• [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 1.

    Je doute que les livres de Marc Lévy ne représente que peanuts du CA desdits libraires.

    Sans doute un bon pourcentage, oui, mais le CA final n'est pas mirobolant. J'ai connu de bons libraires qui étaient obligés de prendre un crédit à la consommation pour pouvoir vivre (mauvais mois, loyer, essence de la caisse, continuer à sortir des sous pour acheter les bouquins qu'on va vendre...).

    Et de toute façon, quelle pourrait être la plus-value d'un libraire lors de la vente d'un Marc Lévy

    Bah oui. Alors pourquoi ne pas l'acheter au supermarché du coin ? C'est ce que se disent les gens. Et voilà le pourcentage de Marc Lévy dans le CA du libraire qui fond, qui fond...
    Les gens n'ont pas vraiment besoin de conseils pour les best-sellers c'est un fait.

    De plus, peut-on vraiment espérer qu'un libraire lise toute la production de livres (on va se restreindre aux romans et nouvelles) pour ensuite apporter un conseil pertinent ?

    Tu as raison. Mais une librairie, c'est souvent une équipe de qq personnes, qui peuvent se partager les conseils de bouquin. De plus, et ce n'est pas négligeable, pour convaincre le libraire de lui prendre des bouquins, le représentant des maisons d'édition ont des extraits, des résumés à lui donner, ce qui peut lui donner une idée générale de l'œuvre.
    De plus, ils se tiennent au courant, lisent des critiques, décryptent les tendances, bref s'informent.

    Enfin, il ne faut pas oublier que le libraire choisit les livres qu'il va vendre, donc il lui faut une idée du bouquin (conseils du représentant, les fiches du représentant, magazine spécialisé...) avant de commander. Donc il connaît, même superficiellement un très gros nombre de bouquins.

    Si le fond du problème est de faire en sorte que les petits résistent alors autant faire une loi qui interdit les entreprises de plus de x salariés (ou de x M€ de CA), ou imposer que ceux qui vendent des livres soient titulaires d'un diplôme spécifique, ou interdire la vente de livres hors librairie, etc.

    Tu vois déjà comme certains s'enflamment sur un loi qui demande juste un prix unique, alors bonjour les levées de bouclier avec ce genre de propositions... Et surtout, on n'empêche pas les librairies de fermer, on leur donne juste un coup de pouce pour résister.
    C'est un vœu pieu de garder des librairies et le prix unique est le moyen le moins contraignant (par rapport à tes propositions) et le plus proportionné (diplôme + interdit de vendre autre part qu'en librairie, c'est bien le cas pour les pharmaciens, mais là c'est parce que des vies sont en jeu).
    Le jour où il n'y aura plus que des fnac/amazon, la loi du prix unique pourra sauter sans arrière-pensées et ça n'empêchera pas le ministre de la culture de dormir.

    Being a sysadmin is easy. As easy as riding a bicycle. Except the bicycle is on fire, you’re on fire and you’re in Hell.