• [^] # Re: Il y a un point que tu ne sembles pas avoir compris

    Posté par . En réponse au journal Non-confession d'un flibustier. Évalué à 8.

    Il ne faut pas se tromper de cible : Le principal problème reste les ayants droits.

    Donc plutôt que de vouloir « faire le ménage dans les rangs » et n'avoir qu'une seule ligne de conduite (Se focaliser sur les produits libres) il me semble plus pertinent de faire front en respectant les choix de chacun et en se concentrant sur les vrais problèmes : HADOPI, SACEM, etc.

    De plus, il me semble que pour le moment la culture « non-libre » regorge de trésor, qui contribue bien plus à la culture de chacun que la partie « libre ». Deux exemples : les enregistrements de Beethoven par Karayan sont mythique, pourtant non-libre. Les musiques d'Ennio Morricone sont elles aussi non-libre, pourtant qui n'a jamais sifflé un de ces air ?

    Dans ces conditions des phrases comme « cesse d'acheter des produits non-libre » n'ont aucun sens : Dans un siècle je pourrait regarder « le bon, la brute et le truant » puisque dans le domaine public, mais pour le moment non il faut se l'interdire parce que non-libre ??

    Personnellement je n'adhère absolument pas à ton point de vue. C'est exactement quand la CGT tape sur des syndicats anarchistes ou des blacks blocs parce que trop prompt à l'action, ou que des écolo s'oppose frontalement au SeaShepherd parce qu'ils prennent trop de risque. Pendant que c'est la gueguerre d'un côté, on peut être sûr que ça favorisera le côté opposé.

    La démarche qui consiste à dire « l'image prévaut sur l'action » me semble un ravage dans la lutte puisqu'elle ne permet pas l'expression des diversités et divise profondément : les modérés finissent par se rapprocher de l'adversaire et les extrêmes finissent par rejeter les modérés puisque trop proche des adversaires. De plus les gens finissent par ne plus rien faire car on trouvera toujours quelqu'un pour trouver que telle ou telle action donne une mauvaise image au mouvement.

    Pour finir : si les idées qui te sont chères sont inaudible, fais un journal, rends-les audible !