il me semble que c'est justement parce que tout le monde n'a pas d'argent que ça a de la valeur
Ou plus précisément parce qu'il n'y en a pas une quantité illimitée. Oui.
Ce qui importe, c'est la part que tu possèdes par rapport à tout l'argent en circulation.
Si tu me file 1500 euros par mois sans contrepartie, combien faudra-t-il me donner pour que j'aille faire l'éboueur ?
Une autre objection immanquablement suscitée par le revenu de base, « Mais qui fera les sales boulots ? », constitue à elle seule un aveu terrible, fait-elle remarquer : « La poser, c’est admettre qu’il nous faut une catégorie de population suffisamment vulnérable pour ne pas pouvoir refuser les boulots dont nous ne voulons pas. » Les solutions possibles données par les partisans du revenu garanti varient assez peu. Il y en a trois : les faire soi-même, les automatiser et les rationaliser, ou enfin reconnaître leur utilité sociale et les payer en conséquence, de façon à les rendre attractifs sur le plan financier.
mais peu qui travaillent
Beaucoup pensent que s'il y a de la pauvreté, c'est qu'il n'y a pas assez de travail effectué pour satisfaire tous les besoins. Mais c'est faux, il n'y a juste pas l'argent pour les échanger. Je te conseille le début de ce texte de Larkin.
Et on le comprend facilement, quand on voit la schizophrénie du système :
- il faut travailler pour satisfaire les besoins
- il faut créer de nouveaux besoins pour avoir du travail
D'un côté, il faut être plus efficace pour satisfaire les besoins, c'est très bien. Et de l'autre, il ne faut surtout pas satisfaire les besoins car alors il n'y a plus d'emploi. Une conséquence typique est l'obsolescence programmée (voir absolument le documentaire d'Arte "Prêt à jeter").
Mais l'emploi n'est pas un but, comme beaucoup le pensent (il suffit de voir les réactions ici et là concernant l'annonce de Foxconn de remplacer ses employés par des robots).
Le travail est un moyen : il permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est vouloir combattre le but pour préserver le moyen, comme l’explique Frédéric Bastiat dans le deuxième chapitre de « Sophismes Économiques ».
[^] # Re: Demande de complément sur le revenu universel
Posté par ®om (site web personnel) . En réponse au journal La licence globale, une "mauvaise solution pour un faux problème". Évalué à 5.
Ou plus précisément parce qu'il n'y en a pas une quantité illimitée. Oui.
Ce qui importe, c'est la part que tu possèdes par rapport à tout l'argent en circulation.
Très bonne question. Je te conseille cet article sur OWNI :
Une autre objection immanquablement suscitée par le revenu de base, « Mais qui fera les sales boulots ? », constitue à elle seule un aveu terrible, fait-elle remarquer : « La poser, c’est admettre qu’il nous faut une catégorie de population suffisamment vulnérable pour ne pas pouvoir refuser les boulots dont nous ne voulons pas. » Les solutions possibles données par les partisans du revenu garanti varient assez peu. Il y en a trois : les faire soi-même, les automatiser et les rationaliser, ou enfin reconnaître leur utilité sociale et les payer en conséquence, de façon à les rendre attractifs sur le plan financier.
Beaucoup pensent que s'il y a de la pauvreté, c'est qu'il n'y a pas assez de travail effectué pour satisfaire tous les besoins. Mais c'est faux, il n'y a juste pas l'argent pour les échanger. Je te conseille le début de ce texte de Larkin.
Et on le comprend facilement, quand on voit la schizophrénie du système :
- il faut travailler pour satisfaire les besoins
- il faut créer de nouveaux besoins pour avoir du travail
D'un côté, il faut être plus efficace pour satisfaire les besoins, c'est très bien. Et de l'autre, il ne faut surtout pas satisfaire les besoins car alors il n'y a plus d'emploi. Une conséquence typique est l'obsolescence programmée (voir absolument le documentaire d'Arte "Prêt à jeter").
Mais l'emploi n'est pas un but, comme beaucoup le pensent (il suffit de voir les réactions ici et là concernant l'annonce de Foxconn de remplacer ses employés par des robots).
Le travail est un moyen : il permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est vouloir combattre le but pour préserver le moyen, comme l’explique Frédéric Bastiat dans le deuxième chapitre de « Sophismes Économiques ».
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