1) PulseAudio est arrivé au bon moment, et les distributions l'ont adoptées presque unanimement parce qu'il se proposait de faire de l'intégration tout seul comme un grand (voir ses avantages listés plus haut) Le reste c'est juste des foutaises /o
2) Le problème initial de PulseAudio est qu'il s'est foutu des développeurs Audio de gnu/linux. En ne proposant pas le minimum pour une gestion du son tel que la voulait les développeurs audio. D'où le surnom de Pottering : "audio terrorist". En faisant ça, il a mis, involontairement certainement, deux mondes en opposition : celui des utilisateurs, qui voulaient du flash et un bouton volume complet ; et celui des audiophiles, qui sont plus exigeants. Donner priorité au desktop en passant par dessus de fondamentaux a été une erreur.
3) Mais ce sont les distributions qui sont à blamer, Fedora était dans son rôle de promouvoir et de faire tester quelque chose de nouveau. L'intégration fine vient après (d'ailleurs sur fedora 14 c'est juste très impressionnant). Mais pourquoi les autres distros, dites "grand public utilisateurs finaux" ont intégrées PA ? Voir le point un au dessus.
4) Les serveurs de son des bureaux ont comme intérêt initial d'être *nix-agnostiques. De ESD jusqu'à phonon, en passant par arts et pulseaudio : ils permettaient d'avoir ces fonctions pour tout les Unix utilisant ces bureaux. De ce point de vue, PulseAudio n'a pas d'avenir avec Gnome, si Gnome devient linux-only. Par ailleurs il ne me semble pas qu'aucun autre Unix utilise PulseAudio. Il est finalement Linux-only. Donc ne sert que pour palier les déficiences, et de faciliter les configurations, de briques plus basses : alsa et son dmix. De ce point de vue, PulseAudio n'a pas vraiment d'avenir : Alsa et Dmix finiront bien apr évoluer, même si c'est plus dur et plus lent.
5) PulseAudio a beaucoup d'arlésiennes : fonctionnement correct en daemon, par exemple. Plus gênant : la latence.
6) PulseAudio aurait dû manger les autres solutions, telle jack, afin de réellement être le remplaçant pour tout les usages. En ne faisant pas cela, il se cantonne à être une brique de plus : au mieux pratique car joli (sig) au pire chiant dans de nombreux cas. Là, revoir le point deux plus haut.
7) Enfin, PulseAudio ne bénéficie pas d'un portage massif des applications de type "traitement du signal audionumérique", c'est le moins que l'on puisse dire. Revoir les point 5 et le point 1.
Au final pulseaudio sous-dimensionne les capacités audio de linux. Ne résout les problèmes dans alsa. Égratigne les monde audio de gnu au passage. Et ne semble pas avoir un vrai avenir. Tout ça pour quoi, déjà ?
[^] # Re: OSS ?
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal PulseAudio ou comment casser ce qui marche (pour le plaisir de casser). Évalué à 10.
1) PulseAudio est arrivé au bon moment, et les distributions l'ont adoptées presque unanimement parce qu'il se proposait de faire de l'intégration tout seul comme un grand (voir ses avantages listés plus haut) Le reste c'est juste des foutaises /o
2) Le problème initial de PulseAudio est qu'il s'est foutu des développeurs Audio de gnu/linux. En ne proposant pas le minimum pour une gestion du son tel que la voulait les développeurs audio. D'où le surnom de Pottering : "audio terrorist". En faisant ça, il a mis, involontairement certainement, deux mondes en opposition : celui des utilisateurs, qui voulaient du flash et un bouton volume complet ; et celui des audiophiles, qui sont plus exigeants. Donner priorité au desktop en passant par dessus de fondamentaux a été une erreur.
3) Mais ce sont les distributions qui sont à blamer, Fedora était dans son rôle de promouvoir et de faire tester quelque chose de nouveau. L'intégration fine vient après (d'ailleurs sur fedora 14 c'est juste très impressionnant). Mais pourquoi les autres distros, dites "grand public utilisateurs finaux" ont intégrées PA ? Voir le point un au dessus.
4) Les serveurs de son des bureaux ont comme intérêt initial d'être *nix-agnostiques. De ESD jusqu'à phonon, en passant par arts et pulseaudio : ils permettaient d'avoir ces fonctions pour tout les Unix utilisant ces bureaux. De ce point de vue, PulseAudio n'a pas d'avenir avec Gnome, si Gnome devient linux-only. Par ailleurs il ne me semble pas qu'aucun autre Unix utilise PulseAudio. Il est finalement Linux-only. Donc ne sert que pour palier les déficiences, et de faciliter les configurations, de briques plus basses : alsa et son dmix. De ce point de vue, PulseAudio n'a pas vraiment d'avenir : Alsa et Dmix finiront bien apr évoluer, même si c'est plus dur et plus lent.
5) PulseAudio a beaucoup d'arlésiennes : fonctionnement correct en daemon, par exemple. Plus gênant : la latence.
6) PulseAudio aurait dû manger les autres solutions, telle jack, afin de réellement être le remplaçant pour tout les usages. En ne faisant pas cela, il se cantonne à être une brique de plus : au mieux pratique car joli (sig) au pire chiant dans de nombreux cas. Là, revoir le point deux plus haut.
7) Enfin, PulseAudio ne bénéficie pas d'un portage massif des applications de type "traitement du signal audionumérique", c'est le moins que l'on puisse dire. Revoir les point 5 et le point 1.
Au final pulseaudio sous-dimensionne les capacités audio de linux. Ne résout les problèmes dans alsa. Égratigne les monde audio de gnu au passage. Et ne semble pas avoir un vrai avenir. Tout ça pour quoi, déjà ?