• [^] # Re: Ou pas

    Posté par . En réponse au journal Jamendo, les creative commons et l'hypocrisie de la "culture libre". Évalué à 1.

    Moi ce qui me fais réagir c'est de s'appuyer là dessus pour expliquer que finalement les pirates sont de grands libristes et qu'ils ont plus attachés aux 4 libertés que ceux qui cherche des CC-BY-SA sur jamendo.

    L'objectif de la piraterie c'est d'être libre, pas libriste.

    On ne peut pas placer pirate et libriste sur le même plan : l'un se définit par ses activités, l'autre se définit par son éthique. Quelqu'un qui défend le piratage par les mots mais qui ne pirate pas n'est pas un pirate. Quelqu'un qui pirate mais ne se pose aucune question sur ce qu'il fait ou ignore totalement la loi est un pirate, par définition. À l'inverse, quelqu'un qui veut être libre mais n'est ni développeur, ni musicien, ni quoi que ce soit qui permet de mettre sa production sous licence libre, s'il a conscience des enjeux du libre, utilise des logiciels libres et défend le mouvement en question, est un libriste.

    Ce que je critique, c'est d'abord que les CC servent plus les intérêts des pirates que des libristes, alors qu'elles n'ont pas été conçues pour ça. C'est comme si on avait un gros trésor à partager entre tous, mais qu'au final seuls les pirates en profitent.
    Ce que je critique ensuite, c'est que les pirates trouvent dans le piratage les libertés que les libristes devraient pouvoir trouver dans la culture dite libre. Or, les pirates ne militent pas pour ça : ils prennent la liberté là où il y en a, et n'ont qu'à se baisser pour la ramasser. Les libristes, en revanche, défendent un idéal, mais les libertés qu'ils demandent restent inaccessibles.

    C'est ce déséquilibre que je dénonce.