En faisant des œuvres en tenant compte de leur rentabilité, on pond des soupes insipides. C'est très souvent le cas.
C'est là la grosse erreur, à mon avis. C'est encore vrai, et ça le sera un temps. Mais pas indéfiniment. Cela fait une dizaine d'années que j'ai commencé à avoir accès, comme beaucoup, à des films "piratés" (et je tiens aux guillemets). Et c'est de là que nous était venue l'expression "classé divX" pour un film : des trucs qu'on verrait bien, mais certainement pas assez fort pour payer une place de cinéma. Des trucs qu'on regardera si ça passe à la télé, qu'on voit le DVD en promo, ou qu'un pote nous passe le Divx.
C'est finalement juste la loi du marché. Sans même parler de Divx, la quantité de films que bien des gens ont à disposition (soit des DVDs qu'ils n'ont pas encore regardés, soit ceux qu'il peut emprunter dans la DVDthèque du voisin, ...) fait que la grosse bouse n'a plus aucune chance de percer au cinéma.
Avec un bémol majeur, lié à la définition même de "bouse" : le gros blockbuster qui ne te branche pas forcément, il peut avoir ses chances au cinéma. Juste parce qu'il propose quelque-chose que les gens sont prêts à payer 10€ : un bon moment passé avec des potes, des jolies filles à reluquer, une immersion dans un univers qu'ils aiment bien, etc.
Aujourd'hui, à mon sens, faire un film (ou une oeuvre) sans se préoccuper de son public, et espérer que le-dit public paye pour y accéder, c'est illusoire. Ce peut-être dommage - et de toutes façons les mécanismes de financement du cinéma français permettront à cette illusion de durer encore quelques temps - mais c'est la conséquence logique de la possibilité d'un accès gratuit - fut-il illégal - aux produits culturels.
[^] # Re: Merci Godard
Posté par Larry Cow . En réponse au journal La licence globale, une "mauvaise solution pour un faux problème". Évalué à 3.
En faisant des œuvres en tenant compte de leur rentabilité, on pond des soupes insipides. C'est très souvent le cas.
C'est là la grosse erreur, à mon avis. C'est encore vrai, et ça le sera un temps. Mais pas indéfiniment. Cela fait une dizaine d'années que j'ai commencé à avoir accès, comme beaucoup, à des films "piratés" (et je tiens aux guillemets). Et c'est de là que nous était venue l'expression "classé divX" pour un film : des trucs qu'on verrait bien, mais certainement pas assez fort pour payer une place de cinéma. Des trucs qu'on regardera si ça passe à la télé, qu'on voit le DVD en promo, ou qu'un pote nous passe le Divx.
C'est finalement juste la loi du marché. Sans même parler de Divx, la quantité de films que bien des gens ont à disposition (soit des DVDs qu'ils n'ont pas encore regardés, soit ceux qu'il peut emprunter dans la DVDthèque du voisin, ...) fait que la grosse bouse n'a plus aucune chance de percer au cinéma.
Avec un bémol majeur, lié à la définition même de "bouse" : le gros blockbuster qui ne te branche pas forcément, il peut avoir ses chances au cinéma. Juste parce qu'il propose quelque-chose que les gens sont prêts à payer 10€ : un bon moment passé avec des potes, des jolies filles à reluquer, une immersion dans un univers qu'ils aiment bien, etc.
Aujourd'hui, à mon sens, faire un film (ou une oeuvre) sans se préoccuper de son public, et espérer que le-dit public paye pour y accéder, c'est illusoire. Ce peut-être dommage - et de toutes façons les mécanismes de financement du cinéma français permettront à cette illusion de durer encore quelques temps - mais c'est la conséquence logique de la possibilité d'un accès gratuit - fut-il illégal - aux produits culturels.