• [^] # Re: Question qui me turlupine

    Posté par . En réponse au journal Les élus républicains tuent le successeur de Hubble. Évalué à 3.

    A ma connaissance, les résidents aux USA n'ont pas le droit de vote et n'ont donc pas à contacter leur représentants puisqu'ils ... n'en ont pas.

    Après, on peut être ou pas d'accord avec l'idéologie des républicains (... enfin, ainsi va leur culture, même si parfois le monde entier doit la subir. We're all living in America, comme dit la chanson), mais les USA restent un état souverain, à moins d'être citoyen américain, je ne vois pas pourquoi un résident irait exprimer son indignation devant un représentant, surtout pour une histoire de télescope spatial.

    Je connais des chercheurs qui vivent aux USA depuis 20 ans et qui n'ont pas la nationalité. Ça ne les empêche pas de faire part de leur avis concernant la recherche scientifique. D'ailleurs les comités scientifiques d'organismes américains qui décident où vont certains financements comportent aussi bon nombre d'étrangers, certains ne résidant d'ailleurs même pas aux USA. Il ne me semble vraiment pas choquant d'exprimer ses opinions et ses inquiétudes aux représentants locaux, qui sont tout à fait libre d'ignorer les commentaires.

    PS: Niveau immigration, je crois qu'ils sont bien plus cool que la plupart des pays européens (question d'histoire et de gros sous j'imagine)

    Je ne suis pas persuadé de ça. L'immigration américaine est très chiante, même quand on a un visa comme il faut. Les immigrés illégaux vivent sous la terreur d'une descente de police, comme ailleurs. Et ils n'ont droit à aucune prestation sociale, ni chômage ni assurance maladie ni rien.

    C'est la liberté d'expression, avec ses bons et ses mauvais côtés.

    Ici ce n'est pas une question de liberté d'expression mais de l'avenir du prochain satellite majeur qui était la priorité n°1 de la communauté et qui bénéficie d'un financement international. Comme je disais l'Europe et le Canada sont aussi embarqués dans cette aventure, la décision de tuer le projet a un impact important pour la politique spatiale d'un certain nombre de pays.