• [^] # Re: Blabla

    Posté par . En réponse au journal Jamendo, les creative commons et l'hypocrisie de la "culture libre". Évalué à 2.

    Tes critères techniques sont complètement irréalisables pour un très grand nombre d’œuvre. On ne peut pas demander la partition pour une improvisation.

    Oui, c'est vrai. Il faudrait peut-être affiner ces critères en fonction de chaque œuvre. J'ai moi même pensé au cas du dessin : il sera peut-être possible de récupérer tout l'historique d'un dessin réalisé par ordinateur ou via une tablette graphique. En revanche, un dessin scanné ne permet pas de revenir en arrière. Je ne sais pas trop comment décider de ce qui est une source, dans ces cas là. Ça mérite d'être approfondi.

    Mais que faudrait-il penser alors d'un logiciel entré dans le domaine public dont l'auteur a emporté le secret du code source dans la tombe ? Est-ce libre ?
    Si le logiciel est vraiment important, peut-être que certains vont essayer de le libérer en le décompilant, de reverse-egineerer le binaire...
    Dans le cas de la musique, un décompilateur, ce serait peut-être un musicien doté de l'oreille absolue... ;-)

    Si l’enregistrement est de mauvaise qualité ou que personne n’a gardé de copie dans un format ouvert, alors comment qualifierais-tu le fichier ?

    Si l'unique enregistrement est de mauvaise qualité, l'œuvre sera quand même libre : l'essentiel est d'avoir un fichier sans perte par rapport à l'original, et c'est l'auteur qui définit ce qu'est l'original.

    Si en plus ça n'est pas dans un format ouvert, l'essentiel est qu'il n'y ait pas de pertes entre le format ouvert alternatif et l'original.
    Tu me diras qu'on peut encoder le fichier mp3 en flac, mais que du coup le fichier sera trop lourd pour une utilisation quotidienne. L'essentiel est que le fichier flac sans perte soit disponible pour tous ceux qui ne peuvent pas lire ou encoder à partir du mp3, ensuite ceux-ci partagent et utilisent le fichier dans le format qu'ils veulent.
    Tu me diras qu'en faisant ainsi, ce sera un moindre mal, mais ce ne sera pas parfait, parce que ceux qui auront encodé en ogg vorbis auront les pertes du vorbis + les pertes du mp3, donc une qualité dégradée par rapport à l'original. Je crois que c'est pour cela qu'il faut encourager les artistes adhérant à la culture partageable à utiliser des formats ouverts.

    Pour l'anecdote : il y a quelques mois je me suis demandé si le logiciel HOIC était libre, et on m'avait répondu que oui, puisque le code source est disponible dans l'archive. Le problème est que si je veux lire ce code source, je dois acquérir une copie du logiciel RealStudio, propriétaire. HOIC est-il un logiciel libre ?

    Du coup ta critique envers Jamendo qui propose surtout du mp3 tombe un peu à l’eau : à quoi bon vouloir à tout prix un fichier dans un format inutile ?

    Ce qui est important, c'est que tout le monde puisse le lire. Dans le cas du mp3, on ne se sent pas vraiment concernés en France, puisque le mp3 est ouvert dans tous les pays où on ne reconnaît pas les brevets logiciels (à ma connaissance). Mais que dirait-on d'un livre sous licence Creative Commons, disponible uniquement sur Scribd, par exemple ? Ou d'une vidéo libre disponible uniquement sous forme d'application flash ?

    De plus, l'excuse de la non-disponibilité des "sources" ne tient pas pour Jamendo : s'ils arrivent à encoder le fichier en vorbis q7, en vorbis q3 et en mp3, c'est qu'ils ont de la qualité supérieure ou égale au vorbis q7. Pourquoi ne veulent-ils pas seeder les fichiers ?