• [^] # Re: Ben voyons...

    Posté par . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 1.

    phxonx, je te remercie de répondre à ce journal.

    Ta réponse est agressive et méprisante, mais elle est utile. De toute manière j'avais le pressentiment qu'après avoir écrit un tel journal il y aurait quelqu'un pour dire qu'il ne s'agit pas là d'une tentative d'argumenter un point de vue mais du charabia d'un sale tipiak qui se cherche des excuses.

    En relisant notre première discussion j'ai parfois l'impression que tu préférerais réduire les pirates au silence plutôt que de débattre intelligemment avec eux. Heureusement que ton attitude prouve le contraire, sinon je t'accorderais autant de mépris que tu en accordes à moi et à ma communauté.

    n'est pas le fait que l'activité des pirates soit illégale, ce n'est pas non plus le fait que celle-ci soit inévitable, c'est le fait que celle-ci soit illégitime.

    Non, c'est le fait que les pirates sont des hypocrites qui brandissent des arguments complètement à coté de la plaque pour se faire passer pour des martyrs, des révolutionnaires, des philosophes, des justiciers etc.

    Ce n'est pas ce que j'avais compris de notre discussion précédente. Permets-moi d'en citer quelques passages :

    Le mec qui a créé le truc que tu veux avoir il te dit : "si tu veux avoir mon truc il faut payer X €". Avec X qui va de 0 à plusieurs millions. Ça marche avec tous les biens, matériels ou immatériels.
    [...]
    Non tu vois il y a une différence : la licence.
    C'est un truc auquel les libristes sont assez attachés, la licence. Quand tu participe à un débat tu donnes ton accord (même implicite) pour que les gens entendent/voient ce que tu as à dire. Quand tu fais un film cet accord est soumis à des conditions de paiement.
    [...]
    Il y a une étiquette sur les produits payants. C'est un bon point de départ. Le créateur du produit lui donne un prix, et toi tu n'as pas à juger de la noblesse de l'échange en général.
    [...]
    Si, si, c'est un client. Il respecte la volonté des auteurs et les licences. Et il s'aquitte des devoirs du consommateur (même si dans le cas de musique libre gratuite c'est vite fait).
    [...]
    Ça c'est une citation de drakho, qui avait pris part au débat aussi, pardon de ne pas l'avoir mentionné :
    [...]
    Les maisons de disque ont une certaine légitimité à se battre contre les "téléchargeurs sauvages" dans le sens ou les artistes, de par leur contrat, on choisi comme règle du jeu de faire payer leur audience.
    En revanche, elles n'auraient pas cette légitimité face à des artistes ayant choisi de donner librement leurs créations.
    L'artiste a le choix de la façon dont son œuvre sera diffusée. Soit il délègue ce choix à une maison de disque, soit il le garde pour lui.

    [...]
    > > Donc, une maison de disque n'aurait pas de légitimité à s'attaquer à la création de culture libre.

    Pourquoi ?

    Tout simplement parce que ça ne leur appartient pas. 0 droit de regard sur ce qui se passe. Au nom de quoi iraient-ils s'attaquer à un produit qui ne leur appartient pas.

    Voilà pourquoi j'en avais déduit que le point épineux était la légitimité du respect de la licence. Je suppose que c'est parce que ce n'est pas le cas que tu ne réponds pas à l'hypothèse d'une licence qui serait légitime sans respecter la loi.

    Mais j'aurais peut-être dû poser une autre question : Pourquoi est-il légitime de ne pas respecter une loi idiote et injuste, mais illégitime de ne pas respecter une licence idiote et injuste ? En quoi la licence serait-elle supérieure à la loi ?
    (j'ai une petite idée sur la question, mais j'aimerais avoir ton avis)

    les pirates sont des hypocrites qui brandissent des arguments complètement à coté de la plaque pour se faire passer pour des martyrs, des révolutionnaires, des philosophes, des justiciers etc.

    Martyrs, non. Quand un pirate se fait coincer on ne fait pas le siège du tribunal. Un capitaine coule avec son navire, c'est la règle chez les pirates, les hacktivistes, les crackers, etc. Si on n'est pas fichu de sécuriser son navire, il ne faut pas espérer être repêché.

    Révolutionnaires, je ne sais pas. Tout dépend de quoi on parle. Si changer la façon dont on pense l'économie de l'immatériel est une révolution, alors, oui, certains pirates sont révolutionnaires.

