• [^] # Re: À quoi servent tous ces flops ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie du Top 500 de juin 2011. Évalué à 4.

    A moins de connaitre la machine sur le bout des doigts, il est difficile de correctement optimiser une application pour un super-calculateur donné. Donc généralement on prend un noyau de calcul (la partie du calcul qui est la plus "chaude" et souvent la plus parallèle), et on essaie de l'optimiser a fond. Sauf qu'ensuite il faut tester qu'on a bien fait ce qu'il fallait. Et c'est la que ça coince : la partie test n'a pas besoin de 1000 coeurs, juste de quelques uns. Utiliser "trop" de coeurs ce ne serait pas grave quelque part, si le nombre d'heures allouées a une équipe n’était pas comptabilisée en fonction du nombre de coeurs. Par exemple, si j’achète 300 heures de calcul, et que le nombre minimal de coeurs a réserver est 100, alors je consomme 100h au minimum (1h / coeur). Même si je n'en ai pas l’utilité.

    De plus comme le dit Mathias plus bas, parfois ton programme a juste besoin de beaucoup de mémoire, et pas forcement d'une puissance de calcul démesurées. Par exemple, le challenge Graph500 (qui est un parcours de graphe en largeur effectue en parallèle) dépend fortement de la quantité de mémoire disponible, ainsi que du nombre de bus mémoire différents. La puissance de calcul requise en elle-même est négligeable.