• [^] # Re: Debian vs KISS

    Posté par . En réponse au journal La première distribution majeure !. Évalué à 1.

    En passant par dpkg, tu peux télécharger un .deb et l'installer en ignorant les dépendances. Il suffit de lire la man page de dpkg.

    Je sais lire les man et j’ai déjà utilisé dpkg.
    Le problème est dans « télécharger ». Quand il faut trouver un paquet dans le foutoir d’un dépôt Debian, c’est un peu plus compliqué que sur une autre distribution. Quand il y a aussi un certain nombre de dépendances qu’il faut trouver dans la bonne version, c’est juste la merde (à moins qu’ils ne se soient enfin décidés à ranger les paquets par version de la distribution ; si c’est le cas, je serai content de l’apprendre).

    dpkg = pacman

    Non, pacman fait aussi le boulot d’apt-get voire d’autres commandes (voir ici).

    Après, avec aptitude ou apt, tu peux faire des mélanges, mais ça demande un peu plus de connaissances que trois options sur une ligne de commande.

    Je sais bien, c’est pour ça que ça m’a pris pas mal de temps pour mettre ça à peu près au point. Tout ça pour me faire avoir par les dépendances strictes sur les paquets...

    Après pour l'histoire de Xlib je suppose que ce n'était pas sur un serveur en production.

    Non, mais après tout ça n’aurait pas été un gros soucis : les outils d’administration graphiques peuvent éventuellement être impactés par un tel changement, mais pas les services.

    Au delà, en maintenant un serveur dont la distribution n’avait plus de mises à jour, j’avais fini avec un noyau vanilla beaucoup plus récent compilé à la main, des paquets binaires des deux versions suivantes (dont la glibc) et des paquets de celle d’après recompilés. Finalement, le système était plus stable qu’au départ (pas très dur : le noyau d’origine était un des premiers 2.4, avec une version de NFS franchement boguée) et même plus stable que la distribution que j’ai installée après (jusqu’à ce que j’aie aussi repéré et pris en compte les bugs des logiciels qui la composent).

    Debian, et c'est ce que j'aime, ne se met pas en travers du chemin si tu essaies de faire des subtilités non prévues et fournis même des outils pour aider (si tu veux les utiliser), par exemple si tu veux compiler ton propre paquet qui va remplacer un paquet nécessaire à Debian, tu peux utiliser equivs pour ça.

    Debian fait des trucs complexes et éventuellement d’autres trucs complexes (qu’il faut trouver) pour permettre de contourner les premiers si on a des besoins particuliers. Ce n’est pas ce que j’appelle ne pas se mettre en travers du chemin.
    La distribution qui ne se met vraiment pas en travers du chemin, c’est Slackware : elle fait juste le minimum et après, tu te démerdes « à la main », comme sur n’importe quel Unix.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone