• [^] # Re: Propriété d'une idée = OSEF

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 2.

    Ce que critiquait phxonx (ou ce que j'en ai compris), c'est qu'un pirate viole un contrat fixé par l'auteur. Mais je ne sais pas ce qu'il pense du fait que ce contrat soit "temporaire" : si je décide de mettre des restrictions infinies sur mon œuvre (bien que ça ne soit pas autorisé par la loi), est-ce légitime ou non ?

    Mettre des restrictions infinies n'est pas compatible avec la loi (ni avec les traités internationaux dont elle est issue), donc ce n'est pas légal. Est-ce légitime ? L'Histoire a tranché, ce n'est pas légitime. Et je pense qu'aucun nouveau fait fondamental (autre que «je m'appelle Disney, je gagne pas assez d'argent») n'est venu remettre en cause cet état.

    Je suis d'accord avec le fond, mais pas la façon dont tu le dis. Il ne s'agit pas de rétablir l'équilibre (c'est-à-dire de garder un système similaire à celui qu'on a aujourd'hui, en le rendant aussi équitable qu'il était au XVIIIème siècle), mais de trouver un nouvel équilibre. Il ne s'agit pas d'imposer un prix plus juste à chaque copie, mais de ne plus imposer de prix à chaque copie.
    Des propositions de solutions, il y en a plein : licence globale, mécénat global, crowfunding, dons, dividende universel. rom1v parle de licence globale dans le second texte, mais il a changé d'avis entre temps, d'où l'intérêt du texte donné plus haut (où il parle de dividende universel).

    Là, on mélange tout. On mélange d'une part le droit d'auteur, et d'autre part la rémunération des artistes. Il faut dissocier ces deux questions, à mon avis. Sur la rémunération des artistes, il faut trouver de nouveaux modèles et je pense que c'est en cours, assez naturellement. Les chanteurs et musiciens gagnent de l'argent en faisant des concerts, plus qu'en vendant des disques. Pour moi, toutes les variantes de la licence globale que tu cites ne m'inspire qu'une seul mot : rente. Et je n'ai pas envie de voir des artistes rentiers, j'ai envie de voir des artistes vivre de leur (bon) travail.