Tu es visiblement en manque d'amour de tes concitoyens et de contact
En fait c'est un besoin primaire de l'homme, le contact et l'amour, donc ça n'a rien de rabaissant d'en avoir besoin.
Après que ce soit souvent mal exprimé (œdipe toussa), c'est autre chose, et c'est inévitable...
Pour être heureux il faut s'accomplir, et non se nier. Puisque l'homme a besoin d'amour et de contact, il faut qu'il rencontre des gens pour ne pas être malheureux. Faire du social voire même du socialz ! On ne devient pas heureux en niant le besoin.
Faire une bonne bouffe entre amis c'est plus efficace que se dire chacun dans son coin « je ne veux pas avoir besoin ».
En tout cas je ne vais pas enlever l'un de mes plaisirs quotidiens pour des discussions sans intérêts dans la rue.
Il y a une chose intéressante dans les divers commentaires, il semble que si on est avec quelqu'un, c'est parce qu'il dirait des choses intéressantes, ferait des choses intéressantes, importantes... et on se retrouve surtout dans le faire, et pas tellement dans l'être.
Hors s'il faut savoir « faire avec », c'est souvent mieux d'« être avec ».
On ne peut pas juger qu'une existence soit importante ou intéressante ou au contraire ne le soit pas. Ça ne s'assume pas de dire que quelqu'un vaut moins qu'un autre pour ce qu'il est.
Par contre on sait très bien juger les actes et les paroles et enfermer les personnes dans le jugement de leurs actes et de leur parole, ou leur immobilité et leur silence.
Il y a un super exercice que l'on peut faire, c'est de s'asseoir à coté d'un gars qui est lui-même assis toute la journée à ne rien faire et qui n'a rien à dire. Au début on ne comprends pas, puis avec le temps, au bout de plusieurs mois passés sans rien réussir à échanger ni partager on se rend compte que l'on partage et échange une chose essentielle : être. On ne dit pas des choses intéressantes, on ne fait pas des choses intéressantes, mais on est, et c'est précieux. Un jour le gars il meurt, enterré sous X par les morts de la rue, inconnu. Après trois ans de recherche, là où la police de ton pays et la police de son pays se sont cassées les dents à savoir qui était ce type, tu retrouves sa famille au pays qui te dis qu'elle ne veut pas entendre d'autre nouvelles de lui que sa mort. Et là tu comprends qu'il le haïssent pour ce qu'il a fait, pour ce qu'il a dit, mais toi tu le pleure parce qu'il était, et que tu étais avec lui. Tu ne pleures pas une bibliothèque qui brûle, tu ne pleures pas une force de travail, ni une ressource humain ni un pouvoir d'achat.
Tu pleures une existence, devant une tombe blanche sans nom, au milieu d'un parterre de tombes blanches sans noms.
Tu es encore là, et c'est pas du plaisir, c'est du bonheur.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Mouais...
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Les smartphones rendent-ils smart ?. Évalué à 6.
En fait c'est un besoin primaire de l'homme, le contact et l'amour, donc ça n'a rien de rabaissant d'en avoir besoin.
Après que ce soit souvent mal exprimé (œdipe toussa), c'est autre chose, et c'est inévitable...
Pour être heureux il faut s'accomplir, et non se nier. Puisque l'homme a besoin d'amour et de contact, il faut qu'il rencontre des gens pour ne pas être malheureux. Faire du social voire même du socialz ! On ne devient pas heureux en niant le besoin.
Faire une bonne bouffe entre amis c'est plus efficace que se dire chacun dans son coin « je ne veux pas avoir besoin ».
Il y a une chose intéressante dans les divers commentaires, il semble que si on est avec quelqu'un, c'est parce qu'il dirait des choses intéressantes, ferait des choses intéressantes, importantes... et on se retrouve surtout dans le faire, et pas tellement dans l'être.
Hors s'il faut savoir « faire avec », c'est souvent mieux d'« être avec ».
On ne peut pas juger qu'une existence soit importante ou intéressante ou au contraire ne le soit pas. Ça ne s'assume pas de dire que quelqu'un vaut moins qu'un autre pour ce qu'il est.
Par contre on sait très bien juger les actes et les paroles et enfermer les personnes dans le jugement de leurs actes et de leur parole, ou leur immobilité et leur silence.
Il y a un super exercice que l'on peut faire, c'est de s'asseoir à coté d'un gars qui est lui-même assis toute la journée à ne rien faire et qui n'a rien à dire. Au début on ne comprends pas, puis avec le temps, au bout de plusieurs mois passés sans rien réussir à échanger ni partager on se rend compte que l'on partage et échange une chose essentielle : être. On ne dit pas des choses intéressantes, on ne fait pas des choses intéressantes, mais on est, et c'est précieux. Un jour le gars il meurt, enterré sous X par les morts de la rue, inconnu. Après trois ans de recherche, là où la police de ton pays et la police de son pays se sont cassées les dents à savoir qui était ce type, tu retrouves sa famille au pays qui te dis qu'elle ne veut pas entendre d'autre nouvelles de lui que sa mort. Et là tu comprends qu'il le haïssent pour ce qu'il a fait, pour ce qu'il a dit, mais toi tu le pleure parce qu'il était, et que tu étais avec lui. Tu ne pleures pas une bibliothèque qui brûle, tu ne pleures pas une force de travail, ni une ressource humain ni un pouvoir d'achat.
Tu pleures une existence, devant une tombe blanche sans nom, au milieu d'un parterre de tombes blanches sans noms.
Tu es encore là, et c'est pas du plaisir, c'est du bonheur.
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