Je viens de lire vos posts (tous vos posts !:)) et je dois dire qu'il y a de l'espoir et du réalisme qui se dégagent de tout cela. Que ceux que je ne cite pas me pardonnent d'avance, mais en gros j'ai retenu 5 grandes tendances, à savoir :
- Type 1Harry-cover/Jarillon (Bonjour Mr. Jarillon) : Cynisme. Mais sont-ils si cyniques que cela ? Dans le post de Harry-cover, les anciens de chez RN finiront par travailler pour leur ancien patron, d'une manière plus économique (sans doute) pour le boss, mais par le biais du libre, ces salariés "indépendants" de fait seront les premiers à revendiquer un émolument, pour toute mise à jour spécifique du soft en question. Dans celui de Mr. Jarillon, toute revolution technique réclame forcement un changement radical des mentalités ou des usages, en un mot s'adapter ou mourrir. Son post rejoint le troisième type de post.
- Type 2Harakn : Le sujet est délicat. Evidemment que le sujet est brulant; D'un côté, les developpeurs du libre tentent de proposer des alternatives viables (fiabilité et efficacité) aux logiciels propriétaires. De l'autre, certains catégories de développeurs se trouvent en surnombre dans les boites du fait même des logiciels ouverts. Cas de conscience, pour les tenants du libre, qui par leur volonté à démontrer les effets pervers des logciels propriétaires (codes fermés pour garantir les ventes futures des prochaines versions, codes fermés pour assurer une avance technologique sur les concurrents, etc), ont [les tenants du libre] à produire un effet pervers dont nous ne voyons que les prémisses. Il ne faut se leurrer, le revirement de RN va se reproduire avec donc sociétés (ex)propriétaires.
- Type 3Euclide/Soufron : Une reconversion dans une spécialisation (avec les dangers que toute spécialisation comporte) de type administration, formation, management ou autre. Pourquoi pas, mais cela va necessairement passer par une période de douleur plus ou moins grande selon les individus et les formations de chacun. Certains seront de toute manière laissés sur le bord de la route :((.
- Type 4R : L'entreprise sera obligé de salarier des développeurs de manière directe ou indirecte. Cela est tout à fait juste. Et c'est en cela qu'il y a une note d'espoir. En effet seul R semble avoir compris que la vie d'un logiciel ne s'arrête pas à sa crétion. Tout logciel a une durée de vie qui oblige la maintenance de ce logiciel (intégration des nouvelles technologies, correction de bugs, etc). De plus tout logiciel concéquent ne peut être le fruit d'une seul personne (nous le savons tous en tant que développeurs du libre). Il est le fruit d'une équipe de personnes. Seuls ces personnes qui ont participé à la création ou à l'entretien du logiciel sont à même d'en comprendre les rouages. Cela signifie que l'entreprise fera appel à ces "créateurs" pour faire évoluer le produit du mieux possibles. Externalisation du développement software ? Assurément, et en cela l'espoir pour le monde du libre existe, enfin pour les plus talentueux.
- Type 5Prae : Colère. Cela ne sert à rien. La révolution du libre ou des codes ouverts est en marche. Et pour nombre d'entreprises, cette revolution est un challenge : s'adapter à cette révolution ou disparaitre à cause de prix toujours tirés vers le bas. Pour les salariés de ces sociétés qui ne manqueront certainement pas de débaucher, les solutions sont à voir plus haut ou à inventer.
Pour ma part, mon avis sur cet épineux problème ou reconversion des sociétés proprio se tournant vers l'open, rejoint à la fois celui de Harakn, Euclide, Mr.Jarillon et R. Il est difficile de prendre un position tranchée, car nous sommes nous les acteurs du libre en partie responsable (invonlontaire ?) de cet état de fait. Dans notre enthousiasme à braver les règles d'une société commerciale, nous sommes rattraper par les entreprises qui viennent appliquer "nos règles du libre" mais cette fois adapter à leur vision, a savoir le profit.
De tout cela, il ressort que la vraie question est de savoir comment adapter les notions fondamentales du libre et de l'open-source au monde d'une économie marchande et concurrentielle.
-1 car j'ai pas pu faire plus court et pour le bonjour perso à Mr. Jarillon :)
# Rassurant et réaliste...
Posté par One . En réponse à la dépêche Politique "Open Source"="Mise à pied" ?. Évalué à 3.
