Non. Ils lui font dire "mdr", "tweeter" (le verbe !) et "facebook", j'appelle ça du viol.
Plus sérieusement, c'est vrai que le film est beaucoup trop long. À force de s'adonner à leurs pitreries, les personnages ne sont pas franchement attachants, ce qui m'a rendu difficile de rester concerné par leur sort tout le long du film (d'autant plus que j'avais pas vu les précédents Transformers : qu'il est relou ce Chia LaBouffe). Le montage est super naze et échoue totalement à mettre de la tension aux moments appropriés, en général lors des transitions entre scène "normale" et séquence d'action. Puis les Decepticons rejouent la Guerre des Mondes sans crier gare (et expédiée en trois plans et demi, le tout avec un montage "bande-annonce hollywoodienne" composé à 50% d'écrans noirs), et là le film bascule dans le nanar chiant. On retrouve des trucs d'un autre âge comme les immeubles bâtis en impossiblium, les victimes civiles gratuites, le méchant humain vraiment très méchant, les militaires qui se checkent au ralenti, les deux mini-transformers qui font des vannes abyssales...
Parmi les bons points, j'ai relevé la raréfaction de shaky-cam et les effets spéciaux, saisissants en 3D (mais moins que l'envol des hommes-écureuils volants, bizarrement). La petite intervention du chinois de Very Bad Trip m'a bien fait rire aussi. Du reste, Transformers 3 n'a pas su être plus divertissant que chiant : sans scénario bien déroulé dans lequel s'impliquer, on se retrouve piégé dans le monde parallèle bleu-orangé des Films De Maintenant, où Malkovich et McDormand (et Walsh de Firefly !) se retrouvent à la botte du Shia LaBeouf Show, dans un marasme de Call of Duty-xploitation putassière, où les persos les plus charismatiques, les Transformers eux-même, n'ont droit qu'à deux répliques chacun. Ça vaut pas les dix balles que ça m'a coûté.
[^] # Re: sinon
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Transformers 3 : la face cachée de la lune. Évalué à 5.
Non. Ils lui font dire "mdr", "tweeter" (le verbe !) et "facebook", j'appelle ça du viol.
Plus sérieusement, c'est vrai que le film est beaucoup trop long. À force de s'adonner à leurs pitreries, les personnages ne sont pas franchement attachants, ce qui m'a rendu difficile de rester concerné par leur sort tout le long du film (d'autant plus que j'avais pas vu les précédents Transformers : qu'il est relou ce Chia LaBouffe). Le montage est super naze et échoue totalement à mettre de la tension aux moments appropriés, en général lors des transitions entre scène "normale" et séquence d'action. Puis les Decepticons rejouent la Guerre des Mondes sans crier gare (et expédiée en trois plans et demi, le tout avec un montage "bande-annonce hollywoodienne" composé à 50% d'écrans noirs), et là le film bascule dans le nanar chiant. On retrouve des trucs d'un autre âge comme les immeubles bâtis en impossiblium, les victimes civiles gratuites, le méchant humain vraiment très méchant, les militaires qui se checkent au ralenti, les deux mini-transformers qui font des vannes abyssales...
Parmi les bons points, j'ai relevé la raréfaction de shaky-cam et les effets spéciaux, saisissants en 3D (mais moins que l'envol des hommes-écureuils volants, bizarrement). La petite intervention du chinois de Very Bad Trip m'a bien fait rire aussi. Du reste, Transformers 3 n'a pas su être plus divertissant que chiant : sans scénario bien déroulé dans lequel s'impliquer, on se retrouve piégé dans le monde parallèle bleu-orangé des Films De Maintenant, où Malkovich et McDormand (et Walsh de Firefly !) se retrouvent à la botte du Shia LaBeouf Show, dans un marasme de Call of Duty-xploitation putassière, où les persos les plus charismatiques, les Transformers eux-même, n'ont droit qu'à deux répliques chacun. Ça vaut pas les dix balles que ça m'a coûté.