Je ne vais pas défendre l'inégalité devant une même loi, ce qui serait absurde. Par contre deux points valent la peine d'être notés :
1 Point technique : Un vélo est plus maniable et balaie moins de surface qu'une voiture. Je me balade ainsi souvent et lentement dans la rue piétonne autorisée aux cycles en bas de chez moi, même aux heures de pointe, et je n'ai encore embouti personne. Une voiture n'aurait pas la même capacité d'évitement (pour parler de vitesses comparables à celles d'une voiture en ville, pensons au skieur qui parvient à slalomer entre les piquets ou les bosses).
2 Point légal : les piétons, les cyclistes, les automobilistes et les professionnels de la conduite d'engins motorisés n'encourent absolument pas les mêmes sanctions en cas d'infraction (je ne parle pas du cas où un malotru causerait un accident, juste du cas où un représentant de l'ordre puis éventuellement un juge lui font remarquer qu'il a manqué de se conformer aux dispositions régissant la circulation dans l'espace public). Typiquement, pour un gros excès de vitesse hors agglomération, un cycliste (records départ arrêté autour de 130km/h pour les hommes, 120km/h pour les femmes pour un engin caréné), se verrait éventuellement confisquer son jouet (avec restitution) et convoquer au tribunal, où il n’encourrait pas grand chose, tandis qu'un conducteur de camion, privé de son permis de conduire sur le champ, serait déjà au chômage au moment de rencontrer le juge.
[^] # Re: Et comment feront les chauffards
Posté par feth . En réponse au journal Après les voitures sans permis, voici les voitures sans conducteurs :). Évalué à 2.
Je ne vais pas défendre l'inégalité devant une même loi, ce qui serait absurde. Par contre deux points valent la peine d'être notés :
1 Point technique : Un vélo est plus maniable et balaie moins de surface qu'une voiture. Je me balade ainsi souvent et lentement dans la rue piétonne autorisée aux cycles en bas de chez moi, même aux heures de pointe, et je n'ai encore embouti personne. Une voiture n'aurait pas la même capacité d'évitement (pour parler de vitesses comparables à celles d'une voiture en ville, pensons au skieur qui parvient à slalomer entre les piquets ou les bosses).
2 Point légal : les piétons, les cyclistes, les automobilistes et les professionnels de la conduite d'engins motorisés n'encourent absolument pas les mêmes sanctions en cas d'infraction (je ne parle pas du cas où un malotru causerait un accident, juste du cas où un représentant de l'ordre puis éventuellement un juge lui font remarquer qu'il a manqué de se conformer aux dispositions régissant la circulation dans l'espace public). Typiquement, pour un gros excès de vitesse hors agglomération, un cycliste (records départ arrêté autour de 130km/h pour les hommes, 120km/h pour les femmes pour un engin caréné), se verrait éventuellement confisquer son jouet (avec restitution) et convoquer au tribunal, où il n’encourrait pas grand chose, tandis qu'un conducteur de camion, privé de son permis de conduire sur le champ, serait déjà au chômage au moment de rencontrer le juge.