• # Rémunération des "artistes"

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La licence globale, une "mauvaise solution pour un faux problème". Évalué à 10.

    Un des problèmes est que les "artistes" (je mets cela entre guillemets car la définition de l'art est subjective) ou auteurs peuvent toucher de l'argent sur leurs œuvres pendant 70 ans après leur mort (du moins en France).

    Les chanteurs, compositeurs, écrivains,... comptent parmi le peu de professions où ce droit s'applique et pourtant ce sont loin d'être les seuls créateurs dont le travail sera utilisé pendant des années ou des décennies. Amis cobolistes, si vous aviez eu le même privilège, vous seriez riches à ce jour. Ce privilège devrait être modifié. Voici ma proposition faite "à la va-vite" et dont les paramètres pourraient être ajustés selon la réalité.

    Un artiste passant par une maison de disque ou une maison d'édition devrait toucher pour chacune de ses œuvres un salaire fixe négocié avec cette même maison. Si la distribution de l’œuvre n'arrive pas à faire gagner suffisamment d'argent à la maison de disque tant pis pour sa gueule. C'était à elle de mieux négocier salaire et gérer les dépenses.
    Pendant disons 3 ans, s'il y a des bénéfices réalisés, ils peuvent aller à l'artiste selon un pourcentage négocié avec la maison de disque ou d'édition.
    Passé 3 ans jusqu'à 6 ans, ce pourcentage des bénéfices ne va plus à l'artiste mais va à la maison de disque dans un fond pour promouvoir de nouveaux auteurs. Ce fond doit être contrôlés pour s'assurer que c'est le cas et que cela ne part pas dans d'autres frais.
    De 6 ans à 20 ans, l’œuvre devient ouverte à tous, ce qui ne veut pas dire dans le domaine public. Celle-ci devient distribuable, modifiable, réinterprétable par qui veut bien tant que la source est citée et en s’acquittant de payer un pourcentage sur les bénéfices engendrées par ces actions. Celui-ci va dans un fond public d'aide à la culture pour aider les nouveaux artistes, pour l’organisation de festivals et autres trucs en rapport avec le domaine culturel.
    Passé 20 ans, l’œuvre tombe dans le domaine public.

    Si l'artiste meurt, tout ce qui devrait lui revenir va dans le fond public à la culture (sauf salaire dû). Les ayants-droits ne touchent rien comme dans n'importe quelle autre profession. L'héritage est là pour ça.

    Pour les artistes qui ne veulent pas passer pas une maison de disque ou d'édition, la logique reste la même en considérant qu'il est sa propre maison et donc les sommes revenants à la maison lui reviennent. Par contre il n'y a plus de notions de salaire fixes. Après 6 ans, il ne touche plus rien en tant qu'auteur de son œuvre. Par contre rien ne l’empêche de toucher en tant que distributeur mais une partie de ses bénéfices ira au fond public après 6 ans.

    Voilà, mon idée est peut-être tordue mais un truc du genre me paraît plus juste que le fait qu'un jeune qui n'a jamais connu son grand-père puisse toujours recevoir magiquement de l'argent de sa part pour un truc qu'il avait fait il y a 60 ans. Et tout autant, ça me choque qu'un mec qui a fait un truc ado il y a 60 ans touche de l'argent dessus alors que d'autres personnes arrivent à l'age de la retraite mais continue de travailler car ils ne vont pas pouvoir toucher suffisamment après avoir pourtant travaillé pas loin de 50 ans comme des tarés.

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