En tout cas il faut arrêter de s'énerver sur ces sujets, parce qu'on se retrouve vite aveuglé par la direction qu'on défend. Je suis tout à fait d'accord pour dire que les centrales nucléaires actuelles, et à plus forte raison les centrales de Gén. 4, peuvent nous aider à passer le cap des énergies fossiles, ce qui est à mon avis aussi le plus important.
Cela dit, il ne faut pas non plus minimiser les problèmes dûs au nucléaire. Si on ne cherche même pas à comprendre les arguments des anti-nucléaire en les traitant tous de cons, on ne risque pas d'apporter des arguments pertinents. C'est vrai que les accidents nucléaires sont rares et jusqu'à présent ont été assez bien délimités. Mais ce que je comprend des craintes des anti-nucléaires, c'est le problème de la durée.
- les déchets vont devoir être gérés par l'espèce humaine sur un nombre de générations bien plus grand que tout ce qu'on a vu jusqu'à présent (et même supérieure à la durée de stabilisation du système climatique au passage)
- un accident nucléaire ça stérilise un territoire (pour l'usage humain) sur un nombre de génération très impressionant lui aussi.
Ce sont des vrais problèmes, tout à fait valides. Les ignorer, et ignorer les craintes qu'ils provoquent est une erreur. Par contre, il faut le remettre en perspective de l'impact que va causer le changement climatique, et à mon avis il faut privilégier la sortie du fossile à la sortie du nucléaire. Mais c'est le suivant sur la liste, et il faut essayer de le changer avant de décider d'en sortir (gen4, thorium, fusion, etc.)
Ce qu'on peut faire à court terme, c'est déjà arrêter de le privatiser. Ce n'est pas une industrie compatible avec la prise de risque qu'impose le capitalisme.
Dans tous les cas, traiter tous ses contradicteurs de cons ne fait pas avancer grand chose (à part se défouler soi-même).
# Aveuglement
Posté par Aurélien Bompard (site web personnel) . En réponse au journal Énergie nucléaire et bon sens. Évalué à 10.
En tout cas il faut arrêter de s'énerver sur ces sujets, parce qu'on se retrouve vite aveuglé par la direction qu'on défend. Je suis tout à fait d'accord pour dire que les centrales nucléaires actuelles, et à plus forte raison les centrales de Gén. 4, peuvent nous aider à passer le cap des énergies fossiles, ce qui est à mon avis aussi le plus important.
Cela dit, il ne faut pas non plus minimiser les problèmes dûs au nucléaire. Si on ne cherche même pas à comprendre les arguments des anti-nucléaire en les traitant tous de cons, on ne risque pas d'apporter des arguments pertinents. C'est vrai que les accidents nucléaires sont rares et jusqu'à présent ont été assez bien délimités. Mais ce que je comprend des craintes des anti-nucléaires, c'est le problème de la durée.
- les déchets vont devoir être gérés par l'espèce humaine sur un nombre de générations bien plus grand que tout ce qu'on a vu jusqu'à présent (et même supérieure à la durée de stabilisation du système climatique au passage)
- un accident nucléaire ça stérilise un territoire (pour l'usage humain) sur un nombre de génération très impressionant lui aussi.
Ce sont des vrais problèmes, tout à fait valides. Les ignorer, et ignorer les craintes qu'ils provoquent est une erreur. Par contre, il faut le remettre en perspective de l'impact que va causer le changement climatique, et à mon avis il faut privilégier la sortie du fossile à la sortie du nucléaire. Mais c'est le suivant sur la liste, et il faut essayer de le changer avant de décider d'en sortir (gen4, thorium, fusion, etc.)
Ce qu'on peut faire à court terme, c'est déjà arrêter de le privatiser. Ce n'est pas une industrie compatible avec la prise de risque qu'impose le capitalisme.
Dans tous les cas, traiter tous ses contradicteurs de cons ne fait pas avancer grand chose (à part se défouler soi-même).