• [^] # Re: Label PUR

    Posté par . En réponse au journal L'UPP toujours non respectueux de la liberté des auteurs. Évalué à 10.

    Dans le domaine de la photo comme dans pas mal de domaines artistiques, le passage au numérique à impliqué un énorme je m'en foutisme des utilisateurs, qui veulent souvent juste du gratuit légal ou pas

    allez, une anecdote rigolote, dans le cadre d'une boite qui réalisait des CD-ROMs multimedia interactifs (y'a 15 ans, avec Director)

    ils avaient une paire de catalogues d'images, sur papier. de zolis petits bouquins avec des images en résolution décente sur tout plein de thèmes

    quand y'avait besoin, ils prenaient la photo désirée, la scannaient, la détouraient un poil et changeaient un des principaux détails caractéristiques de l'image (genre ils bougeaient ou retournaient le bateau sur un fond de plage/mer) et voilou : la résolution de l'image suffisait encore largement

    et la gentille patronne savait parfaitement ce qu'elle faisait, c'était elle la demandeuse, pas ses employés ou les commanditaires de ces CD-ROMs multimedias.

    et inutile de dire que elle râlait comme un putois quand quelqu'un tentait de venir lui escroquer quelque chose à elle ou gaspillait, dépensait accidentellement deux francs cinquante.

    la même personne n'avait aucun complexe à aller acheter une VHS sur tel ou tel thème précis (chaipu, du rafting ou du canyoning), la copier intégralement ou juste les bouts qui l'interessait, les numériser mais surtout remettre la cassette dans son boitier et le boitier sous cellophane (avec une machine exprès, une encellophaneuse) pour la ramener au Virgin et se la faire rembourser

    en passant, donc, 1) elle avait largement les moyens de se payer ces medias et de rétribuer les auteurs (elle facturait tout cela à ses clients, c'est juste que ça restait ensuite dans sa poche) 2) elle faisait partie du milieu des producteurs et était parfaitement sensibilisée aux coûts de production de photos, flims et compagnie.

    milieu de crevards, donc, qu'on retrouve avec les stagiaires et autres travailleurs gratuits, esclaves corvéables à merci dans les maisons de production, les boites de pub... le produit fourni est facturé au prix fort, mais la richesse n'est pas exactement redistribuée, les ayant-droits des contenus spoliés comme les indispensables petites mains ne sont pas rétribués si on peut faire autrement, c'est à dire s'il n'y a pas pénurie

    maintenant qui a désacralisé les oeuvres d'art avec le numérique, à votre avis ? indice, ce n'est pas madame Michu si le petit Jean Kevin