucette et bouffe un max de swap, et que le serveur X rate des touches du clavier pendant qu’on essaie de taper la commande pour killer le navigateur), les applications sont alourdies par différents toolkits et doivent gérer elles-mêmes plusieurs threads si elles veulent garantir une bonne réactivité, et leurs interfaces ne sont pas toujours très cohérentes entre elles.
À mon avis, c’est plus négatif pour l’« expérience utilisateur » qu’une petite différence en performances pures.
Wayland aurait pu être une bonne occasion d’avancer dans la bonne direction.
Malheureusement, il semble bien que ce sera le contraire.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Il y a bien longtemps...
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Une info sur KDE on Wayland. Évalué à 10. Dernière modification le 12 août 2011 à 09:04.
Il y a bien longtemps (même bien avant BeOS), sur Amiga, le serveur graphique gérait les fenêtres, tous les widgets courants (boutons, barres de défilement, menus...) et l’affichage, le tout avec une priorité supérieure absolue par rapport aux applications.
Résultat :
Malgré des machines bien plus puissantes, il arrive à l’heure actuelle de ne pas avoir la même réactivité (le clou, c’est quand un navigateur part en sucette et bouffe un max de swap, et que le serveur X rate des touches du clavier pendant qu’on essaie de taper la commande pour killer le navigateur), les applications sont alourdies par différents toolkits et doivent gérer elles-mêmes plusieurs threads si elles veulent garantir une bonne réactivité, et leurs interfaces ne sont pas toujours très cohérentes entre elles.
À mon avis, c’est plus négatif pour l’« expérience utilisateur » qu’une petite différence en performances pures.
Wayland aurait pu être une bonne occasion d’avancer dans la bonne direction.
Malheureusement, il semble bien que ce sera le contraire.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone