• # Pendant ce temps là, sur voyages-sncf

    Posté par . En réponse au journal SNCF et Relation Client. Évalué à 10.

    Pendant ce temps là, sur le site préféré des visiteurs de linuxfr, des gens tentent de réserver des billets pour aller à Strasbourg (reuhmeuhleu, toussa).

    Toute la réservation se passe bien, jusqu'au moment où il faut payer.

    Paiement refusé.

    Ah ? Bizarre. Pourtant je viens de payer sur un autre site en ligne.

    Bon, je retente. Même erreur. Avec une autre carte ? Pareil. Je viens déjà de perdre 30 minutes.

    Nous étions censé partir à trois dans le train. Je contacte donc un des deux autres. Il tente de réserver également. Encore 30 minutes de perdues à deux pour expliquer quel train réserver. Mais encore refusé.

    Je tente d'appeler et de réserver par téléphone. J'explique mon problème. La nana me laisse à peine m'exprimer et me sort que « oui, m'enfin vous comprenez, si votre carte ne passe pas ça ne fonctionnera pas non plus par téléphone ». Après avoir insisté quelque peut, et répété que ça ne fonctionne pas avec différentes cartes, et maudit discrètement mon interlocutrice, elle se décide enfin à vérifier.

    Après avoir enfin daigné poursuivre un peu ses recherches, elle me dit qu'il faudra que je fournisse le nom et la date de naissance de tous les passagers. Bien évidemment, c'est pas possible de transporter trois personnes si on a pas une photocopie de sa carte d'identité et un prélèvement ADN.

    Putain...

    Je raccroche en maudissant plus fort mon interlocutrice.

    Finalement nous avons retiré les billets directement en gare.

    Nous avons la chance d'être parisien et mobiles. Ce n'est pas le cas de tout le monde.

    Je me souviens d'une époque où la SNCF c'était un service public, où le client était appelé « usager », où les prix étaient fixes quelle que soit la destination, les horaires ne dépendaient pas du taux de remplissage, mais du service rendu.

    Et puis on nous a expliqué que c'était nul comme système. Que la concurrence allait tout améliorer.

    Merci donc l'Europe libérale qui a pondu la Directive 91/440 et merci au gouvernement Juppé (et au Parlement qui a officié sous son règne) pour avoir décidé que ça n'allait pas assez loin et qu'il fallait aller au delà.