    Philosophes, non. Jamais vu un pirate qui fait de la philosophie sa profession. Par contre il y a des pirates qui s'expriment et qui pensent, c'est un fait, même si ça ne te plaît pas.

    Pour ton information quand on parle de propriété intelectuelle, on fait souvent référence à la libération d'une partie des droits d'un produit pour en faciliter la diffusion. Par défaut tu as une exclusivité sur tes idées, exclusivité défendue assez violamment par le fait qu'il n'est pas encore possible de lire les pensées.

    Je ne sais pas quelle est la définition juridique. Mais dans le langage courant, propriété intellectuelle est le truc qui englobe brevets + copyright + droit des marques. J'ai juste tenté d'en donner une définition précise par rapport à ce que le terme m'évoquait (et aussi parce que si chacun avait lu le texte avec une définition différente, on n'aurait plus rien compris).

    Rien, il n'est pas possible légalement de protéger une idée ou une information. De toute façon je ne vois pas comment on pourrait protéger une idée, "Je vous interdit de penser à un ours blanc avec un chapeau vert et rose". Pas convaincant hein ?

    Là tu viens de me dire qu'il est impossible d'appliquer une protection totale sur une information. En revanche "je vous interdis de représenter un ours blanc avec un chapeau vert et rose", c'est possible. J'ai pas le droit de représenter une souris avec des oreilles rondes et une salopette rouge, par exemple.

    L'ensemble du domaine des mathématiques repose sur des hypothèses et des constatations. Les mathématiques en tant que telles ne puvent donc pas être protégées légalement non plus.

    En France alors. Parce qu'aux États-Unis, on est à deux doigts de dire "vous pouvez pas utiliser des matrices pour corréler telles et telles données".

    Oui, il attaque la terminologie. I.E il est en train de dire que "propriété intelectuelle" ca ne veut rien dire. Joli contresens.

    Effectivement il attaque la propriété intellectuelle, mais ne la rejette pas en bloc. Il semble critiquer uniquement les brevets. C'est le fait de parler du "fruit d'une activité intellectuelle" qui m'a fait généraliser ça au copyright et au droit d'auteur.

    En passant on remarquera que Jean-Baptiste Berthelin dit explicitement que le droit d'auteur est sensé, puisqu'un style de réalisation est unique. Il a peut-être raison, mais si six milliards d'hommes (dont deux milliards communiquent à une vitesse impressionnante) expriment leurs idées, les styles sont-ils toujours uniques ? Comment faire la différence entre un style similaire et un style plagié ?

    Les oeuvres ne sont pas des idées, ce sont des réalisations, des créations, des interpretations. Des artefacts au sens philosophique du terme. Ran de Kurosawa, n'est pas son scénario (lequel contient plusieurs idées), ni ses images (plusieurs idées encore), ni les interpretations des acteurs (plusieurs iddées toujours). Mais le mélange de tout celà, dans un cadre structuré issu d'une volonté consciente.

    Pourtant si j'en prend une seule image, un bout de dialogue ou de scénario, je viole la licence.

    Il y aura deux représentation différentes. Comme on protège ce qui a été réalisé et non pas l'essence de l'évènement il n'y aura aucun problème.

    Mais comment différencier une photo d'un monument à neuf heures du soir d'une retouche de la photo du même monument à quatre heures de l'après midi ?

    J'ignore pour Barnic, mais les miennes ont été complètement inutiles.

    C'est exact. C'est surtout barmic et grunt qui m'ont poussé à réfléchir sur le caractère immoral de s'appuyer sur de la culture privatrice pour communiquer. Mais toi je suppose que tu t'en fous, du moment que les gens payent...

    Si vos deux réalisation sont identiques, c'est que tu as copié son analyse du sujet.

    Quand notre analyse d'un sujet est la même que celle d'un autre, c'est qu'on l'a copiée ?

    As-tu idée de la masse d'information disponible en ce monde. "Madame Michu a acheté du pain de seigle aujourd'hui à 13h30" c'est une information qui doit circuler ?

    Non, c'est une information qui peut circuler.

    Non il faut des gens qui effectuent un tri, une mise en forme, et une primo-diffusion. Ces actions sont un travail, lequel travail doit être rémunéré.

    Doit ? Pourquoi ?
    Quand je passe mon temps à trier des infos avant de les balancer sur ma timeline, je dois être payé ? Je dois être payé pour mes réponses aux commentaires ici ?

    PS : Je n'ai pas lu tout le fil de commentaires au moment où je poste. Il est possible que tu aies déjà répondu à certaines de mes interrogations.