Je crois que tu n'as pas lu le tro^W^Wla conversation d'origine.
Au départ, phxonx me reprochait aux pirates leurs actions, et notamment que celles-ci engendraient les lois liberticides en i. Je lui répondais que c'était idiot de reprocher à quelqu'un de profiter de la liberté sous prétexte qu'il peut donner envie à d'autres de nous la retirer. À cela il répondait que l'action des pirates était mauvaise non pas parce qu'elle était illégale (c'est évident : quand une loi est débile, on ne va pas reprocher au peuple de ne pas la respecter. Reproche-t-on aux femmes en France de porter un pantalon sans en avoir fait une demande préalable en préfecture ?), mais parce qu'elle est illégitime.
Dans ce journal, j'essaye d'expliquer pourquoi le piratage me paraît légitime, et que c'est la propriété intellectuelle elle-même qui me semble illégitime.
Aujourd'hui à cause de ceux qui téléchargent, le discours anti-PI est inaudible : tout ce que l'on réponds à ceux qui veulent débattre de ce sujet c'est "Ouais, tout ce que tu veux c'est pouvoir écouter de la musique à l'oeil". En plus ça donne aux ayants-droits des prétextes pour pousser des lois comme HADOPI ou autres trucs semblables.
Si tu es contre la PI, cesse de télécharger, cesse d'acheter des produits non libres, et investis-toi dans un mouvement qui défend la liberté sur le Net. Prends un peu de recul et réfléchis aux conséquences de tes actes. Il te faudra peut-être un peu de temps pour comprendre, mais essaie d'y penser.
Ce n'est pas l'absence des quatre libertés que je critique. C'est le fait de se dire propriétaire d'une idée. Si demain tous les morceaux d'information publiés autorisaient les quatre libertés, on avancerait peut-être sur le plan des libertés, mais sur le plan philosophique, on en serait toujours au même point.
En fait, quand je défend l'abolition de la propriété intellectuelle alors que d'autres défendent les licences libres, je me sens un peu comme Thierry Crouzet qui défend le dividende universel alors que d'autres défendent leur retraites et leurs salaires.
J'aime beaucoup l'idée de la culture libre et/ou partageable, mais j'ai l'intuition que quand l'industrie du divertissement s'écroulera, ce ne sera pas à cause de la libre diffusion, mais bien à cause du piratage. Tout simplement parce que les révolutions se font ainsi : une règle qui est violée par tout le monde, y compris le plus idiot des Bidochons, finit par disparaître. Je ne pense pas que les théories libristes auront un jour autant d'impact que le piratage (compulsif ou non). Peut-être suis-je très pessimiste sur l'état du monde, mais je ne vois pas Madame Michu prendre un jour conscience de toute les idées développées par Stallman ou Lawrence Lessig.
Tout ce qu'on entend chez le Bidochon moyen sont des trucs comme : "je vois pas pourquoi je peux pas télécharger ce clip sur MafiaUpload alors kalatélécégratuit". C'est très superficiel comme raisonnement, mais j'ai l'impression que derrière la bêtise ambiante, si on creuse un peu, il y a beaucoup de bon sens. J'ai l'impression que le Bidochon moyen, sans le savoir, s'appuie sur des raisonnements similaires à celui que j'ai essayé de développer ici, que, sans le savoir, il ignore (à tous les sens du terme) le concept stupide de propriété intellectuelle. De la même manière, il ne réclame même pas la paternité de ce qu'il publie sur Facebook ou Youtube, tout simplement parce que "bof, jmen fous". Mais ce sont ces innocents "bof, jmen fous" qui feront tomber les majors et le monde de la propriété intellectuelle.
En ce qui concerne le fait de s'investir, j'essaye de parler de culture partageable autour de moi (je commence par ma timeline identica) et mes tentatives de m'imprégner de culture partageable vont peut-être m'amener à en parler ici (j'ai notamment pas mal de gueulantes à pousser contre jamendo, trollfr me paraît approprié pour ça), enfin, on verra.
[^] # Re: Il y a un point que tu ne sembles pas avoir compris
Posté par gnuzer . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 6.
Je crois que tu n'as pas lu le tro^W^Wla conversation d'origine.
Au départ, phxonx me reprochait aux pirates leurs actions, et notamment que celles-ci engendraient les lois liberticides en i. Je lui répondais que c'était idiot de reprocher à quelqu'un de profiter de la liberté sous prétexte qu'il peut donner envie à d'autres de nous la retirer. À cela il répondait que l'action des pirates était mauvaise non pas parce qu'elle était illégale (c'est évident : quand une loi est débile, on ne va pas reprocher au peuple de ne pas la respecter. Reproche-t-on aux femmes en France de porter un pantalon sans en avoir fait une demande préalable en préfecture ?), mais parce qu'elle est illégitime.
Dans ce journal, j'essaye d'expliquer pourquoi le piratage me paraît légitime, et que c'est la propriété intellectuelle elle-même qui me semble illégitime.
Ce n'est pas l'absence des quatre libertés que je critique. C'est le fait de se dire propriétaire d'une idée. Si demain tous les morceaux d'information publiés autorisaient les quatre libertés, on avancerait peut-être sur le plan des libertés, mais sur le plan philosophique, on en serait toujours au même point.
En fait, quand je défend l'abolition de la propriété intellectuelle alors que d'autres défendent les licences libres, je me sens un peu comme Thierry Crouzet qui défend le dividende universel alors que d'autres défendent leur retraites et leurs salaires.
J'aime beaucoup l'idée de la culture libre et/ou partageable, mais j'ai l'intuition que quand l'industrie du divertissement s'écroulera, ce ne sera pas à cause de la libre diffusion, mais bien à cause du piratage. Tout simplement parce que les révolutions se font ainsi : une règle qui est violée par tout le monde, y compris le plus idiot des Bidochons, finit par disparaître. Je ne pense pas que les théories libristes auront un jour autant d'impact que le piratage (compulsif ou non). Peut-être suis-je très pessimiste sur l'état du monde, mais je ne vois pas Madame Michu prendre un jour conscience de toute les idées développées par Stallman ou Lawrence Lessig.
Tout ce qu'on entend chez le Bidochon moyen sont des trucs comme : "je vois pas pourquoi je peux pas télécharger ce clip sur MafiaUpload alors kalatélécégratuit". C'est très superficiel comme raisonnement, mais j'ai l'impression que derrière la bêtise ambiante, si on creuse un peu, il y a beaucoup de bon sens. J'ai l'impression que le Bidochon moyen, sans le savoir, s'appuie sur des raisonnements similaires à celui que j'ai essayé de développer ici, que, sans le savoir, il ignore (à tous les sens du terme) le concept stupide de propriété intellectuelle. De la même manière, il ne réclame même pas la paternité de ce qu'il publie sur Facebook ou Youtube, tout simplement parce que "bof, jmen fous". Mais ce sont ces innocents "bof, jmen fous" qui feront tomber les majors et le monde de la propriété intellectuelle.
En ce qui concerne le fait de s'investir, j'essaye de parler de culture partageable autour de moi (je commence par ma timeline identica) et mes tentatives de m'imprégner de culture partageable vont peut-être m'amener à en parler ici (j'ai notamment pas mal de gueulantes à pousser contre jamendo, trollfr me paraît approprié pour ça), enfin, on verra.