Je viens de lire vos posts (tous vos posts !:)) et je dois dire qu'il y a de l'espoir et du réalisme qui se dégagent de tout cela. Que ceux que je ne cite pas me pardonnent d'avance, mais en gros j'ai retenu 5 grandes tendances, à savoir :
- Type 1 Harry-cover/Jarillon (Bonjour Mr. Jarillon) : Cynisme. Mais sont-ils si cyniques que cela ? Dans le post de Harry-cover, les anciens de chez RN finiront par travailler pour leur ancien patron, d'une manière plus économique (sans doute) pour le boss, mais par le biais du libre, ces salariés "indépendants" de fait seront les premiers à revendiquer un émolument, pour toute mise à jour spécifique du soft en question. Dans celui de Mr. Jarillon, toute revolution technique réclame forcement un changement radical des mentalités ou des usages, en un mot s'adapter ou mourrir. Son post rejoint le troisième type de post.
- Type 2 Harakn : Le sujet est délicat. Evidemment que le sujet est brulant; D'un côté, les developpeurs du libre tentent de proposer des alternatives viables (fiabilité et efficacité) aux logiciels propriétaires. De l'autre, certains catégories de développeurs se trouvent en surnombre dans les boites du fait même des logiciels ouverts. Cas de conscience, pour les tenants du libre, qui par leur volonté à démontrer les effets pervers des logciels propriétaires (codes fermés pour garantir les ventes futures des prochaines versions, codes fermés pour assurer une avance technologique sur les concurrents, etc), ont [les tenants du libre] à produire un effet pervers dont nous ne voyons que les prémisses. Il ne faut se leurrer, le revirement de RN va se reproduire avec donc sociétés (ex)propriétaires.
- Type 3 Euclide/Soufron : Une reconversion dans une spécialisation (avec les dangers que toute spécialisation comporte) de type administration, formation, management ou autre. Pourquoi pas, mais cela va necessairement passer par une période de douleur plus ou moins grande selon les individus et les formations de chacun. Certains seront de toute manière laissés sur le bord de la route :((.
- Type 4 R : L'entreprise sera obligé de salarier des développeurs de manière directe ou indirecte. Cela est tout à fait juste. Et c'est en cela qu'il y a une note d'espoir. En effet seul R semble avoir compris que la vie d'un logiciel ne s'arrête pas à sa crétion. Tout logciel a une durée de vie qui oblige la maintenance de ce logiciel (intégration des nouvelles technologies, correction de bugs, etc). De plus tout logiciel concéquent ne peut être le fruit d'une seul personne (nous le savons tous en tant que développeurs du libre). Il est le fruit d'une équipe de personnes. Seuls ces personnes qui ont participé à la création ou à l'entretien du logiciel sont à même d'en comprendre les rouages. Cela signifie que l'entreprise fera appel à ces "créateurs" pour faire évoluer le produit du mieux possibles. Externalisation du développement software ? Assurément, et en cela l'espoir pour le monde du libre existe, enfin pour les plus talentueux.
- Type 5 Prae : Colère. Cela ne sert à rien. La révolution du libre ou des codes ouverts est en marche. Et pour nombre d'entreprises, cette revolution est un challenge : s'adapter à cette révolution ou disparaitre à cause de prix toujours tirés vers le bas. Pour les salariés de ces sociétés qui ne manqueront certainement pas de débaucher, les solutions sont à voir plus haut ou à inventer.
Pour ma part, mon avis sur cet épineux problème ou reconversion des sociétés proprio se tournant vers l'open, rejoint à la fois celui de Harakn, Euclide, Mr.Jarillon et R. Il est difficile de prendre un position tranchée, car nous sommes nous les acteurs du libre en partie responsable (invonlontaire ?) de cet état de fait. Dans notre enthousiasme à braver les règles d'une société commerciale, nous sommes rattraper par les entreprises qui viennent appliquer "nos règles du libre" mais cette fois adapter à leur vision, a savoir le profit.
De tout cela, il ressort que la vraie question est de savoir comment adapter les notions fondamentales du libre et de l'open-source au monde d'une économie marchande et concurrentielle.
-1 car j'ai pas pu faire plus court et pour le bonjour perso à Mr. Jarillon :)