• [^] # Re: Quelques éléments de réponses

    Posté par . En réponse au journal Google dé-référence la presse belge francophone. Évalué à -1.

    On peut ne pas être d’accord. Il serait préférable de le montrer, avec des arguments un peu plus solide, des arguments qui montrent, de par leur pertinence, qu’on a lu la décision de justice. C’est la moindre des choses que de lire les arguments de ceux avec qui on n’est pas d’accord et de contre-argumenter sur cette base là. Ne pas le faire est le signe d’une malhonnêteté intellectuelle révulsante. Et beaucoup ici, dont toi, a montré qu’ils n’avaient pas fait ce travail. Typiquement, contredire un point du jugement ou évoquer un point qui a été traité par le jugement, sans pour autant sans référer au jugement et dire pourquoi on n’est pas d’accord ; tout ceci dévoile qu’un certain nombre de mes interlocuteurs n’ont pas lu. Ils peuvent prétendre avoir la science infuse. Je leur refuse le moindre petit espoir d’être convaincant.

    Un acte qui consiste a faire valoir ses droits en justice est un acte « pourri » ? Belle mentalité. Désolé mais je ne souscris pas pour une telle société. Tu es développeur de logiciel libre ? Que dirais-tu si, sans ton accord, je distribuais ton logiciel dans les conditions qui me plaisent, et un accord n’est pas une absence de refus comme le considère Google et beaucoup ici. Que dirais-tu si je qualifiais de « pourri » le fait de me poursuivre en justice après ça ?

    Ce n’est pas de deux lignes de texte dont on parle ici. C’est de la récupération systématique, intégrale des articles, de leur redistribution (partielle et intégrale) et de l’exploitation commerciale de cette activité. Tu minimises systématiquement la contre-façon dont Google s’est rendu coupable. Tu « oublies » systématiquement tout le jugement pour ne prendre que ce qui t’arrange. Encore une fois : ne pas être d’accord avec le jugement c’est une chose, ne pas le lire dans le même temps est la preuve d’une mauvaise foi patente. Lorsque que tu le déformes, le minimises, ou n’en prend qu’une infime partie c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Lorsque tu ramènes tout au « nombre de ligne » d’un article tu prouves ton incompréhension totale de ce qu’est le droit d’auteur. Droit d’auteur dont une des bases est que l’extrait est protégé au même titre que la totalité d’une œuvre. Droit d’auteur dont l’une des exceptions est le droit de citation qui n’a jamais, ô grand jamais, été applicable sur la base d’un critère de taille, mais sur la base du contexte dans lequel s’inscrit cette citation.

    Et mes valeurs me disent que le journaux doivent pouvoir vendre le contenu, qu’ils en ont le droit d’exploitation exclusif. Ne serait-ce que pour assurer leur pérénité, dans l’intérêt direct du public à obtenir une information de qualité.

    Google ne défend pas l’intérêt du web pour deux raisons.
    — Il introduit l’idée qu’il peut, de son chef, retirer des sites de son moteur de recherche. Ceci de manière non justifiée techniquement et légalement, mais pour des raisons politiques.
    — il défend l’idée que le contenu qu’on trouve sur le reste d’Internet peut être récupéré, redistribué et exploité (pourvu qu’on soit puissant) sans avoir de compte à rendre à l’auteur du contenu. Ceci est parfaitement applicable au contenu sous GPL. Je te laisse imaginer les conséquences.